AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez| .

The life is a bitch ~ Ariadne

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
AuteurMessage

Jackson Alexander
avatar




Avatar : Johnny Depp
Statut Civil : En instance de divorce
Occupation : Iron / Propriétaire du Roosvelt
Age du perso : 45 ans
Copyright : Avatar par Tori Crawford

En savoir plus ?
Mes dossiers
Mes liens:
Signes particuliers:
Casier Judiciaire:



MessageSujet: The life is a bitch ~ Ariadne Sam 6 Oct - 22:18

Il y a cinq jours …

Le téléphone s’éclate au sol en même temps que je me laisse glisser contre le mur derrière moi et je pleure ! Mes coudes sur mes genoux et ma tête enfouie dans mes mains. Je pleure jusqu’à ne plus avoir de souffle, de larmes, jusqu’à ce que mon corps soit totalement vidé. Ma petite soeur vient de se donner la mort dans une chambre d’hôtel. Elle a pris un mélange d’alcool et de médicaments. C’est une femme de ménage lambda qui a retrouvé son corps inerte, sans vie.  A chaque fois que je revois son visage dans ma tête, les pleurs reprennent. Je suis même soulevés de longs sanglots. Je crois que je suis resté la nuit entière à pleurer silencieusement à ne plus comprendre pourquoi ma vie avait de l’importance vu que je n’avais même pas réussi à le tenir en vie. Je la revois sourire, lorsqu’elle est partie avec notre mère. Je me souviens des heures où je l’ai tenue dans mes bras alors qu’elle pleurait, qu’elle me racontait son calvaire, à ses seize ans. Je me souviens de son visage souriant la première fois où elle a vu son neveu ou même sa nièce. Ici, elle m’avait parlé d’un besoin de liberté, d’un tour du pays pour se ressourcer. Je la croyais heureuse quelque part à l’autre bout des USA et en fait, elle était juste retournée dans notre ville natale, elle a pris une chambre et s’est donné la mort.

Je me souviens qu’après un cri déchirant, venant du plus profond de mes tripes, une fille du club est venue me voir, elle a tenté de me relever, de m’aider à me remettre sur mes jambes en ne cessant pas une seule seconde de me demander ce que j’avais. Mais j’étais un poid mort, j’étais incapable de me redresser et je suis resté là. Hurlant et pleurant !  J’ai passé toute une autre journée à pleurer, sans que personne ne puisse passer un pied dans ma chambre sans se recevoir les pires insultes et les pires noms d’oiseaux. Il n’y a que Crom à qui j’ai répondu, à qui j’ai expliqué la situation. Il m’a forcé à me lever, il m’a forcé à me bouger et même à prendre une douche. Il m’a forcé à avaler un truc et à boire un café. Il m’a parlé avec le coeur de mon fils et d’Ariadne. De ses deux gosses qui tenaient à moi et qui surtout avaient besoin de moi. Il a compris mon besoin de m’évader, de prendre du temps pour me remettre sur pieds. Je crois, je ne suis pas sûr, mais je crois qu’il a prévenu lui même ma régulière du fait que j’étais HS et qu’elle ne devait pas venir. Je crois que même ma blonde, j’aurais pas supporté l’avoir auprès de moi.   J’ai besoin de solitude !

Maintenant …

Rien n’a changé, sauf peut être l’endroit où je me trouve. Alors que normalement, je me serais perdu dans des bras féminins pour oublier. N’importe lesquels, tout était bon pour faire passer ma tête à autre chose. Non, là, j’ai fait la tournée des bars. A plusieurs reprises, j’ai même été ramené par un autre Iron, complètement ivre, ne sachant plus tenir sur mes pieds, dans ma chambre du clubhouse. Et la veille n’a pas fait exception ! Encore une fois, au lieu, par respect et amour pour ma femme, au lieu de choisir n’importe quelle putain du club, j’ai été me saouler dans un bar du coin. Je me suis battu, j’ai les doigts qui me font mal, ma mâchoire aussi. J’ai trop bu, beaucoup trop bu, au point de m’écrouler en sortant de là et que je ne sais même plus comment je suis revenu ! Et aujourd’hui à peine les yeux ouverts, je cours vers les toilettes pour vomir. J’y vomis mes tripes ! Putain, comment je vais avancer alors que j’ai failli à ma première mission ? Celle de protéger ma petite soeur, mon sang ! On a pu foncer dans une maison remplie de mort, de risques pour sauver ma filleule et je n’ai pas su voir la tristesse et le désarroi chez ma petite soeur ! J’ai l’impression que je ne peux plus respirer, que je n’arrive plus à avancer. Alors je m’assois dans cette minuscule salle-de-bain, je pleure à nouveau, une main passant dans ma chevelure dégueulasse et je pose ma tête contre le carrelage derrière moi, fermant les yeux pour que ça arrête de tourner. D’un coup, j’entends des grands coups frapper à ma porte et je hurle à plein poumons

- Dégagez putain, je veux voir personne !

