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I don't know if I can open up. [Gabriella + Draven]

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Draven Sword-Cavalera
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MessageSujet: I don't know if I can open up. [Gabriella + Draven] Ven 14 Déc - 12:45




Gab + Draven
« I don't know if I can open up. »

- Je t'accompagne ce soir, je trainerais à proximité au Seven en début de soirée, me lance Creed la bouche pleine alors qu'on termine nos assiettes, installés en vrac sur le canapé du salon.


- Putain de pot de colle ... répliquais-je sur un ton faussement sérieux. J'agite le doigt en signe de dénégation comme pour freiner toute manœuvre d'approche de sa part dans le but de se rebeller contre mes propos. Parce que le connaissant, ça va finir en bataille de bouffe et on a à peine une demi heure avant de nous mettre sur le départ.
Je sais pertinemment qu'il a remarqué la fatigue sur mes traits, il est inquiet à mon propos et il préfère m'accompagner au boulot et pouvoir me ramener. Du moins, c'est ce qu'il avance mais il y a aussi autre chose qui le motive en arrière plan. Il lui arrive d'appréhender les périodes où il se révèle plus ou moins stable psychologiquement et je crois que compter sur ma présence même de loin le rassure plutôt que rester seul à la maison quand il ne furète pas à l'extérieur. Chose qu'il évite parce qu'il a tendance à aller s’encanailler vers les mauvaises personnes d'après ce que j’ai pu constater une ou deux fois déjà. Y'a vraiment des moments où je flippe qu'il tourne mal. Il a tellement besoin d'action, de s'occuper les mains et l'esprit. Depuis son retour, il a beau s'occuper de retaper la maison, bricoler sur sa bécane entre autre, il y a des fois où ça ne suffit pas. Et aller provoquer des bagarres ou emmerder le monde pour avoir un peu de piment semble devenir de plus en plus un besoin pour lui.

- Tant que tu te tiens tranquille dans ton coin mec ... finis-je par déclarer sur le ton de l'amusement, en m'éloignant pour reposer nos assiettes vides dans la cuisine. De toute façon, il n'a pas besoin de mon aval pour venir faire un tour au bar. Et ce n'est pas non plus le genre à foutre le bordel en tout temps, encore moins des les lieux où il est habitué. A ces mots, il se redresse pour me rejoindre et me choppe la tête pour apposer son front contre le mien, une marque amicale entre nous.

Enfin sur le départ, Creed et moi prenons ainsi la route. M'installant derrière le volant, j'y croise els bras et y pose un instant mon front comme si j'avais besoin d'un instant pour me préparer à affronter cette longue soirée de boulot.

- Faut vraiment que tu te réveilles man ... t'as une vilaine tronche . Outre ta gueule d'ours mal léché habituelle.

Je glisse une main derrière sa tête et lui colle contre le tableau de bord avant qu'il ne mette sa ceinture. Démarrant alors, nous roulons tranquillement sur le chemin qui traverse la réserve, nous profitons d'être au ralentis pour échanger des coups l'espace de quelques secondes. Le véhicule oscille gentiment sur la route. Des mômes s'arrêtent de jouer en bordure de chemin pour nous regarde passer et ils se fendent la poire en voyant les deux chimpanzés que nous sommes s'agiter à travers l'habitacle en nous refilant de gentilles claques. Ce qui nous tire un sourire.

Dix-huit heures approche. Nous arrivons avant l'ouverture du Seven, le temps que je passe une autre tenue et que je m'occupe de deux-trois petites choses pendant que c'est encore fermé aux clients.
En arrivant, Creed va direct s'installer au bar. Je vais saluer le personnel ainsi que ma patronne et amie. Puis je fais mon tour habituel de vérification. Je m'attarde un instant du côté des coulisses pour ainsi dire puis regagne la salle principale, armé d'un guéridon haut que j'ai l'habitude de placer vers l'entrée. Mais à mi chemin, j'ai un temps d'arrêt qui me force à m'immobiliser. Mes pensées sont confuses sur l'instant alors que je doute que ma vision soit réelle et je tourne même un regard en direction de Creed qui semble avoir remarqué lui aussi l'arrivée de mon ex en ces lieux. Il a l'air aussi étonné que moi. Malgré tout, quelque chose en moi ne veut pas y croire et je poursuis sur ma trajectoire en m'approchant assez pour être sûr qu'en passant à ses côtés, j'aurais la confirmation qu'il s'agit bien d'elle.

Je me suis toujours imaginé que je serais ému en la revoyant. Mais sur l'instant, j'éprouve un certain malaise et de la colère. Pas de la colère envers elle mais plutôt envers moi. Tout comme je ne m'attendais pas à avoir un tel pincement rien qu'à la trouver là, juste en face de moi. Je plisse un instant les yeux comme si je scrutais son regard habité par une pointe de méfiance. Comme si je lui reprochais tout simplement d'être là, moi qui ai tellement passé de temps à la chercher partout dans cette foutue ville. Peut-être que ma frustration vient s'ajouter à cela parce que c'est elle qui m'a trouvé. Peut-être aussi parce que j'aurais voulu que le contexte soit différent et sans aucun doute également parce que là tout de suite, j'aimerais juste me pencher vers elle et caler ma tête contre la sienne, fermer les yeux et savourer l'instant de nos retrouvailles.

