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Problèmes de gérance ~ Pv Ruardo

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Trisha Hermandez
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Occupation : Co-propriétaire du El Fuego ( mais officieusement dépense surtout l'argent de Tobias )
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MessageSujet: Problèmes de gérance ~ Pv Ruardo Mer 24 Oct - 17:18

De la musique d’ambiance, des rires féminins totalement faux, des conversations très osées, voici quel est mon fond sonore quotidien. Mais je ne vais pas plaindre, cela veut dire que la boite fonctionne bien. Je suis sur de la paperasse administrative. Je joue avec les chiffres, les vraies et fausses factures pour avoir le plus gros chiffre d’affaire, tout en restant crédible. Merci les études payées par l’hijo de puta de service. Ce même enfoiré qui me voit mariée à faire des marmots à un putain de membre de cartel. Rien à battre de l'influence de ce gars, rien à battre qu’il soit un “bon parti” je veux rien savoir, il ne me marierai pas de force. Il n’arrivera à rien ! Ce mariage me trottant inlassablement dans la tête, pour l’oublier, j’ai deux solutions. Soit je me lance dans une carrière d’alcoolo à deux balles, soit je fais du boulot chiant qui me gruge totalement. J’ai choisi la deuxième solution. Alors je jongle avec les chiffres, mordillant très souvent le bout de mon crayon, y laissant des traces de mes dents, comme pour y mettre ma marque. Notre clientèle est de plus en plus grosse et pourtant, notre chiffre d’affaire descend considérablement. Les filles ne cessent pas de bosser et l’argent a du mal à rentrer depuis quelques semaines. Tout le monde dans le quartier accepte les Los Zetas, mais moi, je ne vais pas continuer à accepter qu’ils viennent se servir gratos. On est par l’armée du coeur non plus. S'ils veulent continuer à prendre du plaisir entre les cuisses de nos escorts, ils vont devoir casquer.

Je me relève de ma chaise, j’ai mal partout. Je m’étends, mes mains essayant de toucher le plafond. Puis je mets mes mains dans mon dos et je me penche en arrière pour le détendre lui aussi. Un cri se fait entendre, un cri féminin. Je vais au coffre, ni une ni deux, je l’ouvre grâce à la combinaison, j’y prends le revolver qui s’y trouve, le referme et je me dirige vers la salle principale en courant difficilement à cause de mes putains de talons aiguilles sur lesquels je suis perchée ! Une autre fille me montre une porte du doigt. La gonzesse qui vient de hurler se trouve dans une des chambres à l’arrière. Putain, j’espère que ça va bien ! Quand j’arrive dans la pièce. Le gars est par terre, il est secoué de convulsions et a de la bave qui sort de sa bouche. Je m’accroupis à son niveau, je le retourne sur le côté, le mets en position latérale de sécurité et lui fourre son portefeuille dans la bouche. Il ne faut surtout pas qu’il s’étrangle avec sa langue ni même qu’il s’étouffe avec son vomis. L’escort, une jolie petite brune, longues jambes et grands yeux verts pétillants me dit en pleurnichant comme un bébé qu’elle n’a rien pu faire. Qu’il est sorti de la salle-de-bain attenante dans cet état. Il est à poil, je ne peux pas appeler la police ? Je ne sais pas quoi faire ! A ce que j’ai compris, ils se préparaient à faire leurs affaires, mais le gars est parti se shooter d’abord dans la salle d’eau. Quand il est ressorti, il était agressif, s’en est pris à ma fille et quand elle l’a repoussé, il est tombé comme ça. Je lui intime l’ordre de faire attention à ce qu’il ne s’étrangle pas ni ne s’étouffe. Je retourne dans la salle principale après avoir remis mes cheveux en place et je crie pour toute la pièce.

- Rien de grave, une chute ! Tout le monde va bien et tout est rentré dans l’ordre ! Amusez vous !