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Ariadne Rhodes
avatar




Avatar : Jessica de Gouw
Statut Civil : Célibataire, coeur & corps difficiles à prendre.
Occupation : Serveuse au prohibition & bientôt étudiante en droit.
Age du perso : 26 ans. (04 juillet 1992)
Copyright : Babs (ava)

En savoir plus ?
Mes dossiers
Mes liens:
Signes particuliers:
Casier Judiciaire:



MessageSujet: Re: The life is a bitch ~ Ariadne Dim 14 Oct - 19:01


Cela faisait bientôt près d’une heure qu’Ariadne avait foulé le sol du clubhouse et pourtant, elle n’était pas encore parvenue à aller plus loin que le bar où elle avait pris place assise. Un verre de Whisky à la maison, elle grimaçait à chaque fois qu’elle prenait une gorgée de cet alcool dont elle n’avait pas l’habitude. La brune ne voulait pas être à un autre endroit, elle avait envie et besoin de voir son père, d’être là pour lui et pourtant, la sensation de ne pouvoir être d’aucune utilité l’empêchait de franchir les mètres qui la séparait de la porte de la chambre qu’il occupait. La jeune femme avait du mal à croire ce qui se passait. Elle avait beau ne pas vraiment la connaître, avoir eu l’occasion de la croiser seulement à deux reprises, mais Ariadne ne pouvait s’empêcher de se lier à elle. Elle n’en avait jamais parlé, mais depuis que son père s’était confié partiellement à elle sur ce que Candice avait autrefois vécue, Ariadne avait immédiatement fait un parallèle entre leurs points communs. Le chamboulement qu’elle avait ressenti lorsque Crom lui avait annoncé sa mort n’était donc pas uniquement dû à la peine qu’elle avait pour cette perte importante pour son père, mais aussi parce qu'instantanément, ce parallèle avec elle l’avait frappé de plein fouet. Elle était elle-même passée bien près par le passé, de commettre ce geste irréparable. Personne ne le savait et elle doutait de parvenir un jour à s’ouvrir sur ce sujet, mais la légère marque encore visite à son poignet était dû à une lame qu’elle y avait enfoncé, mais dont elle n’était jamais parvenue à finir le mouvement. Cette photo de son père biologique avait été son espoir, sa lueur et aujourd’hui elle était reconnaissante de ne pas être allée au bout, car depuis sa fuite elle avait pleinement retrouvé le goût à la vie. Tant d’images traumatisantes hantaient encore son esprit, mais ses idées sombres étaient désormais bien loin.

Souhaitant être là pour lui, ou du moins tenter de l’être, Ariadne arrivait finalement à quitter le petit tabouret et à se diriger vers la chambre de son père. Frappant quelques coups à peine audible, Ariadne attendait d’avoir une réponse, mais rien ne venait. Inspirant longuement, elle trouvait la force de cogner de façon beaucoup plus assurée et la réponse qu’elle obtint presque instantanément lui fit fermer les yeux. Elle n’était pas blessée de la rage dans sa voix, ce n’était pas à elle personnellement qu’il s’adressait, non ce qui la peinait était plutôt la douleur qu’elle pouvait déjà y percevoir. Ouvrant la porte, Ariadne était d’abord frappé par l’odeur de renfermé, d’alcool et de vomi qui s’en échappait. C’est avec une légère nausée qu’elle se risquait à tenter de lui parler.

« Papa... »

Elle n’avait pas su comment terminer sa phrase et s’était contentée d’entrer dans la pièce et de refermer la porte derrière elle. Demeurant près de la porte, lui laissant le droit de la chasser si vraiment la solitude était tout ce qu’elle souhaitait, elle sentait les larmes lui monter aux yeux en le regardant ainsi assis dans la salle de bain. Le voir ainsi la bouleverse complètement surtout qu’elle sait qu’elle n’y peut rien. Elle aimerait seulement pouvoir être là pour lui si cela peut lui faire, ne serait-ce qu’un peu de bien.

« C’est Crom qui m’a informé. Je suis désolée… »


Adossée contre la porte, elle n’avait qu’une envie et s’était d’aller le voir et le prendre dans ses bras. Elle n’en avait rien à faire de l’odeur qui planait ou de l’état dans lequel son corps se trouvait, elle envie d’aller près de lui et de l’entourer de ses bras. Elle voulait être là pour lui comme il l’avait été pour elle sans même le savoir.