Mais je ne peux m'y résoudre ... parce que trop de temps s'est écoulé, parce que c'est moi qui l'ai laissée tomber et pire encore, qui ne lui ai plus jamais donné de nouvelles à partir du moment où elle m'a appris qu'elle était enceinte. Aujourd'hui, une telle annonce me comblerait sûrement de bonheur. Le temps a fait son œuvre sur moi et ce qui s'est passé depuis notre histoire, m'a permis d'évoluer. Cependant, une évolution bien trop ralentie par les années.
J'aimerais être insensible face à elle, ne pas éprouver ces réminiscences du passé, ne pas me sentir si foutument mal. La fatigue de la semaine n'aide pas non plus présentement à réagir comme j'aimerais m'y employer. Et plutôt qu'esquisser un salut, je reste là à la regarder presque de haut.
J'aimerais que Creed intervienne ou n'importe qui bon sang ! Mais tout le monde s'affaire aux derniers préparatifs avant l'ouverture et Creed lui, se borne à demeurer discret dans son coin comme s'il n'était tout simplement pas là. Je sais que j'ai son soutien présentement même s'il ne se manifeste que par des pensées que je ne peux que deviner.

- Qu'est-ce que tu fais là ? déclarais-je sans réfléchir au côté abrupte et déplacé de mes propos.


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MessageSujet: Re: I don't know if I can open up. [Gabriella + Draven] Ven 14 Déc - 20:00


I don't know if I can open up ~ Draven & Gabriella
Ca fait plus ou moins une heure que j’ai reçu un premier texto de la part de Tori. Je ne sais pas pourquoi, elle est restée très vague, mais elle m’a demandé de passer au plus vite possible au Seven. Je n’ai pas trop bronché, je sais très bien que quand mon amie veut me faire une surprise, aucun indice ne passera le barrage de ses lèvres. Alors en début de soirée, je me décide à partir une bonne heure plus tôt et sur le chemin de mon boulot, je passe par le bar de la jolie blonde. Je suis vêtue de manière très simple, vu que je vais bosser juste après. ( Ma tenue ) Sur le chemin, je m’arrête à l’épicerie, je me prends une tablette de chocolat. C’est tellement rare que je mange du sucré, mais depuis que j’ai accouché, j’avoue que j’en ai souvent envie. Alors je ne me prive pas ! Dans la voiture, j’ai du AC/DC qui chante à fond. Les basses grincent par moment, mais je m’en fous. Je tape  en rythme sur le volant, tout en chantant à tue-tête les paroles de Back to Black.

Quand j’arrive non loin du bar, je trouve rapidement une place de parking, à quelques rues. Je sais éperdument que si je me rapproche trop, je ne trouverai pas où me garer et ça va me prendre la tête. Et puis, il fait bon alors quelques mètres à pieds ne me feront pas de mal, bien du contraire. Je vérifie que tout soit bien rangé et puis je quitte la voiture, souriante, pour aller voir que me réserve cette invitation surprise. D’ailleurs quand j’y rentre, l’installation n’est pas encore totalement finie. Un homme est là, au bar, il sirote un verre et je ne sais pas, son visage m’est familier. Mais j’ai beau me retourner la tête, je n’arrive pas à remettre un situation ni quoique ce soit sur son demi sourire et son regard plutôt fuyant. Il regarde toujours vers l’arrière du bar.

Mes questions à ce sujet sont vite envolée lorsque je le vois. J’ai l’impression que mon coeur rate quelques battements. Je m’arrête net et je ne le quitte plus du regard. Il n’a pas changé, toujours aussi beau, aussi charismatique et autant imposant, même plus que dans mon souvenir. Son regard se posant enfin sur moi, je me sens transportée directement. C’est comme si je retournais dix ans en arrière ! Comme si rien n’avait changé, comme si c’était hier qu’il m’avait totalement oubliée, qu’il m’avait laissée tomber. Je ressens tout, toujours de manière aussi vive et pourtant, je n’arrive pas à lui en vouloir, je n’ai jamais réussis à le détester, bien du contraire. Moi aussi j’aurais aimé quitté cette situation sans me retourner. Moi aussi j’aurais aimé pouvoir oublié comme ça dans un claquement de doigt. Mais c’était moi qui portait cet enfant, c’est moi qui ait du prendre cette décision qui me fait encore faire des cauchemars à l’heure actuelle. Je me rappellerai toujours de cette salle d’attente, de mon nom qui résonne alors qu’il y fait bien trop silencieux, de la main de mon cousin dans la mienne pour me rassurer. Alors oui, je devrais lui en vouloir, mais non, c’est pas comme ça que je fonctionne, je ne peux pas !

J’aimerais tellement me blottir dans ses bras quelques minutes et juste lui dire que ça me fait trop plaisir de le voir. Oublier le passé et continuer à aller de l’avant ! Mais sa phrase est piquante, blessante aussi pour moi. Je me sens totalement piquée à vif, comme si c’était lui qui m’en voulait. M’en vouloir de quoi ? Est-il déjà au courant que j’ai fait partir l’enfant ? Ni une ni deux, je réplique « ¡ Hola, estoy bien! ¡ Gracias! ¿ Y tú? ( Salu ! Je vais très bien ! Merci ! Et toi ? ) » je dis cela sur un ton très sarcastique ! Car après son départ, j’ai à maintes reprises imaginées nos retrouvailles, mais je l’avoue que pas une seule fois, j’aurais imaginé quelque chose de si froid, glacial même. Je déglutis à nouveau difficilement, douloureusement et je finis par dire en anglais cette fois-ci, avec mon petit accent mexicain « Ce n’est pas comme ça que j’imaginais nos retrouvailles ! » Non, je ne réponds pas à sa question. Je ne lui dois rien, encore moins une réponse ! Je me tourne avec un regard assassin vers Tori, car j’ai très vite compris de quelle surprise il s’agissait et je ne sais pas encore dire si elle est bonne ou non. Je ne le quitte pas du regard, je le toise même pour le détailler. J’essaie de voir ce qui a changer d’autre chez lui. Il est plus massif, il a perdu cette petite lueur dans le regard, mais peut être, est-ce dû à ma présence dans ces lieux, mais il est toujours aussi beau, je ne peux le nier.
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MessageSujet: Re: I don't know if I can open up. [Gabriella + Draven] Sam 15 Déc - 10:14




