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Take a deep breath and put me on the front line [Yeka]

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Vaas Zakhraov
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Statut Civil : Celib
Occupation : Coursier pour son père au sein de la Podolskaia, une organisation de la mafia russe. Et mécano à mi-temps dans le garage automobile d'une connaissance. Il y bosse par passion plus que par soucis d'afficher une source de revenus légale.
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MessageSujet: Take a deep breath and put me on the front line [Yeka] Lun 3 Déc - 11:10




Nika + Vaas  
« Take a deep breath and put me on the front line. »

L'Urukaï, aux alentours de 19 heures.

Mains croisées sur le ventre, les jambes étendues sur la banquette où je suis installé, j'écoute ce qui se passe tout autour de moi, les yeux fermés pour mieux m'imprégner de l'ambiance alors que les employés s'affairent gentiment autour des quelques clients installés au bar. La partie nightclub ouvrira d'ici une heure ou deux. Le spectre de la lumière bleutée qui baigne les lieux me conforte autant qu'elle m'assoupit. Il va être temps que je remonte. Mes doigts glissent sur le bord de mon verre, suivant le cercle du bout de l'index. Je rouvre les yeux doucement puis me redresse. Une des employés que je connais côté nightclub, est assise plus loin au bar, tournée dans ma direction. Elle accroche mon regard un instant. Il lui arrive de monter au second, là où j'ai mes appartements. Toutefois, elle n'y a jamais vraiment mis les pieds. Je laisse rarement quelqu'un empiéter dans la partie privée en dehors de ma sœur. Mais il y a une pièce à l'étage en question, à l'autre bout de l'appartement. C'est là le seul endroit où j'autorise les simples connaissances à entrer. Un boudoir en quelque sorte qui me sert parfois aussi de bureau.

Rassemblant la paperasse dont je me suis chargé un instant plus tôt, je vais la déposer dans le bureau derrière, côté gérance, puis rejoins mon appartement, désireux de prendre une douche. Je reste un bon moment sous l'eau chaude, à profiter de la cascade brûlante qui s'abat sur ma nuque avant de dévaler mon dos. On frappe bientôt à la porte d'entrée et je termine de m'essuyer, me parant d'une grande serviette de bain au niveau des hanches. Peu m'importe qu'on me trouve à demi nu. Comme j'aurais pu m'en douter, il s'agit de la fille de tout-à-l'heure. Je pensais qu'elle aurait compris qu'il était inutile de venir me trouver quand je suis passé sans un regard pour elle en quittant le bar.

- Pas maintenant, la congédiais-je sur un ton calme et posé avant de refermer doucement la porte sur elle.

Ce n'est pas après sa venue que j'attends mais celle de ma sœur. Rien ne m'indique réellement qu'elle va le faire, je n'ai été averti d'aucune sorte mais c'est quelque chose que je ressens et je fais rarement erreur. Sans doute un truc de jumeaux. Je n'ai jamais cherché à comprendre. Appelons ça un instinct exacerbé.
Je retourne dans la salle de bain prendre une serviette pour m'essuyer les cheveux, me les frictionnant en prenant la direction du salon, toujours paré de la grande serviette à mes hanches. Il n'y a pas le moindre son pour m'interpeller quand je passe dans le couloir vers l'entrée, et pourtant, quelque chose me pousse à ouvrir la porte. Je rejette la serviette sur mon épaule, des gouttes d'eau coulent encore sur mon visage à cause d'une mèche rebelle encore humide.
Appuyant un bras plus haut sur le chambranle, j’entrouvre la porte et reste ainsi comme si je cherchais à te barrer le chemin.

- Pile au bon moment, ou presque., te fis-je ainsi comprendre que j'avais pressenti ta visite.

Je te laisse passer en m'écartant juste un peu, une façon de te taquiner en t'incitant à te faufiler en passant sous mon bras resté en appui.

- Deux minutes, prévins-je en repartant pour aller enfiler des fringues. Je reviens vêtu d'un large pantalon cargo noir que j'ai déniché dans l'armoire de ma piaule. Petit détour par la cuisine pour chopper un paquet de biscuits, je commence à avoir la dalle. Il va bientôt être l'heure de dîner. Je viens m'étaler à demi sur toi sur le canapé et ouvre l'opercule du gobelet où se trouvent les bâtonnets à tremper dans de la pâte à tartiner fournie avec.