Moi je vais dans le bureau. Je prends mon téléphone pour téléphoner tremblante à []mi hermano[/i]. Il ne répond pas, j’appelle alors mi primo et nada, même résultat ! Je soupire et me décide à appeler Ruardo. C’est la dernière personne en qui j’ai confiance et qui pourrait me dire quoi faire ! Si j’appelle l’ambulance, je vais avoir les flics ici et surtout si il reste à poil ! Heureusement, je l’ai au téléphone et vu qu’il n’est pas loin, il débarque. Alors l’air de rien, je repars vers la chambre avec un sourire et un petit mot pour tout le monde. Je passe par l’accueil, le bar et je demande à la barmaid de m’envoyer en chambre trois, Ruardo quand il arrivera ! Elle acquiesce et je vais voir ce que je peux faire ! Le gars est toujours là, allongé et nu, mais il n’a plus de convulsions. Je viens, je m’approche de lui et je sens son pouls qui est encore ressenti !
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Eduardo Flores
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MessageSujet: Re: Problèmes de gérance ~ Pv Ruardo Lun 12 Nov - 19:40

Rien n'allait depuis que le Cartel avait choisi de poser ses valises dans leur ville. La vie n'était pas toujours rose mais les membres des Los Chicanos formaient une famille, seulement même dans une famille, aussi proche les membres puissent-ils être les uns avec les autres, il y avait toujours quelques dissociant prêt à vous tourner le dos et c'était justement lors de coups dur, comme l'arrivée de ce cartel en ville, que les véritables visages se dévoilaient et que les masques tombaient. Si Eduardo avait été plus que déçu par l'attitude de certains membres du club, ses liens s'étaient davantage encore renforcé auprès de ceux qui restaient fidèles aux Chicanos et en particulier envers Tobias et celui qu'il admirait depuis toujours, cette légende vivante qui était l'une des principales raisons pour lesquels il avait rejoint le club, El Juez dont l'attitude face à cette menace croissante que représentait Los Zetas lui inspirait davantage encore de respect qu'il n'en n'avait déjà pour cet homme exceptionnel. Bien qu'il n'en n'avait jamais douté, Eduardo avait désormais la confirmation que ces deux hommes, il les suivrait jusqu'en enfer sans la moindre hésitation.

Eduardo s'apprêtait à faire le plein de sa bécane lorsque le téléphone se mit à sonner. Cherchant ce dernier dans la poche intérieur de son cuir, il grimaça légèrement en réalisant quel était le nom de son correspondant. Trisha
Trisha,... ils ne s'étaient pas reparlé depuis la dernière fois et leur... « dérapage » et à vrai dire c'était un peu de sa faute parce qu'il ignorait comment se comporter avec elle. Les femmes n'avaient jamais été un soucis pour lui, il les aimait et les respectait sans leur faire d'autres promesses que celle de passer un bon moment à sa compagnie, mais Trisha c'était différent. Trisha c'était la famille, et on ne touchait pas à la famille. Elle était la soeur de son frère de sang, et en entretenant une relation avec elle dans son dos il avait la désagréable sensation de le trahir pourtant... pourtant s'il voulait être parfaitement honnête avec lui-même, la pétillante brunette lui manquait et il n'avait aucune envie de faire comme s'il ne s'était rien passé avec elle, mais avait-il pour autant envie de se lancer dans une relation plus régulière ? Sans attache ? Lui-même était bien incapable de répondre à cette question. Décrochant au bout de la troisième sonnerie, Eduardo pris un ton complétement détaché pour la saluer, camouflant par ce subterfuge la crainte de ne pas réussir à se comporter normalement en sa présence, qui l'habitait réellement

- Chao Bella comment tu vas ? Trisha ?


Le ton désinvolte avait très vite laissé place à l'inquiétude en entendant le son de sa voix. Il n'y avait cette fois aucun amusement, ni même de colère, et encore moins de jeu de séduction, par contre, il devina très vite que quelque chose n'allait pas et à son tour l'inquiétude le gagna jusqu'à ce qu'elle lui expose de quoi il en retournait très exactement.

