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Quand les souvenirs prennent le dessus ~ pv Lux

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Travis Falco
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MessageSujet: Quand les souvenirs prennent le dessus ~ pv Lux Jeu 27 Sep - 18:37

Ma putain de psy habite ce vieux quartier de merde qu’est Gaslamp. C’est censé être festif et agréable de le parcourir. Mais pour moi, qui ne suit pas dans mon assiette et fatigué mort, c’est plutôt le parcours du combattant. Je dois me battre depuis quelques jours contre mes vieux démons intérieurs. Colleen est le départ de mon mal intérieur. Cette gonzesse, je la connaissais d’avant. Avant ma nouvelle vie, je revois encore son regard suppliant quand j’ai du lui annoncer la mort de mon meilleur pote. Et puis, cette putain de promesse que j’ai pas pu tenir face à elle. J’aurais dû la protéger et j’ai fais de la merde avec toutes les personnes qui m’entouraient à ce moment-là. Enfin depuis que je l’ai croisée, mon esprit est souvent en train de divaguer vers le passé. Bien assez pour que mes nuits soient teintées de visions d’horreur, de morts, d’explosion et de cris de douleur. J’entends très souvent, même en étant réveillé les derniers râles des personnes mourant à côté de moi alors que j’étais dans ces tranchées. Comme si je me perdais quelques fois entre la réalité et les souvenirs. J’ai réussi à vivre avec pendant longtemps, j’avais retrouvé une vie totalement normale. J’ai été sauvée Courtney dans les coups de feu et les cris de panique des donzelles présentes sur les lieux et là, je me perds dans mon enfer pour une meuf. La meuf de mon ancien meilleur pote mort au combat. Foutue culpabilité qui me fait réagir !

Le docteur Flinstones, qui généralement arrive à me faire reprendre le dessus, a peur pour moi et les gens qui m’entourent, mais je l’ai rassurée, balayant toutes les vérités d’un revers de main. Elle m’a laissé partir à contre coeur sans me donner de nouveaux médocs qui me donnaient l’impression, à l’époque, d’être une loque sur pattes. Un truc difforme sans fond ni forme et qui errait l’air hagard dans les rues de la ville. Je ne veux pas refaire marche arrière, par contre, j’ai accepté de la revoir trois fois par semaine plutôt que une fois par mois. Putain que j’ai pu régresser pour un simple visage familier et oublié jusqu’ici !

Je viens de sortir de son bâtiment que déjà la musique jouée par un groupe de rue m’agresse les tympans. C’est fort et ce rythme est régulier, puissant, enflammant. Tellement que je pourrais confondre avec des tirs de fusil d’assaut. Putain, j’ai envie de m’arracher les tympans pour arrête d’entendre ce son qui me fait vriller. Et lorsque quelqu’un me fonce dedans. Pas intentionnellement, juste dû au nombre impressionnant de touristes et d’habitués dans cette rue, j’ai une image qui me percute. Un gars, habillé en vert vient de me bousculer en hurlant dans une langue qui est loin de m’être inconnu. Je vois derrière lui, face à moi, une étendue jaune, orange et rougeâtre qu’est le désert. Mais dès que je cligne des yeux, je suis à nouveau à San Diego, dans cette foule compacte. Je ne supporte plus la musique mais pas seulement, y a cette femme qui glousse à tout bout de champs derrière moi. Elle doit être au téléphone et l’entendre ainsi me donne envie de me retourner et de lui hurler dessus d’arrêter de jouer l’imbécile. Un gars qui me dévisage, je dois avoir changer de teint et mon regard doit être assombri, car associé au blouson à l’effigie d'iron que je porte maintenant fièrement, le gars se recule, pour ne pas me toucher, un peu comme si j’étais un pestiféré et que j’étais prêt à lui refiler une maladie grave. Et chaque personne qui me foncent dedans, sans le faire exprès, me replonge un peu plus dans mes souvenirs. D’un coup, je vois la tête de mon pote, son corps en dessous où il manque un bras et les jambes. Je vois son regard horrifié du fait qu’il a compris sa mort avant même que cela n’arrive. Je ne fais plus attention où je marche, je me fais bousculer et je bouscule également de plus en plus. Chaque coup d’épaule et comme une agression supplémentaire pour mon esprit qui me replonge sans cesse dans d’autres situations toutes pires les unes que les autres. J’entends un déclic, je ne sais plus dans quel monde je suis la vérité ou le monde que je viens de me remémorer, ce cliquetis annonce une bombe qui va bientôt exploser, une détonation ne devrait pas tarder. Alors je me mets à courir vers un endroit où je pourrais rester sain et sauf.

