AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez| .

If you want it all, come and follow me [Theodora]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
AuteurMessage

Vaas Zakhraov
avatar




Avatar : Ryan Gosling
Statut Civil : Celib
Occupation : Coursier pour son père au sein de la Podolskaia, une organisation de la mafia russe. Et mécano à mi-temps dans le garage automobile d'une connaissance. Il y bosse par passion plus que par soucis d'afficher une source de revenus légale.
Age du perso : 32 ans
Copyright : Fuck Yeah ! Ryan Gosling

En savoir plus ?
Mes dossiers
Mes liens:
Signes particuliers:
Casier Judiciaire:



MessageSujet: If you want it all, come and follow me [Theodora] Mar 4 Déc - 11:40




Theodora + Vaas  
« If you want it all, come and follow me »

- Ce sera sans nous, mec ... .

Mon ton n'invite à aucune réplique de la part de l'autre type, et pourtant, il insiste. Ne comptant pas m'éterniser ici plus longtemps après notre conversation, comptant sur le fait qu'il comprenne et se tire enfin, je m'éloigne mains dans les poches sans tenir compte de ses nouveaux arguments , lesquels sonnent creux à mes oreilles. Mais ce dernier se place en travers de mon chemin et je m'immobilise alors, relevant un regard peu amen sur sa personne. Certains ne comprennent pas la notion de "fais pas chier et casse toi". Ou bien il fait partie de ceux appréciant qu'il leur arrive des bricoles. Je claque alors les doigts en indiquant la direction de la sortie. Il obtempère finalement, comprenant à mon regard qu'il n'a pas intérêt à trop me pousser.

La journée a été déjà quelque peu tendue et frustrante. J'ai besoin d'un verre. Quittant la partie gérance à l'arrière de l'Urukaï, je rejoins le bar où pas mal de monde se presse déjà. J'adresse un signe au barman avec qui il règne une bonne entente. J'aime bien ce mec, il est sérieux et il ne nous a jamais causé de soucis à ce jour. Il connait mes habitudes mais ce soir, j’ai besoin d'un truc différent, quelque chose de plus fort encore qu'à mes habitudes. Pour une fois je m'installe au bar plutôt que dans un coin de la salle mais je n'y demeure toutefois pas longtemps, j'ai quelque peu la bougeotte ce soir, sans doute un besoin d'évacuer toute la tension de ces derniers jours. Il a ce qu'il me faut. Un shots dénommé le B-52, propre à vous faire décoller en un instant. Il s'agit d'un mélange de Khalua, de Baileys et de Cointreau qu'on fait flamber une minute avant de le déguster d'une traite avec une paille.

Après ça, autant dire qu'on se sent de nouveau d'attaque. Je quitte bientôt le bar pour aller me hasarder dans la partie nightclub. Je n'ai jamais été spécialement friand des discothèques mais cet endroit a su me charmer avec sa déco d'inspiration indonésienne, comme dans le bar. Je ne saurais dire si c'est ce qui confère cette ambiance si particulière à ces lieux mais quoi qu'il en soit, ça m'a charmé dès le premier jour où j'y ai mis les pieds et c'est sans doute ce qui m'a incité à établir mes appartements deux étages au-dessus. Sans compter que l'espace était disponible, faisant partie de l'ensemble du bâtiment et du nightclub. Avec ma sœur, on aurait pu décider d'étendre les lieux en créant d'autres salles au second mais la décoration, tout cet espace et les grandes tentures en brocard dans les couloirs m'ont séduit en un clin d’œil. L'appartement est vaste et insonorisé, je n'aurais pu profiter d'autant espace sans faire monstre de recherches et devoir sans doute orienter celles-ci en dehors du centre ville.