Gab + Draven
« I don't know if I can open up. »

Je déglutis difficilement face à la situation tandis que mon malaise grandit. Mon regard s'attarde sur toi tandis que le silence pèse entre nous, incapable de trouver les mots. Tu as si peu changée si ce n'est que tu as encore embelli au fil des années, et ça me fait un drôle d'effet présentement de retrouver la femme que j'ai aimé, toi que j'ai cherché pendant si longtemps à mon retour ici. Un retour qui n'était principalement motivé que par rapport à toi, animé par le désir de réparer les choses et redémarrer cette vie sur de nouvelles bases. Pourtant, les mots qui m'échappent alors que je me décide enfin à parler sont à mille lieux de coller à ma pensée et à ce que j'aurais aimé te dire si nous nous étions retrouvé dans un contexte différent.

- Qu'est-ce que tu fais là ? déclarais-je ainsi sans réfléchir au côté abrupte et déplacé de mes propos. Mon cœur loupe un nouveau battement alors que je regrette aussitôt et que je perçois cette lueur dans ton regard.

« ¡ Hola, estoy bien! ¡ Gracias! ¿ Y tú? ( Salut ! Je vais très bien ! Merci ! Et toi ? ) » répliques-tu aussitôt sur un ton aussi incisif que sarcastique.
Je me passe une main sur le front comme pour masquer mon trouble.

« Ce n’est pas comme ça que j’imaginais nos retrouvailles ! »

Tandis que je reste silencieux même si j'aimerais te dire que je regrette, je remarque le regard que tu adresses à Tori l'espace de quelques brèves secondes. Ok je comprends mieux. Je franchis la distance qui nous sépare comme si je m'apprêtais à te dépasser et t'ignorer, et dans un sens, c'est ce que j'aimerais faire le temps de reprendre mes esprits. Toutefois, me stoppant à ta hauteur, nos épaules au même niveau, le dos de ma main vient effleurer le haut de ton bras et je me penche légèrement pour déclarer :

- On sort d'ici ?

Ce n'est pas le lieu idéal pour discuter et j'ai besoin de prendre l'air et marcher tranquillement à tes côtés de façon à pouvoir me livrer sans avoir toute une assemblée autour.

- Je ne voulais pas te parler ainsi, j'ai merdé. La surprise et la frustration ... soulignais-je même si ce n'est en rien une excuse. Tu as du ressentir le même choc que moi toi aussi. Et plus encore quand on sait la façon dont je t'ai laissée derrière moi il y a des années.
Aussi, je me dois d'être franc avec toi et me livrer sans me cacher derrière une seule foutue once de fierté. Un exercice pas si aisé en certaines occasions. Aussi, ce n'est qu'une fois à l'extérieur que je me mets vraiment à parler. Le temps de m'allumer une cigarette et nous nous mettons à déambuler doucement dans la rue, une façon de tromper le trouble en évitant de nous planter l'un en face de l'autre.

- Je t'ai cherché pendant longtemps, tu sais. Tes parents ont eu la délicatesse de m'épargner la vie quand je suis venu les trouver à ton propos, déclarais-je avec une petite pointe d'humour pour détendre l'atmosphère. Mais ils n'ont rien voulu me dire si ce n'est que tu étais partie pour San Diego. Alors j'ai fait mes valises et je suis venu.

Je laisse échapper un soupir accompagné d'un "foutue grande ville ...", qui témoigne à lui seul de toute ma frustration de n'avoir jamais pu remettre la main sur toi.
Je m'immobilise et me tourne vers toi pour te regarder droit dans les yeux après avoir jeté ma clope.

- Gab, j'ai mis tellement de temps à réagir et à vouloir réparer mes erreurs. Rien ne peut pardonner la façon dont je t'ai laissée tomber. Je me passerais des justifications aussi ridicules qu'inutiles sous prétexte que j'étais trop jeune et toutes ces conneries là. Rien n'aurait du prendre le dessus sur mes sentiments. Et encore moins m'éloigner de toi de la sorte aussi longtemps.

Je passe mes mains sur mon visage et repose les yeux à nouveau sur toi.

- Je vais y aller franco. Je te dois bien ça.

Je marque un temps d'arrêt et plonge les mains dans les poches arrière de mon futal, me mordillant un instant la lèvre.

- Je t'aimais comme un malade Gab. Ça n'a pas été sans peine d'agir comme je l'ai fait. Je m'en mords les doigts. En revenant ici, le but était de te retrouver et de repartir sur de nouvelles bases, et surtout assumer. Assumer ce que je n'ai pas été foutu de faire à l'époque. Je sais que rien n'était moins sûr nous concernant, mais au moins notre enfant ... Je marque un bref temps d'arrêt, mon regard se perdant quelques secondes loin derrière toi. J'aurais été présent malgré un temps de retard.