- Ok, j'arrive tout de suite

A peine avait raccroché, qu'il avait enfourché sa Harley avant de foncer en direction d'El Fuego. Il ne lui fallut pas longtemps pour arriver sur les lieux et très vite la bermaid qui se trouvait là et dont il avait oublié le nom, lui indiqua de se rendre dans la chambre numéro trois. Sans perdre une seule minute, Eduardo gravit les marches des escaliers deux à deux et se dirigea sans la moindre hésitation en direction de la chambre numéro 3. Lorsqu'il y pénétra un spectacle des plus grotesques s'imposa à son regard. Sur le sol, se trouve un homme complétement nu et légèrement grassouillet. Trisha l'avait visiblement positionné sur le coté pour qu'il ne s'étouffe pas dans son vomi et lui avait bloqué sa langue. L'autre femme, il ne la connaissait pas, mais le spectacle qu'elle lui offrait en petite nuisette n'était certes pas déplaisant mais rajoutait au ridicule de la situation. Ce pauvre type repoussant était entouré de deux magnifiques naïades et au lieu de s'amuser comme il le devrait, il se vautrait dans son vomi. Rejoignant Trisha sur qui il posa un regard inquiet afin de bien s'assurer qu'elle n'avait rien, il s'accroupit à ses cotés et pris le pouls de cet enfoiré

- Donnez-lui une couverture que j'sois pas obligé de voir ça. Je plaisante, enfin... à moitié. Il tremble et a de la fièvre. C'est bon ça va aller, rassura-t-il presque aussitôt Trisha, le pire est passé, vous lui avez fait régurgiter ce qu'il a prit, ça va aller maintenant. Il va avoir des crampes d'estomac et de la fièvre mais j'ai envie de dire que le pire est derrière nous. Où sont ses affaires ? Vérifie qu'il n'y ait pas d'autres doses sur lui, demanda-t-il à Trisha tout en se relevant pour se diriger vers la salle de bain.

Sur le rebord du l'évier, il y trouva de la poudre et une seringue, après avoir lâché un soupir d'exaspération, il récupéra le tout et balança toute la drogue dans les toilettes puis il revint dans la chambre.

- Il va avoir besoin d'une baby-sitter cette nuit. Hydrate-le, il doit boire beaucoup, et demain matin vous le dégagez de là. Ça va toi ?
S'enquit-il tout en posant sa main avec tendresse sur son bras


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Trisha Hermandez
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MessageSujet: Re: Problèmes de gérance ~ Pv Ruardo Jeu 22 Nov - 21:51

Ma main vient rejoindre l’épaule de l’homme accroupi à côté de moi. Un geste totalement anodin et amical. Une manière pour moi de prouver que j’étais rassurée de le savoir présent. J’avoue que j’avais un peu peur qu’il ne décroche pas après notre nuit, vu qu’il semblait me fuir comme la peste. Mais je ne veux pas que cela change quoique ce soit dans notre relation, on a toujours pu se faire confiance, alors il ne faut pas que ça change. J’avais fait ce que je pouvais pas ne pas avoir un macabé dans mon établissement, mais je n’avais jamais eu à faire à quelqu’un de tellement drogué qu’il ne pouvait plus que s’étouffer dans son vomi. Je me montrais sûre de moi devant mon employée, mais Ruardo avait pu déceler cette lumière d’inquiétude dans mon regard. Preuve qu’il me connaissait bien ! Je n’en menais pas large. Je ne voulais pas attirer la police sur le El Fuego, surtout avec tous les derniers événements qui se sont passé ici. L’homme nous demande, comme pour détendre l’atmosphère de bien vouloir cacher l’horreur qu’il devait avoir sous les yeux. Et je regardais l’autre jeune femme, d’un regard, elle comprit de suite qu’elle devait se bouger et aller chercher de quoi obéir. Quand ses paroles deviennent rassurante, je ferme les yeux quelques secondes et ma main qui était jusque là sur son épaule vient passer dans mes cheveux alors qu’un long soupir bruyant passe le barrage de mes lèvres. Okay, c’est déjà quelque chose de bien !