Je croise quelques têtes connues qui me font la grâce de ne pas venir m'embêter avec des poignées de main. La plupart savent que je ne suis pas de ceux qui aiment qu'on leur dresse le tapis rouge à leur arrivée, encore moins qu'on fasse étalage de mon statut ici. Sans doute pour cela aussi que je me balade incognito, vêtu d'un pantalon cargo et d'un t-shirt tous deux noirs.
Déambulant tranquillement sur le côté où se masse la foule de danseurs, je relève encore une fois le choix de la musique. On a décidément trouvé un bon DJ qui en donne pour tous les goûts sans coller au vu et revu par rapport à tout ce qu'on entend en ce moment. J'aime l'originalité et la musique de qualité, pas toute cette merde qu'on peut entendre un peu partout. Moi qui était pas mal porté sur le blues et la soul en teintant le tout d'un peu de rock, la musique passée ici a su élargir quelque peu mes horizons.

Je rejoins la mezzanine qui surplombe une partie de la salle et m'allume une clope en allant m'accouder sur le garde fou. Un bras ballant dans le vide, clope aux lèvres, je parcoure la foule du regard quand je capte le regard d'une jeune femme dont la chevelure aux reflets platines semble former comme un halo fantomatique autour d'elle au rythme qui souligne leur balancement. Sa vision me capte tout entier ... hypnotique, sensuelle, charmante. Je ne sais décrocher mon regard, si bien que l'atmosphère change du tout au tout, comme si tout semblait étouffé autour d'elle. J'ai rarement été aussi ... je ne trouve pas le mot. Peu importe. J'essaye de me défaire de sa vision en retournant mon attention ailleurs et tire une taf sur ma cigarette. Mais il me faut à peine le temps de l'expirer pour que mon regard se reporte à nouveau sur elle.
Nos regards se rivent à nouveau l'un dans l'autre pour un moment qui semble s'éterniser tandis que je suis la grâce avec laquelle elle se laisse porter par la musique. Et plus tard, cette attraction particulière fait de moi une proie, me poussant à la rejoindre.
Je fends la foule jusqu'à elle, discrètement, sans me faire remarquer, me plaisant au jeu de la surprendre en me glissant alors dans son dos. Zombie Killer version HS Remix de Rob Bailey & the Hustle Standard - clic clic par ici, résonne dans la salle et je me calque à son rythme, balançant bientôt mes hanches au rythme des siennes lorsqu'elle capte alors ma présence. Désireux qu'elle demeure ainsi dos à moi, j'enroule à demi mes bras autour de sa taille, tout en douceur, sans trop m'imposer, juste un effleurement pour qu'elle ne se sente pas prisonnière de mon étreinte.

Je me montre rarement aussi audacieux et entreprenant, si ce n'est quand on suscite à ce point mon intérêt et je ne crois pas avoir déjà été à ce point attiré par une inconnue, aussi charismatique soit-elle. L'effet de cet alcool mérite son appellation ou bien est-ce encore autre chose qui m'a mené aussi facilement jusqu'à elle ... ? C'est quelque peu déroutant.
Je me laisse porter par la musique et son contact, passant une main dans ses cheveux pour les écarter sur le côté et me pencher légèrement vers le creux de son cou comme pour mieux m’enivrer de son parfum. Peu importe si elle me repousse, je suis présentement dans mon monde, un monde que je partage avec elle par notre proximité et l'intensité qu'elle révèle entre nous deux.

©️ 2981 12289 0

_________________
Every man is a sinner, every man is a liar.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Theodora J. Townsend
avatar




Avatar : Bryden Jenkins
Statut Civil : Célibataire, attend le grand amour
Occupation : Responsable éditorial dans une maison d'édition
Age du perso : 26 ans

En savoir plus ?
Mes dossiers
Mes liens:
Signes particuliers:
Casier Judiciaire:



MessageSujet: Re: If you want it all, come and follow me [Theodora] Mer 5 Déc - 16:27

Vous vous êtes déjà réveillé avec un vide au fond de votre estomac, comme l’impression de n’être que néant. Et bien moi, c’est la douloureuse impression que j’ai trop souvent. Et encore plus depuis que je suis arrivée à San Diego et que je recherche ma moitié, ma jumelle. Même au milieu d’une foule compacte et active, je me sens seule. Cette impression est tellement présente chaque jour qui passe, que je me suis demandé ce qu’était de vivre réellement. Vivre, oser, être tout simplement ! Et pour moi, la personne qui décrit le plus cette facilité d’aller vers les autres, de sensualité et de liberté, c’est Lux. Depuis petite, je l’envie d’être ainsi, de ne jamais se mettre de barrière, de se laisser ainsi aller à une proximité sentimentale avec le premier beau mec qui passe, moi, je suis toute autre. J’ai peur de ne pas avoir main mise totalement sur ma vie et mes actes. Ce pourquoi je ne bois que très rarement, qu’à part pour mon nouveau boulot, jamais je n’ai osé, jamais je n’ai tenté quoique ce soit.