J'évoque ainsi notre petit et mon cœur tambourine d'autant plus fort au fil des mots. D'autant plus que j'ai encore le doute. Rien ne me dit que tu l'ais gardé ou dans le cas contraire, que tu me laisserais entrer dans sa vie.

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MessageSujet: Re: I don't know if I can open up. [Gabriella + Draven] Mer 19 Déc - 18:36


I don't know if I can open up ~ Draven & Gabriella
Sortir d’ici !?! J’avoue que j’ai besoin d’air frais, j’ai besoin de reprendre une respiration correcte. Jamais je n’aurais pensé que j’allais un jour le revoir. Je l’ai espéré, rêvé même pendant tout un moment, mais je n’aurais jamais osé y penser réellement. Je pensais qu’il m’avait  oubliée, j’ai même cru, je le pense toujours, qu’il ne devait pas réellement penser toutes tes belles paroles pour partir ainsi comme un voleur. J’ai eu peur, tellement peur. Je me suis sentie dépassée, submergée, totalement perdue dans une vie d’adulte que je ne devais pas connaitre aussi rapidement. J’aurais tellement aimé que notre histoire d’amour ne se termine pas de cette manière si brutale, j’aurais voulu qu’elle s’efface comme l’eau qui part du sable et dont, grâce aux reflets du soleil, on en oublie même le passage.  J’aurais voulu penser à lui de manière nostalgique, un sourire sur les lèvres et non pas avec de la tristesse, de la rage et de la rancoeur ! Alors je le suis sans un mot pour sa personne. Par contre, au moment de passer la porte, je me retourne vers le type au comptoir et je lui crie « Salut Creed ! » Je lui fais un petit sourire et je m’éclipse à ta suite !

Lorsqu’il s’excuse de sa manière de réagir, cela me passe au dessus de la tête et je réponds par un haussement d’épaules qui lui rappelle que j’attends autre chose qu’une excuse pour les dernières minutes, mais au moins une explication sincère pour tµson départ du Mexique sans un mot. Draven est le premier a m’avoir déçue et trahie. Il est mon premier amour, il est celui avec qui j’ai appris les affres du plaisir, les papillons dans l’estomac, les heures à me préparer pour lui plaire, il est aussi le premier qui m’a brisé le coeur, ce bel américain ne le sait peut être pas, mais c’est avec lui que j’ai longtemps rêvé de vivre ma vie entière. Avoir une famille, des enfants, passer des Noël à déballer des cadeaux, des anniversaires à souffler des bougies à deux. Tous ces moments se sont envolés en même temps que ma naïveté et mon adolescence.

Je me mets à marcher à ses côtés, je regarde droit devant moi pour éviter de le dévisager de trop. Pourtant, j’ai envie de le détailler, de voir ce qui a changer, ce qui est resté totalement fidèle à  l’image que j’avais encore de lui en tête. J’avoue que je n’ai jamais su réellement lui en vouloir ni même l’oublier. Comment oublier votre premier amour ? Et là, voilà qu’il se met à me déballer tout un tas de choses que je dois avaler, accepter et surtout tenter de croire. « Mes parents n’auraient pas pu t’en dire plus, car ils ne savent plus rien de moi ! » Ils ont appris pour ma peur d’être enceinte, mais le reste leur est totalement inconnu, sinon ils m ‘auraient détestée bien plus tôt ! Je leur ai menti, j’ai dit à maintes reprises que c’était la peur qui m’a fait avoir mes règles en retard et de peur, du fait aussi de ne plus pouvoir voir personne dans les yeux, pour m’éloigner d’un possible retour de sa part à lui aussi, j’ai fuis cette ville et tout ce que je connaissais. Et puis, il y a eu l’homme que j’aime, il y a eu Connor et là, je ne sais pas, tout a été tellement vite que ça m’a échappé. Enfin bref je ne sais plus où j’en suis surtout quand il s’arrête net pour me regarder dans les yeux et  pour me balancer en pleine poire qu’il m’a aimé. et quand il se met à parler de la vie qu’on aurait pu avoir avec cet enfant, j’ai tout qui me frappe en tête. J’ai envie de pleurer, de le gifler, de lui hurler dessus mais rien ne vient dans un premier temps. J’ai du mal à respirer, j’ai un peu la tête qui tourne également. Je baisse les yeux pour regarder mes pieds, je cherche un appui pour me poser, je sens surtout mes jambes devenir faible et j’ai l’impression que la terre tourne sous mes pieds. Je déglutis très difficilement et une main venant se poser sur ma nuque pour la frotter et enlever la pression que j’ai sur les épaules après ses déclarations toutes plus poignantes l’une que l’autre. Et ça sort dans une voix rauque que je ne me reconnais pas et qui trahit tout ce que je ressens « Il n’y a jamais eu de nous, jamais eu d’avenir et jamais d’enfant, c’était pour moi ce que ta fuite voulait dire ! » Déjà que je me sentais coupable avant, alors maintenant, je n’arrive plus à le regarder dans les yeux ! Pourquoi je réagis comme ça alors que c’est lui qui est parti. Peut être parce que je ne sais plus me regarder longtemps dans miroir, peut être aussi car je tente depuis le jour où j’ai tué ce petit être, à me faire pardonner par le tout puissant.