Je me retourne et lui montre de mon pouce les affaires du gars qui sont bien pliées sur une chaise de la petite salle-de-bain attenante. Il a tout bien installé, ses affaires sont toutes tirées à quatre épingles, placées avec soin alors qu’il est venu salopé mon sol et ma couverture maintenant. Je ne me fis pas prier et j’allais directement vers la salle d’eau alors que l’escort venait placer une couverture d’appoint sur le gars. Je reviens à la chambre avant le Chicanos et je fouille toutes les poches. Je n’y trouve pas d’autres dose mais une bonne poignée d’argent. De quoi payer la nuit à une fille. Je fous le tout dans mon soutien alors que Ruardo fait à nouveau son entrée dans la pièce. Je soupire à ses paroles et je finis par ressortir la liasse de billets de là où je l’avais plantée, j’en prends un tiers pour moi, que je range à nouveau et je tends le reste à l’escort.

- Je te fais monter de l’eau et tu auras droit à un supplément si il ressort d’ici sur ses deux pieds demain matin ! Oh et ouvre les fenêtres, cette odeur est exécrable !

Je n’ai délibérément pas encore répondu à mon ami, alors que ma main était venue se déposer sur la sienne. L’oeil de l’escort avait été attiré par ce geste et d’un regard, je l’envoyais s’occuper de sa merde. Je me tourne alors vers l’homme et je lui fais signe du menton qu’on sort de la pièce. Et je sais qu’il va me suivre. D’ailleurs une fois que j’entends que j’entends la porte se refermer derrière moi et que je ne vois personne dans le couloir, je viens m’adosser au mur et je souffle ma tête venant elle aussi se poser sur le mur !

- Ca va mieux depuis que tu es arrivé !

Je prends une grande inspiration, remplissant le plus possible mes poumons d’air puis je me redresse, me décolle du mur d’un coup de rein puis je pose mon regard sur l’homme. Passant celui ci au peigne fin ! Putain, il a toujours autant de charme et il arriverait presque immédiatement à me faire oublier ce qu’il se passe dans la pièce à côté. Et le presque à son importance, car je n’en menais pas large avant son arrivée et là, je sens que mes nerfs se relâchent. Je sens un léger tremblement dans mes jambes et mes bras croisés devant ma poitrine.

- Bon allez viens, choisis toi une fille pour la nuit ou suit moi au bar qu’on se prenne un remontant ! Le tout payer par la maison bien entendu !

Je compte par ma petite pique lui faire comprendre que même si il m’attire énormément, je n’en ferai pas cure si il décide qu’on devrait rester amis. Si il veut plus un jour ou l’autre, je ne dirais pas non non plus. Mais gardez vous bien vos réflexions, je ne suis même pas sûre, moi qui n’ait jamais eu de relation stable, que je pourrai un jour me caser. Une fille sort à ce moment-là, disant au revoir à un gros porc. Putain, je ne sais pas comment elles font, surtout qu’ici, elles peuvent décider qui et quand. Enfin soit, l’argent est surement plus fort que la vision horrible que je viens de voir ! Une fois le gars parti, je l’arrête et lui demande d’apporter des recharges d’eau en bouteilles à la chambre trois. Puis j’en reviens à Eduardo pour connaître sa préférence sur la donzelle pour la nuit ou passer un moment en ma compagnie.