Ce soir, comme tous les autres, je suis dans mon divan, avec mon soda light et ma couverture sur les pieds à regarder une énième comédie romantique. Je soupire à voir l’héroïne papillonner, s’amuser et finir par tomber follement amoureuse. Follement au point de ne plus toucher terre, de ne plus imaginer la vie sans lui et surtout sans cette foutue passion qu’il a mise au fond de son coeur. Et là, je ne sais pas ce qui me prend. Je me lève d’un bond de mon divan. je vais vers ma chambre que je retourne totalement avant de tomber sur la tenue parfaite. Une petite robe, style nuisette, en soie, de couleur crème, avec un léger décolleté et tombant à mi-cuisse. J’ai pris une photo de ma soeur, je l’ai mise sur le côté du meuble et j’ai imité son maquillage. Hypnotique,décalé, mais surtout sobre. J’ai passé un bon coup de brosse dans ma chevelure de feu et j’ai mis des talons aiguilles noirs à mes pieds, ce qui me donnera une chute de reins parfaite. Enfin c’est ce que j’imagine. Je me regarde une dernière fois dans le miroir à pied que j’ai dans ma chambre et je sourie. On dirait Lux ! Je suis donc parfaite ! J’enfile une petite veste en jeans et je suis partie direction, en taxi, d’une boite de nuit dont mes collègues m’ont souvent parler. Elle se trouve dans Downtown et est parfaite pour faire des connaissances d’après elles toutes.

D’ailleurs, j’y arrive très rapidement et j’y entre tout aussi vite. Des gens me saluent comme si ils me connaissaient depuis des années alors que je laisse ma veste au vestiaire. Je fais des sourires, je ne dis rien, je me contente de jouer le jeu, d’être une autre ! Je vais au bar, là encore, plus silencieuse que d’habitude, je laisse jouer le mystère acceptant deux cocktails d’un homme pas trop mal. La trentaine, plutôt très élégant. Je rigole à ses blagues qui ne m’amusent pas et surtout je me perds dans une discussion aussi ennuyante que soporifique. Et là, d’un coup, il vient me dire à l’oreille que je peux le rejoindre dans sa chambre dans un quart d’heure si je le désire, il en aurait une dans l’hôtel au coin de la rue. J’hausse les sourciles et là, je comprends directement vu son regard que je joue bien le jeu et quand il m’appelle Poppy, nom de “scène” de ma soeur, je me recule outrée et je tourne les talons pour retourner prendre un dernier cocktail seule de l’autre côté du comptoir. Mon coeur bat si vite, mes mains sont légèrement moites. Je n’en reviens pas ! Je ne savais pas comment agir sauf m’enfuir. Quand j’arrive au fond du verre, moi qui n’ai jamais bu de ma vie quasiment, je sens déjà une chaleur agréable prendre le contrôle de tout mon corps, je sens ma tête tourner légèrement, juste assez pour me faire oser !

Je pose alors mon verre vide sur le comptoir et je pars en direction de la piste de danse. Là, je reste quelques secondes sans trop bouger, sans trop oser, jusqu’à ce qu’une musique totalement entêtante m’arrive aux oreilles. Je ferme les yeux et je me laisse juste porter par la musique. Ne prenant pas attention aux corps que je frôle de mes mains, de cette chaleur qui monte en moi, de la sensation d’être légère comme une plume alors que la musique me transporte totalement. La tête légèrement penchée en arrière, je me laisse aller à me déhancher, ma longue chevelure venant caresser le bas de mon dos. Je suis bien, je me sens bien, je ne suis plus moi même et ça me plait tellement. C’est ce moment qu’à décider mon regard pour le trouver, lui, blond, les yeux vissé dans les miens. Je ne cesse de laisser mes hanches bouger, danser, onduler au rythme de la musique. Musique que je dois bien avouer excellente dans cette boite, changeante, allant avec tout l’impact langoureux qu’à cette décoration sur mon esprit. Je soutiens son regard, je me mordille même légèrement la lèvre inférieure. Je ne sais plus trop ce que je fais ni ce qui me prends, mais je joue, pour la première fois de ma vie, mon corps réagit à une pulsion totalement déstabilisante. Une main glissant souvent dans ma chevelure pour ne pas perdre son contact visuel, par stress aussi quelque peu, une manière pour moi de garder de la contenance et de continuer à être … Etre vivante !