Je suis enfin dans un endroit un peu reculé et peu à peu mon esprit revient à la réalité. Je troque les bruits de mitraillettes par des bruits de musique assourdissante. Je garde cinq minutes les yeux fermés, je compte lentement comme prévu par ma psy. Je tente de revenir totalement à la réalité avant de les réouvrir ! Une fois fait, j’ouvre les yeux. Je suis dans une entrée de magasin. Je bloque une jeune femme qui veut en sortir, mais à chaque clignement de mes yeux, une image vient me hanter. Je la vois, gisant, je me vois terrifié sans savoir quoi faire, comme cette journée où ma vie a brusquement changée. Je n’arrive plus à rester dans le monde réel totalement, j’ai un pied dans l’imaginaire. Je devrais me pousser et la laisser passer mais mon corps ne m’appartient plus vraiment !
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Lux Townsend
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MessageSujet: Re: Quand les souvenirs prennent le dessus ~ pv Lux Ven 5 Oct - 11:38

travis & lux

quand les souvenirs prennent le dessus


Mon dernier tournage avait pris fin, et désormais j'avais droit à quelques jours de repos, ce qui ne me faisait pas de tord. J'avais décidé de sortir en solitaire, saturant de la présence de gens autour de moi, j'avais ces phases où je ne voulais parler à personne et avais besoin de me recentrer sur moi-même. Bien que l'industrie du porno n'avait rien à voir avec le fait de réaliser de vrais films, j'avais néanmoins à chaque fois ce besoin de me retrouver à ma propre identité à la sortie de tournages. Ce n'était pas comme si je faisais un travail fou afin d'entrer dans la peau d'un personnage, mais toujours suffisamment pour me sentir parfois un peu schizophrène au sortir de chacune de ces histoires. Cela ne me faisait pas de mal de me resituer un peu. En général, j'en profitais pour faire une séance shopping rien que pour moi, craquant généralement sur des objets qu'on ne penserait pas que j'aime. Des mugs bizarres, des vêtements grunges, ce genre de plaisirs coupables que je n'utiliserai qu'à la maison. J'avais malgré tout une certaine image à préserver, aussi je m'en foutiste sois-je. D'ailleurs, pour la peine, j'avais retrouvé mon éternel mini short en jeans, mon t-shirt estampillé NIN, mes Doc Martens, et mes cheveux étaient lâchés, rebelles, dans mon dos. Un bon retour aux sources, je n'avais pas cherché à faire la belle aujourd'hui. Et cela faisait un sacré bien.

Malgré que j'aie eu l'impression de sortir tôt, les rues étaient déjà remplies, des artistes de rue, des gens qui avaient visiblement eu tous la même idée que moi en cette belle journée. Si d'habitude cela ne préoccupait pas, là cela avait tendance à me gonfler. Trop de monde, et le fait que je n'étais pas bien grande, cela m'avait vite rendue nerveuse, avec une tendance agora-phobique. Alors j'étais rentrée dans plusieurs magasins, cherchant de quoi me divertir, un truc qui me ferait gagner ma journée en somme, malgré que j'avais surtout l'impression de perdre mon temps, moi qui avait besoin de solitude... Tu parles !