[HJ: Les paroles en couleur sont en espagnol. XD ]
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Eduardo Flores
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MessageSujet: Re: Problèmes de gérance ~ Pv Ruardo Lun 3 Déc - 17:57

Un sourire goguenard s'afficha sur ses lèvres lorsqu'en quittant la salle d'eau, il aperçu avec amusement la sulfureuse brune glisser quelques beaux billets verts dans son soutient-gorge. Son sourire s'étirait davantage en réalisant que la belle brune, tout en lâchant un soupir dépité, tendit une partie de son butin au jolie brin de fille en nuisette qui occupait cette chambre et qui allait visiblement cette nuit, jouer les baby-sitter pour yankee. Seigneur Dieu, pourquoi n'avait-il donc jamais eu de baby-sitter aussi sexy dans sa jeunesse ?
Le brun de son regard se posa sur Trisha alors que ses doigts se refermèrent sur sa main dès qu'il sentit le contact de cette dernière rechercher la sienne. C'était un geste naturel qui ne lui procurait absolument aucune gêne, après tout cela ne voulait rien dire, n'est-ce pas ? Sur l'invitation de la belle, tous deux quittèrent la chambre de la désolation ou du pathétique comme il l'avait surnommé intérieurement. Si tôt que la porte se referma derrière lui, avec en son sein ls acteurs d'une pièce des plus navrantes, Trisha laissa tout le poids de la pression qu'avait été la sienne, quitter ses frêles épaules en lâchant un profond soupir de soulagement, tout en s'adossant contre le mur du couloir.

- Ça va toujours mieux quand je suis dans les parages,
fanfaronna-t-il le regard taquin.

Et sans lui demander son autorisation, il la prit durant quelques secondes dans ses bras, parce qu'il sentait qu'elle en avait besoin. Il avait beau fanfaronner et faire le malin, il n'en perdait pas pour autant de vue l'essentiel. Trisha avait beau avoir réagit sans rien laissé paraître avec un professionnalisme à tout épreuve et un sang-froid qui n'était pas sans rappeler celui de son frangin, il n'en demeurait pas moins que la vision de ce type faisant une overdose dans sa chambre, l'avait quelque peu ébranlé. Elle avait beau en voir des vertes et des pas mûres et se forger une carapace, elle n'en restait pas pour autant totalement imperturbable ou insensible et pour l'heure, ce dont elle avait le plus besoin, c'était d'un bon remontant. Alors certes, il avait été tenté de choisir une fille au hasard juste pour voir sa réaction, mais justement, à quoi bon ? Il savait qu'elle n'en n'aurait trahit aucune, de plus, il n'avait aucune envie de passer la soirée avec quelqu'un d'autre qu'elle

- Je te choisis toi... murmura-t-il dans son oreille tout en se détachant d'elle avant de rajouter en plongeant son regard joueur dans le magnifique bleu de ses yeux, et le bar

Le bruit d'une porte s'ouvrant, le fit instinctivement reculer et se retourner dans la direction d'où provenait le bruit. Un homme d'une certaine opulence, quittait les lieux les joues bien rosis, visiblement satisfait par le moment qu'il venait de passer en tendre compagnie, ce qui lui tira un sourire mi-amusé mi-moqueur, tout en jetant un regard complice sur la superbe brune qui se trouvait dans ses bras quelques secondes plus tôt. Imperturbable, comme si rien ne l'atteignait, Trisha s'en retira donner de nouvelles directives à la fille qui était momentanément libérée de toute obligation. Eduardo ne saurait dire pour quelle raison au juste, mais il la trouvait terriblement sexy lorsqu'elle jouait les femmes d'affaires sure d'elle et inébranlable. La voyant revenir vers lui, il l'invita à son tour à le suivre à l'étage inférieur en la gratifiant d'un sourire, afin qu'elle se détende un peu et qu'elle oublie définitivement ce qui venait de se produire.

- Un whisky ?

Il ne fallut pas 5 minutes une fois leur commande passé, pour que leurs boissons se trouvent devant eux.
Que voulait-il vraiment ? En cet instant il dirait la liberté, mais il la possédait déjà et autant dire que depuis sa sortie de prison, il en profitait doublement, savourant chaque jour qui passait sans plus se préoccuper du passé ni même de l'avenir, juste du présent. Et en cet instant, il n'aurait aucune autre envie que celle de se trouver là où il se trouvait et la personne qui était à ses côtés y était indéniablement pour beaucoup.