Je ne ferme les yeux que quelques secondes et quand je les ouvre à nouveau, il n’est plus là. Un soupir de soulagement me transporte, si il s’approchait, je ne saurais même pas comment réagir, mais c’est suivi par une nouvelle impression de vide à combler. Son regard imbriqué dans le mien, je me sentais bien, comme si j’avais enfin trouver un moyen d’être moi et bien à la fois. Mais je ne veux pas que la soirée s’arrête ainsi, alors je me remets à danser, me laissant à nouveau totalement transporter par la musique totalement envoutante. Je danse, je bouge sans me soucier de quoique ce soit. Et là, mon souffle s’arrête quelques secondes, mon coeur saute un battement, mais je ne cesse pas de bouger. Je ne sais pas pourquoi, mais je n’ai pas besoin de me retourner pour savoir qu’il s’agit du gars de tout à l’heure. Je ferme alors les yeux, laissant ses bras m’entourer, sentant son parfum m’entourer. J’hume celui-ci car un parfum en dit beaucoup sur un homme. Celui ci est très masculin, brut et poivrer légèrement . Un homme de caractère ! Lorsqu’il enlève ma chevelure de la sorte, je penche légèrement dans un souffle ma tête sur le côté, laissant nos deux corps se rapprocher encore un peu et ma tête tourner de l’alcool que j’ai bu, mais également de ce qu’il me fait ressentir. C’est ça être Lux ? Oser ! Je déglutis difficilement alors que nos hanches bougent en cadence, mon dos contre son torse, mes mains venant rejoindre les siennes et ma tête partant en arrière pour la poser sur son épaule. Mes yeux toujours fermés, je profite juste du moment présent. J’avais l’impression que nous n’étions plus que nous deux sur cette piste de danse, j’avais mon coeur qui tournait lui aussi, alors que du bout des doigts d’une de mes mains, je viens caresser son avant bras, le frôlant juste du bout des ongles, passant de son coude à sa main, ne prenant pour la première fois aucune limite ni peur par rapport aux regards des gens. Un sourire se dessine alors légèrement sur mon visage alors que la musique touche peu à peu à sa fin !
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Vaas Zakhraov
avatar




Avatar : Ryan Gosling
Statut Civil : Celib
Occupation : Coursier pour son père au sein de la Podolskaia, une organisation de la mafia russe. Et mécano à mi-temps dans le garage automobile d'une connaissance. Il y bosse par passion plus que par soucis d'afficher une source de revenus légale.
Age du perso : 32 ans
Copyright : Fuck Yeah ! Ryan Gosling

En savoir plus ?
Mes dossiers
Mes liens:
Signes particuliers:
Casier Judiciaire:



MessageSujet: Re: If you want it all, come and follow me [Theodora] Jeu 6 Déc - 10:26





Theodora + Vaas
« If you want it all, come and follow me »

Plus tôt, tu sembles avoir deviné ma présence, te prêtant au jeu sans te retourner. Et désormais, tes gestes sont d'autant plus enivrant au fil de nos mouvements qui s'accordent et de cette langueur qui nous habite ... insouciante, sensuelle, hypnotique. Tout propos serait inutile. Il n'y a que la magie de l'instant et l'intensité qui nous traverse comme un courant électrique. Il me semble que ça fait une éternité que je n'ai ressenti quelque chose de similaire et d'à ce point intense. C'est bon de vivre ce genre de choses et ça semble me ranimer comme si tout ce que j'avais vécu jusque là se révélait finalement on ne peut plus fade.