- T'en veux ?

J'esquisse un demi sourire à ton attention, la tête calée sur tes genoux puis en croque un bout. Il n'y a bien que dans ces moments-là que je me sens pleinement détendu. Mes sourires se font rare en dehors, et tu es sans aucun doute l'une des rare personne à me voir emprunter de telles attitudes. Je ne suis pas ce qu'on peut qualifier de câlin, pas même avec mes partenaires sexuels.
Présentement, quelque chose révèle mon intérêt, il y a un je ne sais quoi qui cloche. Il flotte une once de tension dans l'air. C'en est presque déroutant. Il y a comme de l'appréhension chez toi, je le perçois à ta posture et à cette lueur dans ton regard, aussi infime qu'elle soit. J'arque un sourcil interrogateur alors que mon regard demeure sur toi, sans pour autant m'arrêter de grignoter.

- Lâche le morceau.

Pas sûr que tu t'exécutes aussi facilement mais je sais que tu y viendras à un moment ou un autre. On ne se cache rien toi et moi, et ce depuis toujours. S'il y a bien une véritable confiance, c'est entre nous deux. Cette réflexion me fait songer que ce n'est peut-être pas tout-à-fait le cas, il y a parfois des ratés de ma part comme lorsque j’ai merdé par le passé en m'associant à Maxim pour tenter de vous séparer toi et Miroslav. Un chapitre qui m'a perturbé avec depuis, comme un sentiment de trahison qui flotte même si tu n'étais pas au courant. J'ai agis dans ton dos. Certes, avais-je le choix ? Je n’ai pensé qu'à ton bien. Je savais ce qu'il adviendrait si tu persistais sur cette voie. Et le résultat que j'appréhendais est malgré tout survenu lorsque notre père a eu vent de votre relation et qu'il a avancé un pion en avance sur moi. Un coup fatale et qui me laisse avec un sentiment de culpabilité tenace.


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Yekatherina N. Zakhraov
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MessageSujet: Re: Take a deep breath and put me on the front line [Yeka] Mar 11 Déc - 21:19

NIKAAS
“ Take a deep breath and put me on the front line ”


Et parfois j’ai l’impression de perdre pieds. De savoir nager à la perfection, mais qu’à ce moment précis c’est comme si je ne pouvais plus contrôler mon corps, comme si tous mes membres étaient liés et que je coulais comme une enclume au fond de cette foutue eau sombre. Je suis la reine du paraitre, mais au fond je suis juste en train de crever à petit feu. Je me sens comme une foutue poupée de chiffons. Je garde la même face dénuées d’expressions et de sentiments mais à l’intérieur de moi c’est une véritable tempête, violente et dévastatrice. Alexander a réussi son coup. Lorsque je crois avoir enfin le contrôle de ma vie, mon père sait parfaitement comment me réduire à néant. M’envoyer bosser dans le bar de Maxim, le meilleur ami de mon défunt amant Miroslav… quelle torture pour mon âme. C’est comme si mon père tenait mon coeur entre ses doigts et qu’il prenait son pied à le presser, à enfoncer ses ongles dedans, à le lancer dans les airs avant de l’envoyer s’éclater contre un mur.  « Yekatherina, je te parle ! » la voix rocailleuse de mon père résonne dans l’appareil tandis qu’il me parle dans notre langue maternelle. J’appuie ma tête contre l’appuie tête du siège en cuire de ma Dodge Challenger SRT Demon.  « Je t’écoute Al… Papa. » appeler Alexander « Papa » provoque quelque chose de violent en moi, comme un putain de répulsif. J’ai envie de me passer la langue au grattoir en acier. Ce mot m’écoeure. Alexander a tout été pour Vaas et moi, mais certainement pas un père.  « Alors réponds-moi quand je te parle. As-tu découvert ce que trafiquait ce petit bâtard de Lebedinski ? » J’expire lentement en fermant les yeux afin de me retenir de lui hurler d’aller se faire foutre. Je garde la maitrise moi et de mes émotions, quoi qu’il arrive. Quoi qu’il arrive. Je rouvre les yeux et fixe les phares arrières de la voiture qui tente de se garer devant moi.  « Rien pour le moment. » il grogne de l’autre côté de la ligne. Il sait que je suis en train de prendre sur moi. Mon ton me trahit. Du moins auprès de lui et de mon frère. Ils me connaissent par coeur. V est bien évidemment la personne qui me connait le mieux sur cette Terre. Mais pour me père, je devrais avoir des secrets, surtout maintenant que je suis adulte. Le problème est qu’il m’a façonné comme il le souhaitait. Il m’a appris a être celle que je suis aujourd’hui.  « Ok. Je compte sur toi Yekatherina. » dit-il avant de me raccrocher au nez. Alexander n’a pas le temps. C’est aussi l’une des rares personnes qui m’appellent encore par mon prénom entier. Je retient l’envie de m’ébrouer tandis que les frissons parcourent tout mon corps. Je le hais de tout mon être. C’est viscéral.