« Je peux venir te rejoindre ? »
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Jackson Alexander
avatar




Avatar : Johnny Depp
Statut Civil : En instance de divorce
Occupation : Iron / Propriétaire du Roosvelt
Age du perso : 45 ans
Copyright : Avatar par Tori Crawford

En savoir plus ?
Mes dossiers
Mes liens:
Signes particuliers:
Casier Judiciaire:



MessageSujet: Re: The life is a bitch ~ Ariadne Mer 24 Oct - 12:00

J’étais totalement dévasté et mon corps n’était plus qu’une sorte de loque sans forme ni vitalité. Planait autour de moi les odeurs de mes nuits précédentes. Alcool, cigarette, vomi, sang, transpiration ! Rien de bien appétissant pour quelqu’un mettant un pied dans mon antre à ce moment très précis. J’avais une gueule de bois carabinée qui finissait de me déglingué totalement. En me donnant comme seule envie d’éclater ma tête contre le carelage dégueulasse de cette salle-de-bain. D’ailleur l’arrière de mon crâne cognait régulièrement et légèrement, de manière impulsive, dans le mur derrière. Lorsque malgré ma phrase agressive une personne rentre dans la pièce, je ne levais pas les yeux. Mes mains cherchaient frénétiquement mon paquet de cigarettes dans mon jeans pour ne pas trop penser à ce mot que Ariadne prononçait pour la première fois. Je posais une de mes dernières clopes entre mes lèvres et je cherchais après mon feu. Putain de briquet ! Quand je finis au bout de quelques longues secondes à le retrouver, je m’allume ma clope et je le balance un peu plus loin.  Je tire une longue bouffée de cet air vicié puis je hausse les épaules pour dire que j’en ai rien à carré quand la demoiselle me dit qui l’a prévenue. J’expire le reste de la fumée alors que ma tête est proche de l’explosion tellement le mal est intense. C’est comme si on me serrait la tête dans un étau et que plus je me démerdais pour reprendre un peu d’air dans cet océan d’emmerdes, on resserrait un peu la pression.

Je lui fis un signe pour qu’elle reste là où elle était. Il est hors de question qu’elle vienne s’enfermer dans cette petite pièce de merde. Putain, faut que j’arrive à me relever. M’accrochant au lavabo à mes côtés, tentant de ne pas trop approché le pot de chiotte où j’ai vomi mes tripes avant l’arrivée de ma môme dans la pièce. Je reglisse une fois, mon pied lâchant son emprise. Refusant qu’elle vienne m’aider, je lâche, sans même savoir si cela allait être son intention

- N’y pense même pas !

Putain c’est pas ma gosse qui doit m’aider à me lever. Hors de question qu’elle soit mon pillier, ça devrait être le contraire ! Je passe mes deux mains sur mon visage à mon aise, pour les faire revenir dans mes cheveux et les mettre en arrière. Puis après une grande respiration, j’arrive enfin à prendre un bon appui et à me remettre sur mes jambes, bien que flageolantes. Je m’avance en titubant et en me tenant au mur ou à l'encadrement de porte vers ma chambre. Ma cigarette se trouvant toujours entre mes lèvres, la fumée me venant dans mes yeux, je dois les plisser pour tenter de voir quelque chose qui n’est pas totalement brouillé ! Je la laisse se consumer ainsi, n’ayant plus aucune once de lucidité ! Je vais machinalement jusqu’à l’armoire qui me sert de mini bar, je prends deux verres et je nous verse dedans du whisky, une piquette infâme, mais qui se laisse boire quand on a la tête sans dessus dessous. Puis je me retourne et j’en tends un à ma fille.

- Candy est la première qui a pris ta défense et m’a demandé de te croire !

Lui dis-je avec mon index tendu vers elle ! Je viens me laisser tomber dans mon lit, renversant du whisky sur moi et des cendres également. Il y a des vêtements au sol, tâchés de sang et d’alcool, montrant à quoi je passe mon temps désormais.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Ariadne Rhodes
avatar




Avatar : Jessica de Gouw
Statut Civil : Célibataire, coeur & corps difficiles à prendre.
Occupation : Serveuse au prohibition & bientôt étudiante en droit.
Age du perso : 26 ans. (04 juillet 1992)
Copyright : Babs (ava)

En savoir plus ?
Mes dossiers
Mes liens:
Signes particuliers:
Casier Judiciaire:



MessageSujet: Re: The life is a bitch ~ Ariadne Dim 28 Oct - 23:04


Le voir ainsi la troublait au plus haut point. Ariadne aurait aimé avoir un moyen pour diminuer la douleur qu’il ressentait, mais elle était bien placée pour savoir qu’il n'existait aucune solution magique. Elle avait besoin de faire la seule chose qu’elle pouvait faire, le prendre dans ses bras, mais rapidement il lui fit comprendre que lui ne le souhaitait pas. Si son refus la désarçonne légèrement, elle ne lui en veut pas. Chaque personne avait sa propre façon de réagir face à ce genre d’épreuve, mais malheureusement elle ne le connaissait pas encore assez bien pour savoir naturellement ce qu’elle pouvait faire pour lui. Ariadne se contentait donc de respecter son souhait, ne bougeant pas de l'endroit où elle se trouvait, du moins jusqu’à ce qu’il tombe et que d’instinct, elle s’apprête à le rejoindre. Elle n’avait toutefois pas le temps de faire deux pas que déjà, il lui refusait de s’avancer. Ne s'obstinent pas, elle déposait le pieds qu’elle avait levé contre le sol. Au moins, il n’avait pas encore essayé de la chasser. Le laissant prendre son temps, Ariadne détournait le regard.Ce n’était toutefois pas pour fuir cette vision, bien qu’elle soit difficile, mais pour lui donner un semblant d'intimité le temps qu’il ne trouve la force de se lever.