Tu me laisses me pencher un instant dans le creux de ton cou, mes lèvres frôlent ta peau et notre proximité enivre encore un peu plus mes sens. Tes mains viennent s'apposer par-dessus les miennes dans une caresse. Ça ressemble à de la tendresse, un sentiment qui ne m'est guère familier en dehors des témoignages d'affection que j'échange avec ma sœur. Ce refus de me lier depuis quasiment toujours et cet arrière-goût étranger que me laisse ce genre de témoignage en dehors de ma minuscule cellule familiale m'ont rendu distant et froid, presque insensible. Et à cet instant précis, tout ce flot de sensation nouvelles me fauche avec un plaisir que je ne connaissais pas auparavant. Je ne suis pourtant pas à court de partenaires, je connais le désir et tout le plaisir que l'on peut en retirer mais j'entrevoyais cela jusqu'ici comme un besoin, quelque chose de presque machinal.
Et présentement, plus que du désir, j'éprouve la simple magie d'un instant, d'une caresse, d'un regard échangé. Cette façon silencieuse, implicite et pleine de charme de communiquer, de partager sans en attendre forcément plus.
Ta main glisse sur mon avant bras avec douceur et l'une de mes mains vient enlacer la tienne alors que je cale ma tête tout contre la tienne, les yeux fermés pour mieux me laisser porter. Un demi sourire se glisse sur mes lèvres lorsque bientôt on nous interrompt.
Je rouvre les yeux sur l'un de mes hommes, lequel me délivre un message à l'oreille.

- Patron, on a remis la main sur le dénommé Gavinsky.

Ma mâchoire se crispe légèrement. Encore un qui s'entête à me désigner comme tel, je déteste ça, j'ai le sentiment d'être mon père dans ces moments-là. Mais la plupart des types qui gravitent autour de moi et ma sœur ont cette habitude et ont l'impression d'être déjà trop familier même en disant monsieur. Chose étrange puisque ça devrait être le contraire. Soit, je ne cherche plus à comprendre.

- Ça peut attendre, rétorquais-je sur ton discret mais néanmoins ferme.

- Permettez-moi d'insister. Il a des informations qui risquent de vous intéresser.

Bon sang ... j'avale difficilement qu'on m'arrache à cet instant et pourtant, je me dois d'y aller. S'il s'était agit de moins que l'affaire que ça concerne, j'aurais aisément repoussé la chose. Je lui fait signe de dégager et reste encore un instant en ta compagnie, juste le temps d'entrelacer nos doigts en te faisant désormais à demi face. Juste le temps de te souffler la seconde suivante :

- Je saurais te retrouver si tu restes dans les parages ... .

~*~

Je suis resté mystérieux sur le temps que durerait mon absence. Peut-être que je laisse moi-même une place au hasard ou plutôt au risque ainsi qu'au doute lié à la possibilité que tu quittes les lieux. Mais comme je te l'ai soufflé plus tôt, je saurais te retrouver, ici ou ailleurs.
Je rejoins trois hommes attablés dans une arrière salle côté bar. Deux d'entre eux encadrent le dénommé Gavinsky. Je prends place et l'un de mes hommes fait signe à un serveur qui passe par là de m'apporter un verre, connaissant mes habitudes.

- Répète-lui ce que tu m'as dit tout-à-l'heure, déclare l'un des miens à Gavinsky qui semble vouloir se faire tout petit entre ces deux types qui font deux fois sa taille.

Le type flippe, ça se voit à sa posture et tout dans son attitude. Cependant, il a l'air d'avoir besoin qu'on insiste un peu pour se prêter au jeu et je me redresse alors un instant, claquant la paume de mes mains sur la table où je prends appui. Je n'ai rien dit que le type fait "ok ok je vais parler".