L’Urukaï est un bar appartenant à Alexander dont nous avons hérité la gérance avec Vaas et où nous avons établi notre lieu de vie. L’appartement dont nous disposons est immense. Chacun de nous a sa chambre, sa propre salle de bain et même un salon. L’intimité avant tout, c’était la condition cinequa non pour que nous vivions ensemble. Comme en Russie. La villa de notre père est si vaste que nous avons toujours vécu ensemble, voire même avec des hommes de main d’Alexander sans que jamais nous nous marchions dessus. Je quitte l’espace confiné de ma voiture et pénètre dans notre bar. Les employés me saluent mais je leur jette à peine un regard. Ils me considèrent très certainement comme la Reine sans coeur, je peux entendre d’ici les bruits de couloir. Il est évident que mon frère est celui que l’on préfère malgré sa mine patibulaire. Mes talons claquent sur le sol tandis que je me dirige vers notre escalier personnel qui mène à l’étage. Personne n’est autorisé à monter ici sans notre accord et nous sommes catégoriques.

Après quelques secondes de fouille dans mes poches, je me remets en marche, Vaas est à l’appartement de toute évidence. J’ai très certainement oublié mes clés dans la voiture. Ce n’est pas le genre de chose qui m’arrive d’ordinaire. Je ne suis pas étourdie et encore moins maladroite. Mais ces derniers temps j’ai l’impression d’être dans la brume. Littéralement. Je n’ai pas le temps de sonner que la porte s’entrouvre sur mon jumeau torse nu, la peau encore humide, un bras posé contre le chambranle de la porte. J’hausse un sourcil. S’attendait-il à la visite de quelqu’un d’autre ?  « Pile au bon moment, ou presque. » me lance-t-il alors qu’il s’écarte très légèrement afin de me faire un passage. Vaas et moi avons toujours été connectés psychiquement. Gamins, il nous arrivait de terminer les phrases de l’autre, de savoir pertinemment ce que l’autre voulait ou ne voulait pas. Ce qui agaçait au plus haut point notre père. Il ne supportait pas de nous voir si liés l’un à l’autre. Alors nous avons appris à réprimer nos besoins de nous toucher, de nous montrer que nous nous étions compris. Mais la connexion est restée, quoi qu’il arrive. On ne peut pas séparer les deux parties d’une même entité. Je me faufile finalement sous son bras, non sans lui embrasser le pectoral. Je ne suis pas quelqu’un de tactile, du moins en apparence. Mais passé le seuil de ma porte, je peux enfin me permettre d’être moi-même et les contacts physiques avec mon frère jumeau sont vitaux. Je ne peux pas aller contre mon besoin de me caler contre lui, de le toucher, ne serait-ce que du bout du doigt.  « Deux minutes. » me lance-t-il tout en se dirigeant vers sa salle de bain. J’en profite pour quitter mes escarpins avant de m’affaler sur le canapé du salon. Je déteste Alexander. Sa voix résonne encore dans ma tête, avec ses intonations de merde, comme si j’étais son sale clébard et que je n’avais pas obéit à son foutu ordre. Le poids du corps de Vaas me tire de mes pensées. Mon frère s’allonge à demi sur moi, sa tête reposant sur mes cuisses. Il me regarde avec son petit air taquin en levant dans ma direction un petit paquet de gâteaux.  « T'en veux ? » me demande-t-il et un sourire en coin étire mes lèvres  « T’avises pas de tout manger ou je te jure que je t’enfonce l’emballage dans la gorge. » je lui réponds en riant. Il sait que je ne rigole pas. J’ai fait bien pire que ça. Mais Vaas est bien la seule personne a qui je ne ferai jamais de mal. Ce serait comme m’auto-mutilé. Quoi que je préfère encore devoir me torturer moi-même que de devoir toucher à ne serait-ce qu’un cheveu de mon frère. J’attrape un bâtonnet de biscuit avant de le tremper généreusement dans la pâte à tartiner. Nous raffolons de ces friandises depuis que nous sommes gamins.  « Lâche le morceau. » Je hausse les sourcils tout en finissant de lécher mon doigt plein de chocolat.  « J’ai rien à cracher Vaas. Pourquoi tu dis ça ? » Ok. Erreur. Je viens clairement de lui dire que quelque chose n’allait pas. Je n’ai pas pour habitude de me braquer. Normalement j’aurais dû rire et enchainer sur autre chose. Quoi que, en temps normal Vaas ne m’aurait pas dit ça non plus. Foutu lien de gémellité. Je repousse sa tête pour me lever et aller devant la fenêtre qui donne sur le parking où nos clients discutent. Je croise les bras.  « Alexander m’a appelé. » Ce n’est pas tout, et je sais qu’il va le sentir, mais… je peux pas lui en parler tout de suite.