En cet instant, Ariadne a envie de lui demander s’il a mangé quelque chose, mais elle craint qu’il ait l’impression qu’elle cherche à inverser les rôles. Elle se promet donc de trouver une meilleure occasion de l’encourager à mettre autre chose dans son estomac que ce flot d’alcool qu’elle n’a aucune mal à imaginer. C’est en entendant ses pas qu’elle se tournait à nouveau vers vers lui Silencieuse, elle le regardait se servir du whisky et bien que l’envie d’en prendre en ce moment n’était pas là, elle ne le contredisait pas et venait prendre le verre qu’il lui tendait. La jeune femme ne pouvait empêcher une larme de couler contre sa joue lorsqu’il lui faisait remarquer le rôle qu’elle avait joué dans leurs retrouvaille. Elle lui souriait tristement.

« Je n’ai pas de mal à te croire. J’ai toujours su qu’il y avait ce petit quelque chose de particulier qui nous reliait. »

Et il n’est pas conscient d’à quel point. S’approchant doucement en direction du lit où il venait de s’installer difficilement, Ariadne pour sa part s’asseoir au pieds. Approchant le verre de ses lèvres pour avoir la politesse d’en boire, elle avait du mal à l’avaler tant elle le trouvait mauvais, mais tentait de masquer sa grimace. Elle savait que son père avait du goût, alors s’il en était à boire ça… c’est que ses papilles ne devaient plus rien goûter depuis un moment déjà.

« J’aurais vraiment aimé mieux la connaître. »

Que fallait-il dire dans ce genre de moment ? Devait-elle simplement parler ou encore se taire et seulement rester ici avec lui tant et aussi longtemps qu’il ne lui demanderait pas de partir.

« Est-ce que tu as envie qu’on en parle ? Je n’ai pas la prétention de pouvoir t’aider, mais… Comme je suis en quelque sorte passée par là il y a peu, je peux au moins, d’une certaine façon, te comprendre. »

Ses doigts glissent sur la couverture, cherchant à l’atteindre avant de se raviser. Il était sans doute trop tôt pour tenter de se blottir dans ses bras, mais elle en avait envie.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Jackson Alexander
avatar




Avatar : Johnny Depp
Statut Civil : En instance de divorce
Occupation : Iron / Propriétaire du Roosvelt
Age du perso : 45 ans
Copyright : Avatar par Tori Crawford

En savoir plus ?
Mes dossiers
Mes liens:
Signes particuliers:
Casier Judiciaire:



MessageSujet: Re: The life is a bitch ~ Ariadne Lun 29 Oct - 20:13

J’avais du mal à me déplacer, comme si chacun de mes muscles était endolori, endormi. Mon cerveau faisait mal mais une douleur supportable, une douleur due à l’alcool et au manque de sommeil ! Je lui balance ma phrase, comme une évidence. Je ne sais pas ce qui les liait, mais ça me surpasse ! Je nous sers un verre et je viens m’étaler dans le  lit, sans prendre attention au fait que je me renversais de ce liquide ambré sur le tee shirt ! Moi, généralement en concurrence à mon meilleur pote Crom, pour celui qui avait la meilleure dégaine et la plus grande classe, aujourd’hui le laisse gagner haut la main. Je ne suis plus rien, même pas l’ombre de ma merde. Je ricane levant mon verre, comme pour trinquer avec elle, avec un air ironique sur le visage.

- Et je peux savoir ce qui vous reliait ? Merde, putain de merde ! Je vais être encore le dernier crétin à ne rien comprendre ?

Je n’en veux pas à ma fille, mes paroles n’étaient même pas lancées dans sa direction. Par contre, j’en veux à ma soeur de son geste, je m’en veux de ne rien avoir vu venir, j’en veux à cet enfoiré qui aurait du crever de mes mains bien plus tôt ! Et là, elle me lache qu’elle aurait aimé mieux la connaitre. C’est complètement con de penser ça, mais j’ai toujours eu l’impression que ma fille la connaissait mieux que moi. Elles ont des airs de ressemblances, on ne peut pas le nier. Et puis, elles ont des mimiques, des gestes, des réactions quasi similaires tellement souvent. En fait, voir Ariadne présente à mes côtés, dans un moment pareil, me touche énormément, mais je me tais et je me terre dans le silence.

Je prends sa main, je la retiens quand je la vois repartir vers l’arrière après sa phrase. Je ne suis pas doué en parole, mais les gestes sont plus de mon domaine. Je serre sa petite main fragile dans la mienne abîmée par le temps et les coups donné ces derniers jours plus particulièrement. Etre un père est tellement neuf pour moi. Avoir deux vies sous ma garde, sous ma protection est dur quand j’ai perdu la bataille face à la douleur de ma propre frangine. Je bois mon verre d’une traite, en faisant plus du tout de grimace et je perds mon regard dans le verre vide.

- Tu veux qu’on parle de sa lâcheté ou de ma culpabilité ?