~*~

Il a du s'écouler moins d'une quinzaine de minutes depuis que j'ai quitté la partie nightclub en te laissant derrière moi. Et je ne tarde pas à te croiser à nouveau. Je réduis la distance entre nous et attrape ta main pour t'entrainer à ma suite, me retournant juste à un moment pour te glisser un "suis-moi" encourageant. A mon attitude, tu devineras sans doute que je désire te montrer quelque chose et non t'embarquer quelque part comme feraient certains types dans l'intention de s'acoquiner dans un coin à l'écart.
Nous atterrissons ainsi bientôt dans une partie aux étages supérieurs où la clientèle n'a pas le droit d'accéder. Je t'entraine jusqu'à un toit qui fait terrasse et qui offre une vue fabuleuse sur la ville. Je relâche ta main et bondis sur le muret tout proche, l'arpentant tranquillement.

- Approche, on ne risque pas de tomber, il y a un garde fou tout le long, dis-je en te tendant la main, pour te montrer que ce n'est pas dangereux.

La vue donne en contrebas sur Horton Plaza Park située non loin, une grande place entourée de bâtiment colorés et d'une fontaine qui à cette heure tardive est éclairée.

©️ 2981 12289 0



_________________
Every man is a sinner, every man is a liar.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Theodora J. Townsend
avatar




Avatar : Bryden Jenkins
Statut Civil : Célibataire, attend le grand amour
Occupation : Responsable éditorial dans une maison d'édition
Age du perso : 26 ans

En savoir plus ?
Mes dossiers
Mes liens:
Signes particuliers:
Casier Judiciaire:



MessageSujet: Re: If you want it all, come and follow me [Theodora] Sam 8 Déc - 18:16

Je suis si bien, je ne pense à rien d’autre qu’à mon corps collé au sien, à la musique enivrante, électrisante. Vous savez le genre de musique qui vous prend aux tripes, vous fait vous sentir en pleine harmonie avec vous-même. Elle est aussi hypnotisante que le parfum du jeune homme que je suis sans réellement réaliser ce que je fais. L’alcool me fait tourner la tête et je ne réfléchis plus. Ses lèvres venant se poser dans mon cou auraient du me faire me crisper, m’arrêter quelques secondes de danser, de bouger inlassablement contre son corps qui m’attire, mais rien. Je continue, je profite. Je crois que l’alcool que j’ai ingurgité à anesthésier mes sentiments et mes inhibitions. Mais ce que je remarque en premier, c’est que pour la première fois depuis bien trop longtemps, je me sens vivre.  Peut-être que si je continue de la sorte, je regretterai mes actes demain, mais là pour le moment, cet inconnu, qui devrait rester tel quel, un inconnu, me fait vivre, respirer et toucher du doigt ce que je ne serai jamais.  Sa main qui vient prendre la mienne, mes doigts qui caressent son bras, son souffle chaud dans mon cou, tout est fait pour faire perdurer le rêve, au moins le temps de cette musique, avant que je ne me réveille de cette douce utopie et que j’ouvre les yeux réellement. Cette danse est intrigante, invitante et surtout elle me permet d’être celle que je voulais pour cette soirée .

Je sens son corps qui se détache, je sens mon emprise sur le rêve qui perd de la surface, mais je continue à bouger, à danser, à m’accrocher au peu que je le peux . Jusqu’à ce qu’il revienne à moi pour entrelacer nos doigts. Geste anodin mais qui me fait sauter un battement de coeur et cette voix suave et rauque, cette phrase que tu me glisses à l’oreille, tout paraît si irréel à mes yeux. J’ai l’impression de ne pas être moi même, j’ai l’impression d’être spectatrice intérieure de la vie que pourrait mener ma soeur. Et ça me plait, il me plait ! Lorsque le jeune homme quitte mon champs de vision, je continue à danser pendant une petite dizaine de minutes, puis sentant que je prenais à nouveau le chemin du réveil, que mes pieds commençaient à nouveau à se retrouver à terre, je décide d’aller me boire un verre. Je me rends donc au comptoir et je commande un cocktail, n’importe lequel, tant qu’il est sucré et alcoolisé. Le barman ne se fait pas attendre et me tend un verre avec une paille et une rondelle d’orange accrochée au bord de  celui-ci. Je veux le payer mais il me prévient qu’un homme à l’autre bout du comptoir vient de payer pour moi. Je le remercie d’un sourire et en levant mon verre. Et alors je bois une première gorgée à la paille, je le vois qui s’approche lentement de moi. Je m ‘apprête, je ne sais pas comment à m’en débarrasser lorsqu’il me fait déjà face. Je bois de grosses gorgées, je veux me sentir à nouveau légère telle une plume, la tête dans les étoiles, mais j’avoue que ce type m’endort.