Une ou deux boutiques plus tard, je trouvais enfin une ruelle un peu plus calme et découvrais un magasin dans lequel je n'étais encore jamais rentrée. Il s'y trouvait beaucoup de babioles en tout genre, ces choses qui nous semblent nécessaires sur le coup quand on les voit, avant de finir dans un placard et n'être plus jamais utilisés. 1 an plus tard, on rouvre le placard, retrouve l'objet oublié, s'amuse de son existence cinq minutes avant de se dire « pourquoi j'ai acheté cette connerie, moi », et finir par le backer de nos affaires. J'étais une fervente cliente de ce genre d'objets ridicules. Je devais avoir une quantité astronomiques de mugs débiles que je n'utilisais jamais de peur de les abimer. Je fonctionnais au coup de coeur, c'était plus fort que moi. Et puis, il ne fallait pas oublier que c'était le but de ma journée : me faire plaisir, me changer les idées, me recentrer sur me myself and I. Ça faisait très égocentrique en vrai, mais c'était aussi assez rare. La preuve en était que le seul achat que j'avais finalement fait était pour Neal. Je lui avais pris un t-shirt avec un slogan qui fonctionnait parfaitement avec son côté sédentaire et geek – que j'appréciais réellement chez mon colocataire. Il était mon total opposé.

La caissière emballa donc mon cadeau, tandis que je jouais avec les porteclés ridicules que je pouvais voir à la caisse, avant de craquer pour l'un d'eux, j'avais la fièvre dépensière, j'aurais vraiment acheté n'importe quoi. J'étais fière de m'être plutôt maîtrisée. Maintenant, j'étais prête à rejoindre le magasin du coin de la rue, un magasin de vêtements où je n'aurais sans doute pas autant de self-control. Les fringues, c'était plus fort que moi. Sauf qu'au moment de sortir du premier magasin, je me retrouvais bloquée par un homme qui devait faire environ deux fois ma taille dans l'impression qu'il me donnait par sa carrure. J'avais les yeux baissés sur mon ticket de caisse donc ne remarquais d'abord pas son visage lorsque j'arrivai face à lui. Mon regard remontait le long de ses jambes quand j'aperçu son blouson. J'eus une pensée pour Knox, ce que ce blouson pouvait donner comme charisme à un homme !... Enfin, pas qu'il en eu spécialement besoin. « Euh, excusez-moi... » commençai-je en allant plus avant, tandis que mon regard atteignait seulement le visage de l'inconnu. Sitôt je compris que quelque chose n'allait pas. Il semblait blême, comme s'il avait vu un fantôme, et instantanément je m'inquiétais : « Tout va bien, monsieur ? » Au même moment, mon sac de course passa la zone de sécurité et déclencha l'alarme antivol, me faisant sursauter tandis que les regards se dirigeaient vers nous. Je baissais les yeux vers celui-ci : « Ha merde ! » L'alarme agressive avait alerté la caissière qui se dirigeait vers nous. Je n'avais rien volé, et le tout me déstabilisa, cet homme qui semblait figé dans sa torpeur, la caissière qui arrivait vers moi, les regards qui se dirigeaient dans notre direction. Et surtout, cette alarme insupportable qui m'agressait les tympans.


   
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MessageSujet: Re: Quand les souvenirs prennent le dessus ~ pv Lux Sam 13 Oct - 20:33