Je soupire en déposant mon verre sur la table de chevet déjà totalement comblées de bouteilles vides, de mouchoirs, etc. Puis je passe mes deux mains dans mes cheveux, laissant mes doigts coiffé ma chevelure grasse et je ne lève toujours pas le regard vers elle. Bien trop mal que pour lui faire voir mon désarroi. Alors je me lance dans un autre style de conversation. Son passé !

- Parlons plutôt de toi ! C’est pas ce que tu imaginais comme paternel hein ? Je suppose que ton beau père devait être plus crédible que moi dans ce foutu rôle de merde !

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Ariadne Rhodes
avatar




Avatar : Jessica de Gouw
Statut Civil : Célibataire, coeur & corps difficiles à prendre.
Occupation : Serveuse au prohibition & bientôt étudiante en droit.
Age du perso : 26 ans. (04 juillet 1992)
Copyright : Babs (ava)

En savoir plus ?
Mes dossiers
Mes liens:
Signes particuliers:
Casier Judiciaire:



MessageSujet: Re: The life is a bitch ~ Ariadne Lun 19 Nov - 13:59


Lorsqu’elle avait perçu un mouvement chez lui à l’approche de s main, Ariadne avait instinctivement cru qu’il cherchait à s’éloigner d’elle. Elle ne cherche pas à entrer dans cette bulle de protection dans laquelle il s’est sans doute enfoui depuis la mort de Candice. Elle est surprise de le voir la retenir et un faible sourire apparaît sur ses lèvres en voyant qu’elle peut enfin, en un simple geste, lui montrer qu’elle est là pour lui. Elle ne sait même pas si ça présence lui ait véritablement utile, si de savoir qu’elle est près de lui va l’aider un tant soit peu à supporter cette douleur, mais elle veut quand même le lui témoigner. Ses doigts caressent doucement la peau rude des mains de ses pères, l’effleurant parfois à peine de peur de raviver la douleur des multiples petites blessures qui s’y trouvent. Elle boit une petite gorgée pour l’accompagner lorsqu’il vide son verre d’une traite, mais est incapable de faire comme lui. Une grimace tord légèrement son visage, mais elle n’est pas uniquement causée par le goût fort de l’alcool, c’est principalement la question que lui adresse son père qui lui vaut cette réaction. Elle a mal pour lui. Quand la détresse nous gagne à ce point, on ne pense pas aux répercussions qu’aura le geste sur ceux qui nous aiment. Elle-même n’y avait pas réfléchit, à la différence toutefois, qu’elle n’avait personne qui tenait à elle à ce point. Les choses étaient différentes maintenant, car sans le savoir, l’homme près d’elle l’avait sauvé.

« De ce que tu veux. » Ariadne hausse les épaules. Elle ne croit pas Candice lâche, tout comme elle ne croit pas Jackson coupable. Elle ne compte toutefois pas le contredire, de toute façon dans cet état il ne la croirait sans doute pas. Elle veut seulement qu’il laisse sortir tous les démons qui l'étourdissement. « Ça fait du bien, parfois, de simplement dire ce à quoi on ne cesse de penser. »

Ironique, d’encourager ainsi quelqu’un à parler quand quelques instants plus tard, c’est à son tour de se fermer. Un frisson traverse son corps à la simple évocation de cet homme qu’elle tente du mieux qu’elle peut d’oublier. Ariadne ne croit pas parvenir un jour à lui dire la vérité sur son passé, pas depuis qu’elle sait ce qu’il a eu comme peine quand il découvert pour Candice. Il y a déjà suffisamment de risque qu’ils se retrouvent séparés, elle ne veut certainement pas en être la cause. Mais elle ne peut pas simplement lui servir un banal mensonge, pas alors qu’il se remet ainsi en doute.

« Chaque personne réagit de sa propre façon au deuil, surtout un comme celui-là. La vision que j’ai pu me faire de toi jusqu’ici ne se limitera jamais à ce qui se passe en ce moment. C’est si tu n’en avais rien à faire que je te jugerais. »

Une main toujours dans celle de Jackson, elle vide d’un trait le verre qu’elle tient dans l’autre. Elle n’est pas à l’aise en ce moment et tout ce qu’elle souhaite, c’est que son père ne soit pas en état de le remarquer.

« En quelques mois ici auprès de toi, tu en as fais plus pour moi que toutes ses années auprès de lui. J’avais déjà une minuscule idée de la vie que tu devais mener quand j’ai quitté Miami. J’ai tourné le dos à mon beau-père en ne sachant même pas si tu étais toujours vivant ou si tu allais tout simplement vouloir de moi. Je crois que ça dit tout sur le degré de crédibilité que je lui accorde. »

Ce nouveau mode de vie est tellement différent de l’ancien. Il la dépasse et souvent, elle a peur de ne plus savoir être autre chose que la petite bourgeoise sportive qu’on l’avait forcée à être toutes ses années. Même à des kilomètre de lui, il lui arrive encore de se réveiller en sursaut et en sueur et de craindre qu’il ne débarque dans son appartement. Ariadne ne se regarde jamais dans un miroir lorsque son corps est nu et elle évite de s’attarder trop longtemps sur les nombreuses fines cicatrices qui le recouvrent. Mais même si elle n’est pas parvenue à oublier son passé, ce que lui présent lui réserve l’aide à continuer et à doucement découvrir qui elle est vraiment.