- Bon on dirait bien que je suis bon pour me trouver un nom de super héros, que dirais-tu de sunman
lâcha-t-il avec le plus grand des sérieux tout en enfilant ses lunettes de soleil, ou Sexy man ? Non ça c'est trop évident...Mysterie man, proposa-t-il en haussant les sourcils. Oh oui ça c'est bon. Mais qu'aperçois-je ? Ne serait-ce pas l'ombre d'un sourire ? Tu te moques ? Demanda-t-il tout en retirant ses lunettes de soleil avant de reprendre vraiment son sérieux. T'as bien fait d'appeler. J'serais toujours là pour toi, lui assura-t-il en posant sa main sur la sienne sans la quitter du regard.

Eduardo ne mentait pas. Il lui arrivait de faire des promesses qu'il ne tenait pas toujours mais généralement il s'agissait de promesses mineurs, celles qu'il oubliait si tôt formulé comme réparer l'armoire branlante de la mama ou encore d'appeler à l'occasion une personne qu'il venait de croiser dans la rue et qu'il n'avait pas vu depuis longtemps,... mais les vraies promesses, celles qui avaient vraiment de l'importance, il ne les trahissait jamais. Trisha était toujours aussi belle, elle avait tout pour faire tourner la tête de n'importe quel homme normalement constitué : un corps à damner un saint bien sur, un regard hypnotique dans lequel se reflétait la tempête d'une passion déchainée mais aussi beaucoup d'intelligence. Elle était forte indéniablement, toutefois, elle gardait au fond d'elle une sensibilité indéniable

- Alors, à part une recrudescence de la population en sur poids qui semble avoir trouvé des diététiciennes à leurs goûts entre ces murs... quoi de neuf ? Los Zetas te font pas trop chier ?

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Trisha Hermandez
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MessageSujet: Re: Problèmes de gérance ~ Pv Ruardo Jeu 6 Déc - 17:35

Une fois dans le couloir, je décompresse. Devant le Chicanos, je sais que je ne dois pas paraître. Et quand il me prend dans ses bras, je n’y vois rien de plus qu’un ami présent pour moi. Je pose ma tête dans le cuir. Cette odeur, bien que pas toujours agréable, me calme. C’est une odeur tellement familière maintenant pour moi, que j’y retrouve le calme et la sérénité très vite. J’hume ce parfum purement masculin et les yeux fermés, je me sens enfin me sentir mieux ! La boule de stress que j’avais jusqu’alors au creu de mon estomac se dénoue peu à peu pour faire place à l’apaisement. Mes bras se sont vite glissés autour de sa taille, sous sa grosse veste en cuir pour sentir qu’il est bien là et non le froid de cette texture. « Je te choisis toi … » Ses paroles avaient le don de me faire sourire en coin. Je pris une dernière grande respiration avant qu’il ne s’éloigne quelque peu pour rajouter que le bar faisait aussi partie de son programme. Je le regarde alors dans les yeux, un air taquin et joueur sur le visage. Je m’humidifie les lèvres, me levant quelque peu sur mes pointes de pieds pour me retrouver à sa taille quand une porte s’ouvre et met totalement fin à notre câlin de réconfort ! Si on peut l’appeler ainsi. Je soupire et reprends le masque de la patronne impitoyable. Dans un sens, il faut bien qu’il y ait un des patrons qui le soit non ? Car Tobias est bien trop gentil avec les filles, il fait style protecteur, mais ce n’est pas comme ça que l’argent rentrera dans les caisses. En affaire, les sentiments et la bonté n’ont rien à y faire ! Mais dans le fond, je me demande si cette manière qu’il a d’être bon et sympa avec les filles n’est pas simplement un moyen de se racheter ses autres péchés aux yeux de nuestro Dios !