« Euh, excusez-moi... » La voix d’une femme ! Je respire trop rapidement, je dois calmer ma respiration, fermez les yeux et calmez ma putain de respiration ! Alors je m’exécute ! Les yeux fermés, je respire comme me l’a dit ma  psy, cinq seconde l’inspiration par le nez et sept seconde l’expiration par la bouche. Puis j’ouvre les yeux ! Une jolie blonde, son visage m’est familier, mais pas un de mes cauchemars, je ne sais pas où je l’ai vu.  Je ne sais pas d’où je l’ai vu. Au moment où je regarde autour de moi pour me remémorer l’endroit, je vois une rue, une boutique, je bloque l’entrée. Mes oreilles sifflent, mais je sais que tous ces bruits aux alentours, ceux qui sifflent, qui explosent, n’ont rien de réel. Alors j’esquisse un petit sourire qui ressemble plus à une grimace mal embouchée. Et là, un cri, un bruit, je ne sais pas quoi, mais c’est strident. Je m'enfonce à nouveau dans ce délire que j’espérais quitter pour de bon. Au moins pour la journée. Autour de moi, plus rien n’est asphalte et jolies jeunes femmes en habits sexys. Non, je ne vois juste qu’une soldat, apeurée, peut-être ! Je ne perds pas une minute. Je sais que maintenant, c’est une question de seconde et de réflexes. J’attrape la soldat par le col et je la col au mur pour faire barrage de mon corps au cas où les coups de feux reprendrait.

Un soldat irakien nous court dessus. Je ne vois pas son arme, mais je me doute qu’il ne doit pas avancer ainsi les mains vides. Je dégaine alors mon arme et je la pointe face à ce bâtard. Je le tiens en joue. Je me tourne vers ma soeur d’arme pour la prévenir de courir une fois que je la lâcherai, mais au lieu de soldat en uniforme, dans ce paysage désertique, au milieu des débris et des corps, elle est habillée d’un short en jeans, un tee shirt de civil et ses cheveux sont lâchés. Ma respiration se fait à nouveau difficile, je sue à grosses gouttes.

- Votre matricule ?

Lui hurlais-je dessus  ! Je voulais être sûr de l’endroit où je me trouvais. Dès que je clignais des yeux c’est une autre image que je voyais devant moi. Soit la femme soldat, tirée à quatre épingles, cette que j’ai accompagnée en même temps que mon meilleur pote pour la dernière mission avant celle ci ! Soit une jeune femme apeurée, qui se demandait sûrement quand j’allais péter mon câble et lui faire un troisième oeil ! Je bougeais un peu le visage, comme pour voir la vérité, Mais j’entends l’autre soldat, l’enfoiré qui veut nous faire la peau hurler à son tour quelque chose que je ne comprends pas. Alors que la vérité me revenait en tête ce cri ne fit que me plonger à nouveau dans un délire dont je n’avais plus conscience. Mon arme toujours pointée vers l’ennemi, qui était en fait l’employée de magasin. Mon bras retenant ma soeur d’arme contre le mur qui était en fait la cliente. Je baissais la tête, essayant de me raccrocher à n’importe quoi qui pourrait me prouver que je ne suis pas dans un délire. Putain, j’entends des bombes, des cris… Des cris, j’ouvre les yeux et je suis dans un magasin, je vois une cliente cachée derrière un portant à vêtements hurler le téléphone à la main. Je me tourne vers la jolie blonde !

- On est où ?
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MessageSujet: Re: Quand les souvenirs prennent le dessus ~ pv Lux Lun 29 Oct - 12:31

travis & lux

quand les souvenirs prennent le dessus



La femme arrive vers moi, et elle n'a pas l'air tendre. Je m'apprête à me justifier sur mes achats, quittant l'inconnu à l'entrée de la boutique du regard. J'ai beau être actrice, tout ce que vous voulez, je dois bien entendu faire avec certains regards sur moi. Mais ce n'est pas pour autant que j'apprécie de me faire remarquer. Aujourd'hui, je voulais juste être une fille sans histoire qui fait son shopping discrètement sans qu'on lui casse les pieds. C'est bien mal parti. Je m'apprête, oui, à me justifier, tendre mes sacs pour prouver mon honnêteté mais tout va très vite. Je me sens violemment attrapée et plaquée contre le mur par l'homme en habit de biker et me maintient contre celui-ci. Je suis tellement surprise que je ne parviens même pas à crier, je lâche juste une exclamation de surprise et regarde le type avec des yeux exorbités. Malgré ma surprise et ma peur, j'ai l'étrange sensation que dans sa tête à lui, il est en train de me défendre. J'ouvre la bouche, la referme, trop surprise pour dire quoique ce soit tout de suite.