Je finis rapidement mon verre, je le pose sur le comptoir, sentant mon corp se délester de tous les poids, je sens mon cerveau s’embrouiller, être dans le vague, mais j’aime ça. Je ne suis pas saoule au point de ne plus savoir ce que je fais, mais bien assez imbibée pour le suivre. Parce que c’est ce moment précis où je veux me débarrasser du type qui m’a payer un verre pour que le bel inconnu fasse à nouveau son entrée dans le jeu de ma soirée. M’attrapant la main que je sers pour ne pas la perdre, je le suis. Et d’autant plus après ce regard lancé vers moi. Je suis peut être idiote ou dupe, je vais peut-être le regretter, mais pour la première fois de toute ma vie, c’est mon instinct et l’envie de folie que je suis. Dans un sourire, nous fendons la foule pour en arriver à une porte marquée privée. Aucun mot n’a encore passé le barrage de mes lèvres, tu ne connais encore le son de ma voix, mais je crois que les mots sont bien superflus entre nous pour le moment. J’ai juste besoin de toi pour m’emmener à nouveau loin de ce vide qui avait pour mauvaise habitude de triturer mes tripes. Et nous parcourons plusieurs mètres de dédales de couloirs avant d’arriver sur le toit. Lorsque tu ouvres la porte, j’ai tout d’abord une fraction de seconde, un dernier élan de lucidité avant que l’air frais ne me fasse vraiment tourner la tête et me fasse oublier toutes les barrières que je m’étais posée jusqu’à maintenant.

Je continue de le suivre  jusqu’à ce qu’il me lâche la main pour grimper sur un petit muret. Prise d’un  frisson, je referme directement mes bras autour de mon corps bien trop dévêtu pour être sur un toit en plein mois de décembre. Mais lorsqu’il m’invite à le rejoindre, me tendant la main, je sens mon corps bouger presque immédiatement, je ne réagis réellement que lorsque je sens la peau de sa main encore chaude contre la mienne et que mon pied se lève pour venir le rejoindre et là,  je m’en prends plein la gueule.

- Wouah, magnifique !

M’esclamais-je lui tenant toujours la main aussi fermement. Je n’ai pas peur du vide, mais là, je n’ai pas confiance en ma lucidité. Je ne lui fais pas face, je regarde la vue, prenant de grandes bouffées d’air alors que ma peau prouve que la température de mon corps se refroidit. Malgré les portes fermées entre nous et la boite de nuit, malgré les mètres de couloirs qui nous séparent de ce lieu, j’entends toujours la musique tourner au fond de ma tête. Et là, ça me ressemble pas, mais je viens faire dos au vide, je laisse le doute et le destin se jouer de moi. Je viens lui faire face, toujours sa main ancrée dans la mienne, mon regard venant s’ancrer à son tour au sien, puis alors que ma main libre vient reporter mes cheveux vers l’arrière.

- Ne me lâche pas, c’est moi qui aurait besoin de garde fou pour le reste de la nuit !

Une manière de garder le secret, le suspense et le mystère. Alors qu’en général, j’aurais fait les présentations, j’aurais cherché à savoir qui il était  avant de le suivre, aujourd’hui, je veux juste qu’il m'enivre encore plus, que ça reste tel un doux rêve que je pourrai oublier ou au contraire me rappeler à ma guise. Je ne veux pas que ça devienne concret, je veux qu’il ne soit que cet inconnu qui me fait vibrer comme personne ne l’a fait jusqu’à aujourd’hui. Je veux qu’il continue pour la nuit à me faire vibrer et être entière. Je me retourne alors pour faire à nouveau face à la vue magnifique et je me colle à son torse, peur de tomber, peur de ne plus rien ressentir de tel une fois que je l’aurai quitter. Ma main libre vient se poser sur sa hanche, m’accrochant légèrement à son vêtement, attirée par le vide, par la peur de tomber aussi et cela malgré le garde fou !
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Vaas Zakhraov
avatar