« Tu n’as pas à te sentir aussi coupable. On ne saura jamais si son acte a été fait sur un coup de tête ou s’il a été réfléchis, mais il y a de fortes chances que si elle l’a fait, si elle n’a pas cherché ton aide, c’était parce que rien ni personne ne pouvait apaiser le mal qu’elle ressentait. »

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Jackson Alexander
avatar




Avatar : Johnny Depp
Statut Civil : En instance de divorce
Occupation : Iron / Propriétaire du Roosvelt
Age du perso : 45 ans
Copyright : Avatar par Tori Crawford

En savoir plus ?
Mes dossiers
Mes liens:
Signes particuliers:
Casier Judiciaire:



MessageSujet: Re: The life is a bitch ~ Ariadne Mar 4 Déc - 10:45

Je suis une loque, à peine capable de se lever et surtout incapable de dire trois phrases sensées de suite. Grâce à ce foutu alcool et aux bagarres, je m’anesthésie de l’intérieur ! Depuis que j’ai appris pour ma soeur, je sais que j’ai failli dans un des deux rôles les plus importants dans ma vie. Mon rôle de frère ! Je lui avais fait tant de promesses que j’ai l’impression ne jamais avoir su remplir alors comment en serait-il différent avec mes enfants ? En plus la scène qui se déroule maintenant dans cette chambre lugubre et sentant un mélange de vomis et d’alcool, prouve à quel point je suis pitoyable. Cette splendide jeune femme, ma fille, est là pour me remonter le moral, alors que ça devrait être le contraire. Putain, je suis une merde sans nom et infâme. Sa si petite main frêle et douce dans la mienne immonde et rugueuse me fait l’impression d’être un géant de pierre face à une poupée en porcelaine, prête à se casser à chaque geste trop brusque de ma part. Elle a, de plus, cette même lueur de peur, de doute et de sacrifice dans les yeux qu’avait sa tante. Je suis bien trop con pour faire le rapprochement. Je suis bien trop con pour être meilleur père que frère. Voilà où j’en suis ! Je sais que je vais reprendre le dessus pour Ari et Junior, ce sont ces deux êtres si parfaits qui vont me faire me sortir de ma torpeur et de mon deuil. Mais j’avais besoin de ce moment, j’avais besoin de tout oublier pour mieux recommencer.

Comme seule réponse, je hausse les épaules. Je ne suis pas homme à grands discours, bien du contraire ! Je n’ai jamais su parler. Je frappe avant, je frappe fort, je cogne dur, mais jamais je ne parle. Ce n’est pas ma manière de faire. Impossible pour moi de m’ouvrir surtout à ma fille. Je ne veux pas qu’elle voit les déchirures qui entourent mon palpitant. Ce que ma gamine ne comprends pas encore, ne me connaissant pas encore bien, c’est que sa seule présence compte pour moi. Que le fait qu’elle n’a pas été virée violemment de la pièce est une preuve d’amour et de respect de ma part. Alors je me contente seulement de serrer sa main dans la mienne. Dans un silence de cathédrale, je ne peux m’empêcher de la détailler, de voir son si doux visage et me dire qu’elle tient certes de sa mère, mais elle a également tellement de Candice. On ne peut pas nier que c’est ma fille.

Je rigole faiblement mais de manière ironique à sa phrase. Pas contre elle et sa douceur mais à cause d’un souvenir de mon paternel qui traverse mon esprit

- Ton grand père m’aurait traité de tapette. Un homme qui pleurniche est un homme sans couille !

Il est vrai que je n’ai jamais vu mon père dans un tel état. Cela fait il de moi une tafiole ? Ou un être humain ? En fait, je m’en branle. La vérité est que je vis mon deuil comme je l’entends, je réagis comme je le veux ! J’entends bien le malaise qu’elle ressent en me parlant de cet enfoiré, mais dans ma caboche, je me dis que ça devait juste être un con, juste un gars qui lui en demandait trop , vu ce que j’ai appris au sujet de son ancien passe temps. Mais je me dois de lui parler et surtout de lui poser une question. Toute simple et qui pourrait encore une fois changer ma vie entière à tout jamais

- Il est juste con ce gars ou tu me caches un truc sur lui ?

Je ne peux plus rester aveugle à une souffrance telle que ma soeur à ressenti, je ne peux plus perdre une personne à laquelle je tiens. Putain, ça fait seulement quelques mois que je connais Ariadne et pourtant, elle est déjà ancrée dans mon ADN. Alors si cet enfoirée l’a touchée d’une manière ou d’une autre, je vais le tuer, je vais me faire un plaisir tout particulier à lui faire bouffer ses couilles. Et non au sens figuré. Seule différence avec ma dernière réaction, c’est qu’aujourd’hui, je le ferais quitter sa ville de merde, ses habitudes, je trouverais le moyen qu’il disparaisse et qu’il ne pointe plus jamais sa face de con sur la surface de la terre. il serait enterré au fond d’un désert au hasard et basta, on en parle plus de ce gros enfoiré.