Sauf que contre toute attente, l'homme dégaine un flingue et le braque vers la caissière qui se dirigeait vers lui. Je plaque mes mains sur ma bouche et me recroqueville sous la peur qu'il ne tire devant mes yeux toujours grands ouverts. Il semble en plein délire, la femme s'arrête, et lève les bras. C'est la panique autour de nous, une fois que les quelques clients captent la situation. J'entends des exclamations de peur mais moi je reste toujours muette, mes mains scellant ma bouche, je serre tellement mes doigts que les jointures deviennent blanche.

Mais l'homme ne tire pas. Il tourne la tête vers moi, semble déstabilisé, comme s'il ne savait pas faire le lien avec la réalité. Il respire fort, son front brille, et ses yeux. Son regard me frappe en plein fouet : « Votre matricule ? » m'assène-t-il d'une voix puissante qui me fait me recroqueviller davantage. Je suis terrifiée. « Je... je... Qu'est-ce que... » Je bégaie, incapable de savoir ce que je pourrais dire pour le calmer, pour le ramener à la réalité. On imagine toujours que ce genre de situation n'arrive qu'aux autres, du coup on ne sait pas comment on réagirait si ça nous arrivait à nous. On ne réagit pas. Notre corps se recroqueville dans son instinct, notre esprit se ferme et on attend que ça passe, juste, et qu'il n'y ait pas trop de dégât. « Que quelqu'un appelle les flics ! » crie la caissière que l'homme tient toujours en joue, profitant de l'inattention temporaire du biker. Quelle conne celle-là ! Si j'ai pu voir un éclair de lucidité dans les yeux de l'homme, il a aussitôt disparu. Je secoue la tête en la regardant.

Il n'a plus l'air de savoir, ses yeux se perdent partout et nulle part à la fois, on dirait qu'il est dans deux endroits en même temps. Malgré ma peur, je voudrais trouver quelque chose à dire de moins stupide que d'appeler les flics. Je vois bien qu'il est dans un délire, j'espère juste qu'il atterrira à temps pour ne pas foutre des vies en l'air, à commencer par la sienne. Le biker se tourne à nouveau vers moi. « On est où ? » Peu importe son délire, je ne suis pas une personne négative dans celui-ci. J'essaye alors de reprendre une légère assurance, et de parler sans bafouiller : « Lucy's shop, Gaslamp Quarter... San Diego ? » ajoutai-je, tentant d'user de mots courts et clairs. Je me rends compte que moi aussi, j'ai les bras levé, et mes mains tremblent. « Vous devriez baisser votre arme, ce n'est pas une ennemie... » essayai-je d'ajouter d'une voix mal assurée. Mais mon regard fut attiré par une cliente qui elle, visiblement, perdait son sang froid. J'eus peur de la réaction de l'inconnu en la voyant s'impatienter au téléphone, je la regardais du coin de l'oeil, mes yeux passant d'elles au gars, me sentant impuissante dans cette foutue situation.




   
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MessageSujet: Re: Quand les souvenirs prennent le dessus ~ pv Lux Jeu 8 Nov - 22:20

« Lucy's shop, Gaslamp Quarter... San Diego ? » Je crois que c’est à sa phrase que j’ai eu un déclic. D’un coup, je me suis senti lourd et fatigué, mais mes muscles étaient toujours aussi crispés. Ils me faisaient mal comme si j’avais marché dans le désert pendant des heures. Je me sentais totalement engourdi et quand je lève le regard sur la jeune femme que je tiens à la gorge dans un geste de protection, je remarque de suite la peur dans son regard. Je défais peu à peu mon empris sur son cou, mais pas assez pour qu’elle s’enfuit. J’entends qu’on a appelé la police. Je ferme les yeux, je secoue la tête et soupire. Sa voix me tire de ma torpeur, lorsqu’elle me demande de baisser mon arme. Je remarque bien vite ce que je suis en train de faire, je suis crispé. Ma main est fermée sur mon arme auquel j’ai armé le chien. Je remets cette sécurité et je la baisse doucement ! Je retire encore un peu mon emprise sur la jolie blondinette et je la lâche même peu à peu. Je recule de deux ou trois pas et je me retrouve collé au pendant de porte opposé. Mon dos cogne contre et mon arme est toujours pointée vers le sol. Je sais maintenant où je suis et ce que j’ai fait ! Je secoue légèrement la tête puis je regarde la jeune femme droit dans les yeux.