Mais d’un coup, mon sang ne fait qu’un tour, je suis énervée, je suis fâchée autant contre lui que contre moi. Je serre le poing, mes ongles rentrant même dans ma peau, me torturant la peau de la main et je le regarde à nouveau dans les yeux et c’est à mon tour d’être sincère « Tu crois sincèrement que tes excuses et tes belles paroles changeront quelques choses à ce que je ressens et ce que j’ai toujours ressenti. Cet enfant, j’en rêve tout le temps, je l’imagine, il aurait déjà été si grand. Je me demande si ça aurait été un garçon, une fille, à qui il aurait ressemblé, si… J’étais seule et j’avais peur, tu peux me détester pour ça, mais jamais tu ne le feras plus que moi, je ne me déteste. » Et là, je m’en veux d’être venue. Et pourtant la seule chose que j’aimerais maintenant, c’est qu’il me prenne dans ses bras, qu’il me serre fort et qu’il me dise qu’il ne m’en veut pas, que je n’ai rien fait de mal. Même si je ne le croirai jamais, j’en ai besoin !
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MessageSujet: Re: I don't know if I can open up. [Gabriella + Draven] Dim 23 Déc - 10:26





Gab + Draven
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Tu m'apprends que tes parents n’auraient pas pu m’en dire plus à ton sujet car tu n'as visiblement plus aucun contact avec eux. Et je lis alors dans ton regard toute la tourmente qui se mue en toi. Tu sembles un instant légèrement vaciller sur tes pieds puis tu baisses les yeux, cherchant bientôt un appui. Une certaine nervosité habite chacun de nous. Je me surprends moi-même d'avoir déballé un tel flot de paroles ou du moins de franchise. Mais je ne pouvais me montrer plus longtemps taciturne ni même me cacher derrière de la fierté déplacée. C'est sans doute là aussi l'expression d'un besoin d'évacuer toute la frustration et la pression accumulée toutes ces putains d'années.

« Il n’y a jamais eu de nous, jamais eu d’avenir et jamais d’enfant, c’était pour moi ce que ta fuite voulait dire ! » lâches-tu alors sur un ton sans équivoque.

Tes propos font écho dans mon esprit alors que j'entrevois ce que cela signifie. Je demeure un instant dans le mutisme, regardant dans le vague. Ces quelques brèves secondes avant que tu n'exploses alors et tournes vers moi un regard où perce une certaine détermination, laquelle est muée par cette colère que je ne devine que trop bien.

« Tu crois sincèrement que tes excuses et tes belles paroles changeront quelque chose à ce que je ressens et ce que j’ai toujours ressenti. Cet enfant, j’en rêve tout le temps, je l’imagine, il aurait déjà été si grand. Je me demande si ça aurait été un garçon, une fille, à qui il aurait ressemblé, si… J’étais seule et j’avais peur, tu peux me détester pour ça, mais jamais tu ne le feras plus que moi, je ne me déteste. »

C'est un véritable coup de massue qui me frappe de plein fouet de te l'entendre le dire ainsi. Tout espoir disparait d'un coup, plus brutalement encore que tes propos précédents le laissaient présager. J'aurais tellement voulu que tu m’aie balancé ça à la gueule en teintant ceux-ci en partie d'un mensonge vicieux histoire de te venger et me faire sentir d'autant plus coupable encore. J'aurais préféré ainsi qu'il s'agisse là d'un mensonge pour m'empêcher d'entrer dans la vie de notre enfant.
J'avais conscience de cette possibilité et pourtant, je ne pensais pas que ça me déchirerait à ce point.
Incapable de te regarder dans les yeux, je demeure aussi silencieux que jamais puis m'éloigne finalement, mué par le besoin de faire quelques pas plus loin. J'ai besoin de reprendre mon souffle, de parvenir à reprendre une réelle inspiration tandis que j'ai présentement l'impression d'étouffer. Tes mots tournent dans mon esprit. Je ne parviens pas à encaisser tous ces espoirs envolés même si je m'étais préparé à cette option il y a déjà longtemps.

Je n'aurais jamais du partir, je le sais depuis longtemps, c'est certain. Tout comme je ne devrais pas m'éloigner de la sorte en te laissant à nouveau sur un sentiment d'abandon. Je me tiens à tout juste quelques mètres derrière toi. Bras tendus sur un garde fou tout proche le long du trottoir, je garde toutefois les yeux sur toi, craignant que tu ne t'éloignes à ton tour.
Réduisant finalement la distance, je reviens auprès de toi et te fais face, glissant ma main dans la tienne et l'autre sur ta joue tandis que j'appuie mon front contre le tien, les yeux fermés pour contenir l'émotion qui m'étreint alors autant par le bouleversement qui se joue en moi que notre proximité depuis longtemps perdue et laquelle je retrouve non sans en vibrer d'émotions.
Décidé à ne pas te lâcher, je resserre mon étreinte en t'entourant bientôt de mes bras. J'en ai besoin, réellement.