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Vaas Zakhraov
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MessageSujet: Re: Take a deep breath and put me on the front line [Yeka] Mer 12 Déc - 12:00




Nika + Vaas  
« Take a deep breath and put me on the front line. »

La tête calée sur tes genoux, je te tends le paquet de biscuits pour que tu pioches dedans.

« T'en veux ? »

« T’avises pas de tout manger ou je te jure que je t’enfonce l’emballage dans la gorge. »

Une note mutine habite ton rire et ça me fait toujours du bien de l'entendre. Ça dénote que tu te sens bien et que le moral n'est pas complètement HS, au moins durant ce genre de moments-là.

- Je n'ai jamais été déraisonnable question bouffe ... avançais-je sur la voie de la mauvaise foi alors qu'on sait tous deux combien je peux me bâfrer, et pas que de façon occasionnelle ... ! Malgré cela, je n'ai pas un pet de jeu niveau graisse, de quoi rendre jaloux.
Il n'empêche que malgré ce doux sourire sur ton visage, je te sens limite tendue. Quelque chose me laisse à penser qu'un truc cloche. Secouant le paquet vers le haut pour en faire dépasser un bâtonnet que je coince entre mes lèvres, je t'invite à me dire ce qui te turlupines, la friandise tanguant au rythme de mes propos.
Tu m'adresses un regard aussi dubitatif qu'innocent qui est toutefois loin de me tromper.

« J’ai rien à cracher Vaas. Pourquoi tu dis ça ? »

L'expression "pas dupe" se traduit brièvement sur mes traits. Je penche le récipient de choco-noisette pour en profiter à mon tour, la pâte manquant de couler durant le court trajet jusqu'à ma bouche mais que je rattrape in extremis. Je me fais l'effet d'un môme. Une image qui n'a présentement rien à voir avec ce que notre père a fait de nous.
Quoi qu'il en soit, ton malaise est d'autant plus frappant que tu te relèves en m'écartant légèrement pour te faire un passage, prenant la direction de la fenêtre en me tournant un instant le dos. Une façon de dissimuler ton trouble.

« Alexander m’a appelé. »

- Humpf, ça je l'avais deviné. Quoi d'autre ? rétorquais-je la bouche pleine.