- Je t’ai pas fait mal au moins ?

Je ne m’approche plus de son corps. J’ai peur de lui avoir fait mal, je connais ma force, je sais de quoi je suis capable d’une seule main. Je sais aussi que j’ai surement été brusque avec elle, j’ai, dans mon esprit malade, voulu la protéger. J’ai voulu la sauver d’ennemis invisibles et d’une emmerde qui n’existe plus. Putain, ma psy a raison, je dois dormir normalement et aller la voir plus souvent. J’entends les sirènes de la police qui se dirige vers nous. Heureusement que c’est mon arme de poing et que j’ai mon permis de port d’armes en ordre. Je le range d’ailleurs dans mon holster et j’attends patiemment que les poulets ne nous rejoignent. De toute façon, je ne vais pas y couper, un connard avec une arme en blouson des Irons, ça ne passe pas inaperç!u. Et puis y a des caméras partout, autant leur dire la vérité.

Je finis, pour la dernière fois sûrement, car qui ne prendrait pas les jambes à son cou une fois libérée d’une telle emprise, mon regard vers la jolie blonde. C’est sa voix calme et posée qui m’a permis de poser le pied à terre ! Je lui fais une petite moue désolée et je glisse un petit merci silencieux, juste capable de le lire, la personne en face de moi sur le mouvement de mes lèvres. Je passe une main sur mon visage et la fait glisser jusqu’à ma nuque où je reste quelques secondes dû à la douleur qui lancine à cet endroit. J’entends des cris dire ma position aux forces de l’ordre, ça s’élève de plus en plus fort. Et le pire est que j’aimerais m’enfuir, mais j’ai jamais été un déserteur. J’ai toujours assumé mes actes d’une manière ou d’une autre. Et là, je le dois bien ! C’est mon unique faute, stress post traumatique m’a-t-on dit ! J’étais censé éviter les lieux bondés, les salles de concerts où la musique bat son plein ou encore les endroits où des coups de feu sont tirés. J’ai envie de rire, tellement ma vie est paisible et tellement loin de tout cela. Ironiquement bien entendu !
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MessageSujet: Re: Quand les souvenirs prennent le dessus ~ pv Lux Jeu 15 Nov - 17:51

travis & lux

quand les souvenirs prennent le dessus



Il allège son emprise. Je l’ai senti quand je lui ai parlé. On dirait qu’il revient un peu à la raison. Mais il me bloque toujours violemment, je manque un peu d’air dans cette position, mais je ne perds pas espoir de le voir atterrir à un moment. Je ne le quitte pas des yeux, tentant de ne pas trop laisser transparaître la peur qu’il provoque en moi. Mais il doit le sentir, je suis contractée, mes mains tremblent, et même si je tente de garder mon regard ancré sur lui, ce dernier ne doit pas sembler aussi assuré que j’essaye de le montrer. Ses yeux se ferment, il soupire, juste avant que je lui demande de baisser son arme, et j’ai à présent l’impression qu’il reprend peu à peu notion de la réalité. J’espère silencieusement que la vendeuse va respecter ce temps de répit, et ne pas provoquer une nouvelle crise de folie chez le biker par une réaction déraisonnée. Le regard de l’homme se pose sur sa propre arme, comme s’il prenait seulement conscience de ses propres actes. Il remet la sécurité et malgré que je sois toujours dans une posture délicate, je soupire légèrement de soulagement quand il baisse son premier bras. Son second suit le trajet, mes talons retrouvent le sol et ma main se glisse sur mon cou tandis que je reprends un peu mon souffle qui était légèrement altéré. Je réalise seulement à quel point cette étreinte était désagréable. Il se recule, s’adosse contre la porte. Il a toujours l’arme en main, donc nous restons tous aux aguets, je garde mon regard rivé sur lui. Il semble vouloir prendre ses distances. Comme s’il avait peur de lui-même.