Avatar : Ryan Gosling
Statut Civil : Celib
Occupation : Coursier pour son père au sein de la Podolskaia, une organisation de la mafia russe. Et mécano à mi-temps dans le garage automobile d'une connaissance. Il y bosse par passion plus que par soucis d'afficher une source de revenus légale.
Age du perso : 32 ans
Copyright : Fuck Yeah ! Ryan Gosling

En savoir plus ?
Mes dossiers
Mes liens:
Signes particuliers:
Casier Judiciaire:



MessageSujet: Re: If you want it all, come and follow me [Theodora] Lun 10 Déc - 10:07




Theodora + Vaas  
« If you want it all, come and follow me »

Tu réponds à mon invitation par la main que je te tends et nous nous tenons alors la seconde suivante côté à côte sur le parapet, observant la vue trois étages plus bas sur la fontaines de la Horton plaza magnifiquement éclairée.

- Wouah, magnifique !

J'esquisse un doux sourire à ton adresse. La vue plait à coup sûr, tout comme l'endroit même si ça rend bien mieux lorsqu'il est aménagé une fois venu le printemps. Ma sœur et moi venons parfois y discuter de longues heures.
Je ne crains pas spécialement le froid et il fait exceptionnellement doux en ce début de mois mais je remarque bientôt que tu sembles y être sensible. Tu détournes toutefois mes pensées un instant alors que tu tournes le dos au vide, restant cramponnée à ma main. Ton regard capte le mien avec d'autant plus d'intensité et j'y reste plongé tout en t'assurant une prise ferme.

- Ne me lâche pas, c’est moi qui aurait besoin de garde fou pour le reste de la nuit !

Tes propos sont teintés comme par un semblant de sous-entendu et je te réponds par un nouveau sourire avant de te laisser te caler contre moi pour refaire face au vide.

- Ne bouge pas, te glissais-je au creux de l'oreille tandis que j'enroule mes bras autour de toi pour te réchauffer un peu. Je sens ta main s'accrocher au niveau de ma hanche. Je me balance légèrement sur la rythmique qui nous parvient discrètement jusqu'ici, suivant ses vibrations et ouvrant à cette part d'imagination musicale qui me transporte sur l'instant.
Ma main vient enlacer celle accrochée à ma hanche et je la relève un peu plus haut, t'incitant par un mouvement à tourner doucement sur toi-même. Je t'enlace à nouveau en t'invitant à t'asseoir avec moi sur le bord.

- Tu saurais situer dans quel coin tu vis, d'ici ? te demandais-je sur un ton où perce une pointe d'amusement.

Pendant que tu observes la ville éclairée de mille feux, j'appuie un instant mon front contre ton épaule. Tes cheveux me chatouillent le visage avec la légère brise qui se lève et qui, bien que douce, donne une impression de fraicheur bien plus tenace. Je passe mes mains sur tes bras pour te réchauffer et ne tarde pas à te faire une suggestion.

- Je connais un bon moyen de nous réchauffer, entamais-je avant de me rendre compte que tu risques d'y voir quelque chose de tendancieux. Aussi je poursuis en laissant échapper un souffle auquel  fait écho un doux rire. Il y a un snack ouvert toute la nuit et qui fait les meilleures gaufres dans cette partie de la ville.

Je relève la tête et l'appuie contre la tienne en resserrant mon étreinte.

- Viens avec moi et réchauffons-nous en mangeant un bout ... .

©️ 2981 12289 0

_________________
Every man is a sinner, every man is a liar.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Contenu sponsorisé






En savoir plus ?


MessageSujet: Re: If you want it all, come and follow me [Theodora]

Revenir en haut Aller en bas

If you want it all, come and follow me [Theodora]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1

Sujets similaires

-
» I'll follow you until you love me, Papa~paparazzi ! [Pv Sasuke]
» Follow me in Wonderland ~
» FOLLOW ME DEEP SEA BABY~ ft. keelan
» i follow you dark room honey -- mardi dix juillet, 16h42.
» I will Follow

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Californication :: San Diego :: Downtown-