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MessageSujet: Re: I don't know if I can open up. [Gabriella + Draven] Dim 30 Déc - 16:43


I don't know if I can open up ~ Draven & Gabriella
Quand il s’éloigne de moi, qu’il se détache totalement de moi, je me sens si mal, si faible et blessée à la fois. Je me ressens comme le jour où j’ai quitté mon pays après avoir fait l’impensable. Quand il est parti, quand il a prit peur, je me suis sentie totalement dépassée, j’avais toute cette famille complète qui me regardait comme une trainée, comme celle qui avait souillé son corps, qui n’avait pas su attendre le mariage et qui en payait le prix. J’ai vu la peur dans le regard de mon père, parce que au Mexique, une femme seule, sans mari et avec un enfant, elle doit travailler plus dur, être plus forte, plus intelligente, plus tout pour pouvoir s’en sortir. Et c’est rare. J’ai entendu ma mère pleurer pendant quelques nuits. Mes oncles, tantes et cousins qui ne cessaient de s’engueuler, des vengeances contre sa personne qui se formaient et puis, il y avait mon cousin, Hugo. Lui, il était là sans parler, à me serrer dans ses bras, à sécher mes larmes. C’est lui qui m’a conseillée, qui m’a soutenue et aider. Il était le seul à savoir que ce n’était pas qu’une fausse alerte, il était le seul à savoir que j’allais commettre un meurtre en mettant fin à ma grossesse. Et pourtant, il est resté, il m’a accompagnée et jamais il ne m’a reproché quoique ce soit. Il me manque tant aujourd’hui ! Je ne sais même pas si il est encore vivant, faisant partie des Vagos, je sais que je l’ai perdu, lui  aussi, en choisissant Connor pour partager ma vie. Et là, alors que je viens de retrouver mon amour de jeunesse, je lis dans ses yeux que cet avortement aurait pu être avorté, que si j’avais attendu cet enfant, que si je l’avais mis au monde, il serait revenu pour nous. Je ne sais pas ce qui me détruit le plus, avoir avorté ou savoir aujourd’hui qu’on aurait pu être une famille.

Je ne me retourne pas, je n’oserais pas lui faire face, j’ai trop honte, je me sens si mal. J’en ai même la nausée, j’ai envie de vomir mes tripes, ma douleur, mais je reste là, prostrée ne sachant même pas si il m’en veut, si il me déteste ou si c’est juste le contrecoup d’avoir espéré. Je sais qu’il est toujours là, je le sens, son regard sur moi, j’entends son souffle pourtant si loin. Je déglutis difficilement quand je sens sa main prendre la mienne et je ne parle pas, je reste silencieuse, je ne saurais pas quoi dire de toute façon. Je m’en veux, je me déteste tellement. A cet instant plus rien d’autre ne compte que la douleur qui me déchire de l’intérieur. Et lorsqu’il vient me prendre dans ses bras, je respire enfin, je ferme les yeux et je profite du moment. Moi aussi j’en ai besoin. J’en ai besoin depuis plus de dix ans. J’en ai besoin pour pouvoir avancer, redevenir un tant soit peu celle que j’ai perdu avec son départ. « Lo siento ( je suis désolée ) »  Ce sont les seuls mots qui passent le barrage de mes lèvres. Je reste là, dans le creu de ses bras pendant de longues minutes avant de me reculer et de poser mon regard dans le sien, brouillé autant que le mien « Alors c’est toi le colosse ? » Dis je dans un sourire triste, surtout pour éviter de crouler sous les larmes, parce que j’en peux plus d’être si faible, si triste. Je devrais pourtant être heureuse, je suis maman, l’homme que j’aime m’a demandé en mariage, mais je ne sais pas, revoir ce si bel homme, celui qui m’a appris à aimer me fait oublier tout ce que la vie m’a apportée jusqu’à maintenant, il me rapporte juste dix ans en arrière, quand je n’étais que cette petite boule de tendresse et de passion, toujours à fleur de peau. Si il savait à quel point, j’ai changé depuis !
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MessageSujet: Re: I don't know if I can open up. [Gabriella + Draven] Ven 4 Jan - 10:49





Gab + Draven
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C'est une sensation indescriptible que de retrouver l'étreinte de tes bras, de ta douceur et de ce réconfort qui apaise un peu mon cœur pour l'espace d'un instant. Si je soufre face à un tel choc malgré l'éventualité à laquelle je pensais m'être préparé, elle n'est en rien comparable à ta souffrance. Celle là même qui est née de ma culpabilité. Je ne suis pas en lieu de pouvoir te le reprocher ni de t'accabler par mon propre ressenti. Ce sont mes erreurs qui ont conduit à ce drame.

Tu sembles trouver toi aussi beaucoup de réconfort dans cette étreinte. Et ce sont tes mots qui le traduisent en partie alors que tu déclares bientôt :

« Lo siento ( je suis désolée ) »

Je niche mon visage dans tes cheveux en resserrant mon étreinte autour de toi, laissant m'échapper dans un soupir :

- A mí también ... (à moi aussi).

Autour de nous, la foule est tel un serpent ondulant qui nous contourne. Les lumières de la ville nous couvent de leur halo hypnotique. J'ai l'impression que le monde s'arrête avant que notre étreinte ne se relâche et que nous nous faisions à nouveau face.

« Alors c’est toi le colosse ? »

Mon regard se perd dans le tien avant de s'arrêter sur ce sourire triste à tes lèvres. Je comprend là les efforts que tu mets à retenir toute l'émotion et les regrets qui t'habitent toi aussi. Il y a tellement de choses que j'aimerais te dire pour te conforter, mais revenir sur le sujet risquerait de faire flancher le peu d'équilibre que nous tentons déjà de maintenir sur le plan émotionnel.