Je sursaute légèrement quand il s’adresse à nouveau à moi et me demande s’il m’a fait mal. Je secoue vivement la tête négativement. Je sens encore l’étreinte qu’il a eue sur ma gorge, je sens encore son bras me bloquer, mais si cette sensation est encore vivace, il ne m’a pas fait mal, non. Mes jambes flageolent un peu, par contre, j’ai du mal à reprendre une certaine assurance, je ne suis pas sûre de pouvoir bouger tout de suite mais l’expression de l’homme m’inquiète. Il a l’air pleinement de retour parmi nous maintenant, heureusement, mais il est pâle, semble revenir d’entre les morts. Je ne sais à quoi ressemblait ses visions, mais elles devaient être assez forte pour impressionner un tel gabarit! Finalement, il range son arme et n’a pas l’air de chercher à s’enfuir suite à son délire, tout le monde semble soulagé que ça n’aille pas plus loin. Un accident est si vite arrivé. On entend déjà les sirènes se rapprocher. Lentement j’humidifie mes lèvres sèches d’un coup de langue et avance vers le biker. Son regard désolé me frappe en plein fouet. “Et vous, tout va bien?” je voulais m’en assurer avant que les flics viennent lui pourrir la vie.

Je sentais que l’ambiance restait électrique, et les gens ne semblaient pas comprendre que je puisse me rapprocher autant de celui qui aurait pu tuer quelqu’un quelques secondes plus tôt. “Vous avez besoin de soins? Qu’on appelle les secours?” Je ne sais pas de quelle nature est son délire, d’où il provient, pourquoi il a surgit de cette manière. Est-ce l’alarme maintenant arrêtée qui a déclenché un état de panique dans son cerveau? Est-ce que les sirènes qui approchent ne vont pas entretenir cet état second chez lui? Cela m’inquiète malgré moi, peut-être que sa tenue m’influence, j’ai tellement touché ce blouson, sentit ce cuir, avec Knox, peut-être que cette image me force à me rassurer moi-même, et même si c’est stupide, cela apaise ma tension. C’est réducteur, ma réaction, je n’y peux rien. Je sais que parfois le cuir des Irons à tendance à impressionner plus qu’à rassurer mais ce n’est pas mon cas, étrangement. La pâleur de son visage ne peut que m’inquiéter, lui, il semble avoir de la température. Mais je n’ose pas faire grand chose. J’entends que ça bouge à l’extérieur, par la porte principale restée ouverte, et malgré moi j’ai envie de lui venir en aide, peut-être parce qu’il a n’a rien fait que faire peur, peut-être parce qu’il n’a pas fui. Peut-être que parce que dans son délire, il semblait me protéger d’un mal dont je n’avais pas conscience.


   
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MessageSujet: Re: Quand les souvenirs prennent le dessus ~ pv Lux Ven 23 Nov - 13:48