On descend l’escalier qui nous mène vers la salle principale quatre à quatre. On se retrouve assis tous les deux sur les grands tabourets et je fais un signe positif de la tête quand il me propose un whisky. N’importe quoi ferait l’affaire, tant que c’est fort ! La belle Olivia, barmaid ici depuis un petit moment, vient nous servir sans tarder. Je la remercie puis je reporte totalement mon attention sur l’homme qui m’accompagne pour ce verre. Je prends le mien, je le fais tinter avec le sien puis j’en bois une gorgée. Ce breuvage ambré me réchauffe de l’intérieur, me fait même lâcher une petite grimace alors qu’il passe dans mon oesophage pour la première fois. Je repose ce verre sur le comptoir, jouant avec en le faisant tourner et mon regard venant s’ancrer dans celui de Ruardo. Surtout que ce dernier semble vouloir me voir sourire, il faut l’entendre se jeter des fleurs. Alors bien entendu qu’un rire amusé passe par moment le barrage de mes lèvres. Quelque chose de léger, de presque inaudible, mes yeux me trahissent plus que le bruit, je crois. Ils brillent à nouveau d’une lueur taquine, une lueur que j’aime également voir dans les yeux de mon ami. Mais quand il reformule la promesse qu’il m’a déjà fait si souvent silencieusement, mon regard se baisse vers mes genoux, le temps de reprendre un peu de contenance. Puis, me mordillant la lèvre inférieure de manière un peu stressée.

- Et moi, je serai toujours présente pour satisfaire tous tes désirs, guapo

Je lui fais alors un clin d’oeil puis je me mets à rire, mais il est vrai que cela ne me dérangerait pas qu’on ne dérappe encore une fois. notre seule nuit était plus qu’agréable, mais bien trop rapide à mon goût. Je ne parle pas de couple, d’amour fou et infini, mais de se donner du plaisir sans obligations. Pourtant, je sais que ça serait mieux que chacun reste correct de son côté. Je connais le passé du jeune homme, je sais qu’il aime les femmes, à un point tel que beaucoup de mes amies le connaissent aussi bien que moi, enfin sur le point physique. Car je sais que j’ai un petit plus à côté des autres, Ruardo et moi, nous sommes amis avant tout. De très bons amis ! On se connait, on se cherche également depuis tellement longtemps que ça devait dérapper un jour ou l’autre. J’ai déjà peur de la réaction de mi hermano le jour où il apprendra la vérité. Enfin si il l’apprend un jour ! Mais, Ruardo décide de revenir à une conversation plus froide, moins chaleureuse. Les Los Zetas ! Je pince un peu les lèvres, dans une grimace qui en dit long.

- Disons que les Los Zetas font pas trop chier quand ils viennent ici ! Ils viennent, ils ont leurs régulières, ils paient et ils se cassent. Y en a bien un qui voudrait se rapprocher de moi plutôt que des filles, mais si il s’approche trop, je l’accueille avec mon arme. Non celui qui m’ennuie le plus, c’est mi tio. Tobias t’a expliqué qu’il voulait me marier avec un gars du Sinaloa !

Je ne sais pas encore qui ce type, je ne sais pas du tout qui il est, à quoi il ressemble non plus. Avec ma chance, je vais me retrouver avec un vieux moche pas capable de se caser et qu’on va me refiler pour s’en débarrasser. Et qui sait peut-être que mon coup de coeur va sentir une pointe de jalousie, ce qui me ferait grandement plaisir ! Je bois alors mon verre et j’appelle Olivia pour qu’elle me refile la bouteille de whisky à moitié vide. Elle ne se fait pas attendre et vient me l’amener. Je me lève alors et avant de faire les quelques pas qui me séparent de mon bureau, où je dors quelques fois, je me retourne et lui fais signe de l’index de me suivre.

- Dans quelques minutes la salle sera bondée, alors ça te dit pas qu’on aille plutôt se mettre tranquille dans le divan de mon bureau ?

En vérité, je ne lui laisse pas le choix et j’y vais directement. On sera plus à l’aise pour discuter et puis, j’ai pas envie qu’on appelle mi hermano parce que les filles ont beaucoup trop de respect pour lui et qu’elles pourraient croire gagner des points en me vendant au beau propriétaire des lieux !
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