- D'où tu sors ça ? Sérieux ... déclarais-je sur une note d'amusement. Un doux sourire se glisse sur mes lèvres alors que je pense à Tori. C'est sans doute elle qui est derrière tout ça.
Alors comme ça vous vous connaissez ... ? déclarais-je alors que je sais que tu devineras ma pensée et à qui je fais référence.
Reprenant conscience peu à peu de la dynamique autour de nous, je songe que j'aurais préféré que nous nous soyons trouvé dans un endroit plus calme et plus intime. Et par-delà ce fait, j'aurais voulu que nous ayons plus de temps devant nous.

- Ça va être dur de retourner bosser, déclarais-je alors que je regrette d'avance de devoir y retourner. Tori a peut-être finalement songé à me donner ma soirée dans un sens. Pourquoi nous réunir pour si peu de temps, si c'est bien là ce que j'ai deviné de ses intentions ? Elle devait savoir que nous aurions beaucoup de choses à nous dire.
J'adorerais pouvoir t'embarquer quelque part avec moi. Maintenant, tout de suite, sans prévenir personne. Se la jouer comme deux adolescents qui sèchent les cours pour partager quelques heures ensemble.

- Si je t'enlève là tout de suite, t'y opposerais-tu ? glissais-je alors que le dos de ma main glisse contre la tienne dans un effleurement si discret qu'il semble à peine avoir lieu.


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MessageSujet: Re: I don't know if I can open up. [Gabriella + Draven] Mar 8 Jan - 15:19


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Jusque là, je n’aurais jamais imaginée être autant retournée de le revoir et de savoir qu’il m’a tout de même aimé. Je ne sais pas si je me déteste d’autant plus de  mon acte passé ou si je suis soulagée de savoir que tout n’était pas que dans ma tête, que cet amour était partagé et que tous nos beaux moments n’étaient pas que mensonges. Mais le voir réveille tellement de souvenirs et de sentiments en moi. J’ai l’impression que ma vie s’est arrêtée, qu’on a appuyé sur le bouton retour arrière et que je me perds à nouveau dans ses bras. Pourtant, tout est tellement différent, tout a basculé le jour où j’ai ôté la vie. Ce jour-là, j’ai perdu beaucoup de choses, j’ai même perdu une grande partie de moi-même. J’ai beau tenté de me persuadé que j’ai pris la bonne décision, rien n’y fait, je me sens coupable, je me sens à chaque fois que j’y pense submergée par la tristesse. Une tristesse tellement immense qu’elle me retourne les tripes et rend mon corps parcouru de violents sanglots. Sauf aujourd’hui, peut-être avais-je juste besoin d’avoir des réponses, peut être que cela va m’aider à reprendre ma vie en main, à m’accepter à nouveau, à m’aimer à nouveau ! Je l’espère, j’ai besoin de son pardon et de son affection. J’ai besoin des réponses. Mais lui, de quoi a-t-il besoin ? Puis-je l’aider ? Ou me revoir n’est-il devenu que douleur ?

Mais je ne peux garder ce sujet plus longtemps alors je pars sur une rigolade idiote, ce surnom que Tori lui donne si souvent. Raison pour laquelle je n’ai jamais entendu parler de son prénom. Je rigole légèrement, je tente de reprendre le dessus. Je fais un oui affirmatif de la tête puis je réponds à haute voix « Depuis presque 7 ans ! » Puis je rigole en rajoutant « Mais toi et moi, on jouait à cache cache. Je ne suis venue que deux ou trois fois au Seven depuis ton arrivée et à chaque fois, tu n’y étais pas. » Le destin était contre nous, mais je sais aujourd’hui que Tori est notre bonne étoile. Et là, je me perds dans son regard en me demandant qu’est-ce que serait ma vie si il était resté prêt de moi et sil nous avions eu cet enfant ? Est-ce que ma famille aurait accepté ? Est-ce que j’aurais pu les aider plus que maintenant ? Et puis dernière question, pourrais-je toucher mon rêve des doigts ? Toutes ces questions resteront à jamais, je le sais, sans réponses, mais elles me trottent en tête inlassablement.

Et là comme venu de nulle part ta demande. Après une légère grimace qui prouve que j’en suis dans le même état que toi, je vais avoir du mal à aller bosser. J’ai l’estomac retourné et l’esprit embrouillé au possible. Alors je sors mon téléphone de ma poche et je lève un index avec un sourire en coin sur les lèvres pour lui demander une minute. Je m’éloigne et je téléphone à un collègue interne. J’ai vraiment besoin de ma soirée et je sais qu’il voulait avoir son samedi soir donc je peux toujours échanger. J’en ai besoin et Draven aussi alors pourquoi ne pas tenter le coup ! D’ailleurs mon collègue accepte rapidement avant que je ne change d’avis, sachant très bien que le samedi, je vais en baver contrairement à un jour tel le mardi. Je reviens vers mon ex et je lui dis dans un rire « On y va ? » Je suis pressée de voir où il va m’emmener. Je ne pense à rien d’autre qu’à me libérer d’un poid, de savoir si il va bien, de me renseigner sur sa nouvelle vie et pourquoi pas qu’on puisse tous les deux se pardonner nos erreurs ! Oui surtout ça, nous laisser le temps de nous pardonner.
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MessageSujet: Re: I don't know if I can open up. [Gabriella + Draven] Dim 13 Jan - 14:51





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- Si je t'enlève là tout de suite, t'y opposerais-tu ? glissais-je alors que le dos de ma main glisse contre la tienne dans un effleurement. Si tu ne formules pas tout de suite de réponse, ta démarche en t'emparant de ton téléphone suffit à elle seule.