Je n'attends pas forcément de réponse immédiate, je te connais assez pour ne pas plus insister que cela. La patience avec toi est un jeu d'enfant contrairement à d'autres. Tu es bien la seule avec qui ça ne me pose aucun problème de devoir en montrer. C'est sans doute là le signe du profond respect qu'on a l'un pour l'autre et plus encore de notre affection. Continuant de grignoter, je te rejoins et viens appuyer mon menton sur ton épaule en me calant dans ton dos. Un bras enroulé autour de ta taille, l'autre armé des biscuits placé un peu plus haut de façon à ce que tu les ai pile sous le nez.
Petite dose de réconfort made in Zakhraov. Je dis ça comme si c'était synonyme de renom ou de qualité et pourtant même si j'éprouve comme un semblant de fierté par rapport à ce patronyme que je partage avec toi, il y a l'autre facette qui quant à elle m'a bien souvent donné envie d'en porter un autre. Mais si je n'étais pas né Zakhraov, je n'aurais pas eu ma jumelle et sans doute que cette vie que je rejette parfois par certains de ses aspects même si je m'y plie volontiers, serait d'un ennui fatale.

- Tu te rappelles lorsque nous étions mômes, on devait avoir onze ans je crois, et qu'on piquait les clés de la bagnole à l’abri dans le garage pour nous y faufiler et écouter de la musique en douce ?

Je repose le paquet désormais vide sur le meuble tout proche en me penchant un instant et m'appuie à mon tour contre un pan de la fenêtre.

- On s'imaginait partir sur les routes, à la conquête d'autres pays plus exotiques ou ici aux États-Unis. Plus loin encore comme lorsqu'on s'imaginait alors à bord d'un vaisseau spatiale, parcourant l'immensité de l'espace pour de folles aventures, narrais-je la tête pleine de souvenirs.

Je me rappelle qu'on avait même réussi à se faire une sorte de cabane à l'intérieur du véhicule en tendant des couvertures entre les espaces à l'arrière et à l'avant pour nous confectionner comme un genre de tente au niveau de la banquette arrière qui était censé représenter l'espace couchage. Le coffre lui, était pour ainsi dire la plateforme arrière depuis laquelle on débarquait sur une planète ou depuis laquelle on se lançait dans le vide étoilé pour faire des réparations à l'extérieur du vaisseau malencontreusement touché par un astéroïde.

- Si nous n'avions pas atterrit dans une telle famille, peut-être que toi et moi serions devenus astronautes, qui sait, soulignais-je avec amusement.

Je te contourne, déposant au passage un bisou sur ta tempe avant d'aller récupérer ma veste qui traine en vrac plus loin sur un fauteuil. Les clés de ma Mustang Super Snake en main, j'attire ton attention en les faisant tinter puis viens attraper ta main dans l'intention de t'embarquer pour une petite virée qui nous remémorera à sa façon les souvenirs évoqués. Enfants, nous ne pouvions que faire semblant de conduire, imitant le rugissement du moteur alors qu'on se voyait lancés à pleine vitesse, aujourd'hui on a tout à loisir de se faire plaisir au volant et de se balader au hasard des routes. Ou presque car nos obligations nous forcent néanmoins à être présents dans notre milieu selon les affaires en cours. Au final, je me fais la réflexion que nous ne sommes pas aussi libres que nous pourrions le penser. J'adorerais partir ce soir, me rendre à l'autre bout du monde avec toi sans prévenir qui que ce soit. Il y a bien une destination où nous allons devoir nous rendre prochainement, la Thaïlande, malheureusement, ce n'est pas pour des vacances même si nous aurons à loisir d'en profiter un peu. Le hic principal là-dedans, c'est qu'Alexander sera du voyage.

Nous quittons ainsi l'appartement pour prendre le direction du parking en sous-sol où nous attend ma voiture. Je te lance les clés, sachant que tu aimes bien la conduire. Le but de cette sortie étant d'aller se balader loin de la ville histoire de changer de paysage pour une petite heure et dévorer le bitume à pleine vitesse dans les coins désertés en général de toute circulation. Au retour, nous pourrions nous arrêter par un drive pour commander des burgers-frites et manger en allant se balader sur ocean boulevard, le long de l'eau.
C'est drôle de se dire que nous sommes en plein hiver alors qu'ici on se croirait au printemps. L'hiver à San Diego et alentours, les températures tournent autour de 13°c au minimum et oscillent plus généralement dans les 18-23°c. Rien à voir avec les hivers glaciales en Russie ou ailleurs.


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