Je suis un homme brisé et cassé. La guerre m’a enlevé toute humanité. Depuis mon dernier retour, je ne fais que survivre et sans les Irons qui est maintenant ma famille, j’aurais fini de sombrer dans les abysses de l’oubli et de la déchéance. Et là, quand j’ai fermé les yeux en une fraction de seconde, j’ai vécu à nouveau ma dernière mission. Je revois cet enfant, beau comme un dieu qui traverse la route avec un grand sourire. Je le revois s’arrêter et nous regarder. J’avais son regard qui me poignardait en plein coeur directement. Je me souviens avoir compris ce qu’il se passait. J’ai hurlé mais ma voix a été étouffée dans une détonation sifflante. D’ailleurs un sifflement, c’est tout ce dont je me souviens quand j’ai repris connaissance. J’ai mis quelques secondes avant de comprendre, de voir l’horreur de la situation. Le gamin au milieu de la route était un leurre, juste une manière de nous faire nous détourner du centre de la route, il nous a conduit tout droit sur une mine sur laquelle nous n’avons pas tardé à exploser. Le gamin est mort, je ne vois plus que son regard heureux. Putain, ce gamin avait un regard amusé et heureux alors qu’il savait que sa mort arriverait très rapidement. Un gosse quoi ! Puis cette main, ce bras, ces bouts de cervelles, le bout de taule que j’avais dans le bide. Tout me revient douloureusement en tête. Mon meilleur pote était mort dans l’explosion, mais je ne pouvais pas le reprendre avec, je ne pouvais que prendre ses plaques à ramener à sa fiancée, cette même fiancée qui me fout la tête à l’envers. Non je ne pouvais en faire plus, juste aider ceux qui étaient encore en vie. Trois, ils étaient trois que j’ai pu sauver, seulement trois sur quinze. Je sens un cri rauque sortir tout droit de ma gorge ! Mais rien ne sort en réel sauf que j’ai foiré !

Le regard de la jeune blonde me plonge un peu plus dans la culpabilité, m’obligeant presque silencieusement à faire un travail sur moi même. Putain, fallait que le souvenir du passé revienne sur ma route avec le si beau visage que celui de Colleen. Pourquoi j’ai voulu sauvé la blonde en face de moi, toujours totalement affable. D’ailleurs pourtant tant d’humanité face à un monstre qui sort son arme sans but ? J’ai eu peur de lui avoir fait mal, je sais que mes gestes sont sans aucun ménagement, que rien ne pourrait me stopper quand je suis dans un tel état. Sa manière vive et brusque de répondre me prouve que physiquement je n’ai pas du aller trop fort, mais psychologiquement. Et là, je crois que j’ai eu un petit rire nerveux qui est sorti tout seul quand elle m’a demandé si moi, je vais bien. Je plante mon regard tranchant dans le sien, une de mes mains frottant ma nuque pour la débloquer, pour qu’elle arrête de faire mal.

- Moi, on s’en branle !

Lui dis-je avec une voracité extrême dans la voix. Et elle continue me demandant si j’ai besoin de soin ou autre chose et là, mon regard n’en peut plus de supporter le sien. Il cherche le sol, peut-être mes pieds ou quoique ce soit d’autre de concret. Pourquoi s’occuper ainsi de moi alors que je suis le fils de pute qui a foutu la trouille à tout le monde. Je ne la comprends pas ! Je happe l’air comme je le peux, j’ai froid dû à la sueur qui perle à grosse goutte sur l’entièreté de ma peau. Je ne la regarde toujours pas alors que ma main se trouvant jusqu’à maintenant massant ma nuque vient passer le dos sur mon front pour en enlever la sueur.

- Ne porte pas plainte, c’est tout ce dont j’ai besoin !

La bonne femme du magasin, je pourrais lui faire bouffer sa langue pour qu’elle ferme sa gueule, les clients même chose, mais pas la seule personne complètement insensée qui s’inquiète pour ma santé mentale. Si je n’ai pas de plainte contre ma poire, ça va passer comme crème. Un ex militaire, médaillé d’honneur, personne va le faire chier quand on sait qu’il est suivi par un psy et qu’il bosse dur pour surpasser son syndrome de SPT ! Putain, saloperie de guerre ! Mais voilà les flics, première chose qu’ils font c’ est me mettre les menottes après m’avoir collé violemment contre le mur. Mon regard toujours suppliant la donzelle de ne rien dire !
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