- Arrêtons de parler d’elle, elle n’en vaut pas la peine !

Je suis dur, mais je lui en veux tellement. Je ravale mes larmes, je bombe le torse pourtant douloureux des derniers jours et je dis à ma fille

- Je vais prendre une douche et je vais arrêter de me lamenter !

Je l’embrasse sur le front et je tente de me lever. Qu’est-ce que je vais faire après ? Aucune idée ! Sait-elle que tout ça, c’est grâce à elle ? Aucune idée non plus !

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Ariadne Rhodes
avatar




Avatar : Jessica de Gouw
Statut Civil : Célibataire, coeur & corps difficiles à prendre.
Occupation : Serveuse au prohibition & bientôt étudiante en droit.
Age du perso : 26 ans. (04 juillet 1992)
Copyright : Babs (ava)

En savoir plus ?
Mes dossiers
Mes liens:
Signes particuliers:
Casier Judiciaire:



MessageSujet: Re: The life is a bitch ~ Ariadne Dim 16 Déc - 15:55

Les battements de son coeur s’étaient affolés face à cette question qu’elle n’avait pas vu venir. Depuis le début, Ariadne cherche par tous les moyens à détourner la conversation dès que celle-ci prend la direction de sa vie familiale d'autrefois. Elle sait mentir, elle l’a fait pendant tant d’année en camouflant les sévices autant corporelles que psychologiques que lui faisaient vivre l’homme l’ayant adopté. Elle n’est pas une bonne menteuse, à proprement parlé, mais lorsqu’il vient le temps de cacher cette grande blessure, Ariadne le fait naturellement. Son beau-père est un monstre à ses yeux, sans aucun doute, le simple souvenir de la voix de l’homme peut suffir à lui donner des sueurs froides. Il n’y a rien en ce monde qu’elle craint plus que l’idée de retomber un jour face à face avec lui. Il est bien des choses, mais il n’est pas con. Elle aimerait pouvoir dire avec toutes la sincérité du monde que ce n’est que ça, mais le monstre est pourtant bien intelligent. On pourrait même dire qu’il l’est trop. Elle n’aime pas l’idée de mentir à une question aussi directement posée de son père, Ariadne, elle préfère toujours les mensonges par omission. Elle sait toutefois qu’elle n’a pas le choix de le faire, parce qu’elle est incapable de lui dire la vérité. Une confession qu’elle n’a encore jamais été capable de faire à qui que ce soit, mais ce n’est pas seulement la peur de lui en parler qui l’empêche. C’est aussi la peur de ce qu’il pourrait faire une fois l’information obtenue. Elle sait ce qui est arrivé à cet homme ayant eu un comportement similaire avec Candice, mais elle sait surtout les conséquences dans la vie de son père que cela à eu. Ariadne sait ce que signifie le blouson que porte son père, elle sait les risques variés qui pourraient l’arracher à elle, alors elle refuse d’être elle-même la source de l’une d’elle.

« Il n’y a simplement rien à dire sur lui. »


Ce qui n’est pas tout à fait faux, dans la mesure où jamais elle n’a envie de parler de lui. De toute façon, ce n'est certainement pas pour lui qu’elle est présentement ici près de son seul véritable père, mais surtout parce qu’elle veut être là pour lui dans ce cruel deuil qu’il traverse. Ariadne baisse les yeux lorsqu’il lui fait comprendre ne plus vouloir parler d’elle, une phrase difficile à entendre, mais qui ne la choque pas. La colère est l’une des nombreuses étapes lorsque l’on perds un être cher, particulièrement dans de tels circonstances. Alors elle ne dit rien. Respectant simplement ce choix. Si elle est d’accord qu’une douche lui fera certainement du bien, pas seulement pour l’odeur, elle est loin de croire qu’il se lamente, mais elle n’a pas envie de le contredire.

« D’accord. » Dit-elle simplement. « Vas-y et moi je ne trouve dequoi manger pendant ce temps. »

Attendant de s’assurer que ses jambes le supporte jusqu’à la salle de bain, elle quittait ensuite la chambre du clubhouse en directement de la petite cuisine qui s’y trouvait. Ouvrant le réfrigérateur, les possibilités étaient hautement restreintes, mais elle trouvait de la viande hachée fraîche et le nécessaire pour leur faire quelques burgers. Terminant de tout préparer, elle leur versait chacun un verre d’eau et apportait le tout grâce à un plateau de bar jusqu’à la chambre de son père. L’odeur qui planait n’avait rien d’appétissante, mais elle avait envie de rester ici seule avec lui plutôt que de tenter de le convaincre de sortir et rejoindre les autres. Déposant le plateau contre une petite table, elle attrapait son verre d’eau et attendait que son père la rejoigne.