« On y va ? » déclares-tu après t'être éloignée un instant, laissant échapper un doux rire qui me ravi. Ça fait si longtemps que j'espérais l'entendre de nouveau. Je t'entoure d'un bras aux épaules tandis que nous prenons la direction du Seven pour que j'y récupère mes clés et ma veste, retrouvant l'aisance que j'avais avec toi autrefois. Ce genre de geste pourrait laisser entendre que je pense que c'est en quelque sorte déjà dans la poche, comme si tout était pardonné et oublié. On ne peut pas vraiment dire que ce soit le cas, ce serait sans doute trop rapide. Pourtant, quelque chose me pousse à laisser tout ça de côté pour simplement profiter d'un instant de complicité et tout du bonheur d'enfin se retrouver.
Arrivés au bar, j'aperçois Tori et lui fait signe.

- Ça va de soi que tu me files ma soirée ... lui glissais-je à l'oreille sur un ton taquin.

Je ne tarde pas à prendre la direction du vestiaire pour récupérer mes affaires, cogitant à l'endroit où je compte t'emmener. En repartant, je glisse un bisou sur la joue à notre amie commune en guise de remerciement et mon sourire traduit à lui seul le bonheur qui est le mien et combien je lui en suis reconnaissant.
Ce n'est qu'une fois en voiture que je tilte sur la destination idéale pour nous deux. Je connais un type qui bosse comme gardien de nuit à l'aquarium et il m'en doit une. M'étonnerait qu'il me refuse une visite pendant les heures de fermeture.
Quoi de mieux que de se balader tous les deux tranquillement sans personne autour ? L'ambiance doit être purement magique une fois les lieux désertés. Tandis qu'on discute un peu, j'envoie un message au type en question. Je ne te dévoile rien de notre destination avant d'être arrivés sur place, et je te conduis bientôt vers l'arrière du bâtiment alors que ce dernier m'a indiqué de nous y glisser discrètement. On se met même à trottiner un peu plus vite histoire qu'on n’aperçoive pas notre manège et je me mets à rire alors que ça m'évoque un souvenir commun.

- Ça ne te rappelle pas notre fuite lorsqu'on tentait de ne pas se faire griller par ta famille un coup ? Je m'étais accroché le dos de la main en soulevant le barbelé pour te faire passer.

Bon sang, ce coup-là, on avait bien rigolé malgré la menace bien réelle même si on prenait à moitié ça pour un jeu. Je te revois courant quelques mètres devant moi en me pressant de te rejoindre alors que je passais le barbelé à mon tour, et quand tu avais vu le sang sur ma main, tu t'étais précipité pour y donner un petit coup de langue suivi d'un baiser. On s'était mis à s'emballer et on avait manqué de se faire chopper par ton "clan" comme on le surnommait, lesquels avaient débarqué à fond les ballons près du grillage dans un crissement de pneus. On avait tout juste eu le temps de se carapater à ce moment là.

Je te regarde un instant dans les yeux alors qu'on vient ainsi de passer un petit grillage. Mon sourire traduit la douceur que j'ai de repenser à ce souvenir. Cette douceur qui me rappelle tes lèvres où mon regard s'attarde présentement alors que soudain, une porte s'ouvre à proximité.

- Allez vite les louloups, rentrez avant de vous faire repérer.

- Mike ! Ça fait plaisir de te revoir, dis-je en lui posant une patoune ferme sur l'épaule.

Puis je me retourne vers toi tandis qu'il referme la porte derrière nous.

- Mike, je te présente Gabriella. Gab, voici Mike. Fait pas gaffe à sa vieille trogne, il est super sympa et on peut compter sur lui.

- Ma vieille trogne, tu vas voir un peu ! fait-il mine de se rebeller avant de venir te serrer la main. Bon vous deux, je vous laisse tranquillement profiter des lieux aussi longtemps que vous le désirez mais tâchez de ne pas faire de folies, ok ? De toute façon j'aurais l’œil ... lâche-t-il pour plaisanter.

Ainsi rendus à notre liberté, nous nous mettons à déambuler dans les couloirs de l'aquarium. J'aime beaucoup l'endroit, et présentement déserté de tout visiteur, c'est encore plus apaisant et fascinant. Il y a cette atmosphère bien particulière teintée d'un bleu électrique avec les lumières provenant des bacs, pleine de ce silence que seules le bruit du système d’oxygénation et du mouvement des poissons viennent agrémenter comme d'une mélodie d'un genre particulier.

Plongé un instant dans mes pensées, je déambule légèrement en retrait derrière toi, t'observant, les mains fourrées dans les poches de mon pantalon. Tu as toujours ce même déhanché qui m'a fait craquer nombre de fois sauf qu'aujourd'hui, tu parais encore plus charmante et plus femme que tu ne le paraissais déjà à l'époque.

Tu sembles aussi hypnotisée que moi par l'ambiance des lieux.
Nos regards se croisent au moment où tu te retournes vers moi et j'y reste encré un instant, comme hors du temps alors que j'aimerais tout envoyer paitre et pouvoir obéir à ce besoin de proximité avec toi contre lequel je lutte. Celui-là même qui m'a tenu si longtemps à ta recherche.

- Tu aimes ?

Sur l'instant, mes mots résonnent dans un drôle d'écho comme si j'avais formulé "tu m'aimes" et ça me trouble quelques secondes. Je suis trahi par ce sourire qui étire le coin de mes lèvres, aussi tendre et mutin que lorsque nous étions plus jeunes.

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