« Il faudrait que tu viennes dîner chez moi, je réalise que je n’ai jamais véritablement cuisiné pour toi et j’adore ça. C’est petit mais.. c’est plus tranquille qu’ici. »

Et puis comme ça, elle pourrait s’assurer qu’il ne continue pas d’absorber uniquement de l’alcool pendant des jours, encore faut-il qu’il accepte. Il ne souhaitera peut-être plus jamais en parler, mais au moins de cette façon elle peut s’assurer qu’il prend du mieux.

« Je t'ai aussi apporté un verre d'eau, mais avant que tu me grondes sache que je ne te force pas à le boire. C'était au cas où tu en aurais envie. »

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Jackson Alexander
avatar




Avatar : Johnny Depp
Statut Civil : En instance de divorce
Occupation : Iron / Propriétaire du Roosvelt
Age du perso : 45 ans
Copyright : Avatar par Tori Crawford

En savoir plus ?
Mes dossiers
Mes liens:
Signes particuliers:
Casier Judiciaire:



MessageSujet: Re: The life is a bitch ~ Ariadne Ven 28 Déc - 19:48

Je comprends directement que ma fille n’a nullement l’envie ni l’intention de me parler plus d’elle, alors je laisse tomber, je n’ai pas la force de me battre pour quoique ce soit, même d’aussi futile. Alors j’hausse les épaules et je passe à autre chose. Au fait qu’il faut que je me bouge. Je pense à aller prendre une douche, manger un bout et puis me reposer pour reprendre ma vie normale. Enfin autant que je le pourrai après un choc pareil. Mais putain, je suis tellement en rage contre ma soeur. Elle aurait pu venir me voir, me parler, mais non cette conne à préféré aller se suicider dans un hôtel miteux de Vegas. Je lui en veux tellement !

Quand j’arrive à la salle de bain, je ferme la porte derrière moi, surtout parce que j’ai besoin d’être seul un moment et que je sais à quel point ma fille est du genre protectrice. Alors je vais allumer l’eau de la douche et je la laisse quelques longues minutes couler sans que je n’y entre. Je vais m'asseoir à la place sur un tabouret bas dans le coin de la pièce. Ma tête dans mes mains, je tente de calmer vainement mes intestins qui veulent à nouveau se vider et mes larmes de couler inlassablement sur mes joues. Mais il faut que je me bouge et ce qui m’y aides, c’est le visage souriant et compatissant de Ariadne qui m’arrive en tête. Je la revois la première fois où elle a mis les pieds, peu sûre d’elle, au Redwood. Ou encore cette fois où elle m’a annoncé qu’elle allait reprendre les études. Elle m’apporte tellement de bonheur que je ne peux me laisser aller ainsi encore bien longtemps. Je me déshabille et je vais m’asseoir au fond de la douche quelques minutes, pour laisser tout d’abord l’eau enlever la crasse apparente et de surface. Puis après un court moment, je me lève, je me lave et je sors pour m’essuyer. Je prends un jeans et un tee shirt lambda puis je retourne dans la chambre où elle m’attend déjà.

- Il faudrait se faire ça yep !

Bien entendu que ça me fait terriblement plaisir. Surtout que je n’ai jamais connu ce qu’on appelle une famille unie et heureuse. Alors je viens, je la tire vers moi par les épaule et je pose un baiser sur son front si blême et en m’écartant pour aller manger et boire un peu je la regarde avec un sourire sur les lèvres.

- Je ne vais pas t’engueuler pour un verre d’eau, tu as eu raison.

Je mange difficilement. J’ai du mal à tout garder et je ne veux pas qu’elle me voit encore malade comme un vulgaire clébard alors je finis par poser mes couverts et par lui demander ouvertement.

- C’est très bon, mais là, il faut que tu retournes bosser tes études et vivre ta vie. Je vais bien mieux grâce à toi. Je me repose et je te téléphone. Okay ?

Elle n’est pas là pour s’occuper de son père indigne. Nop ! Elle devrait plutôt veiller sur elle, se trouver un bon petit ami, quelqu’un qui s’occuperait d’elle et qui serait gentil. Je ne sais pas, réellement, comment je réagirais si ma gamine allait s’acoquiner avec une racaille ou un membre de gang tel que les Irons. Putain, ça me ferait suer grave. Je baille d’ailleurs, omettant de mettre ma main devant ma bouche, montrant à quel point, il est vraiment temps que je dorme et que je me repose réellement et pas par de courtes heures qui ne sont pas réparatrices. Il faut que je reprenne ma vie.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Contenu sponsorisé






En savoir plus ?


MessageSujet: Re: The life is a bitch ~ Ariadne

Revenir en haut Aller en bas

The life is a bitch ~ Ariadne

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1

Sujets similaires

-
» Life in UCLA
» 06. My life would suck without you (part II)
» 01. life is beautiful ? …Maybe ! Pv. Finn
» "Life is a ticket to the greatest show on earth."
» Music is my life •

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Californication :: San Diego :: Mid-City :: Iron Brotherhood clubhouse-