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Bandages et répercussions. [Gabriella]

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Swan Robinson
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MessageSujet: Bandages et répercussions. [Gabriella] Mar 12 Juin - 22:46

 

Bandages et répercussions.

Seulement quatre jours auront suffit pour que les choses dégénèrent, encore. Swan aurait été idiot de ne pas s’y attendre, il s’était douté qu’après avoir fait un pas en avant, la rousse en ferait trois à reculons. Si elle l’avait embrassé une fois, il n’avait pas fallu bien longtemps pour reprendre ce qu’elle avait donné. Mais le motard n’arrive pas à lui en vouloir, parce qu’il sait que c’est sa propre faute. S’il ne l’avait pas trompé, s’il ne lui avait pas fait perdre leur bébé, et s’il n’était pas aussi bête pour lui tenir tête lorsque les choses tournent mal, il ne se prendrait pas des coups. Comme à chaque fois que c’était arrivé, Saoirse l’avait regardé avec hébétude, ses yeux avaient commencé à se remplir de larmes, avant qu’elle ne parte en courant s’enfermer dans la chambre.

Fuir est une chose qu’ils font tous les deux dans ces cas là. Si elle est restée au motel, lui n’a pu que prendre la route sur sa harley. Il n’avait pas même eu le temps d’enlever son cuir, avant que la situation n’explose. Ce n’est que assit sur sa bécane, au moment de mettre le contact, que Swan s’était rendu compte du sang coulant sur sa joue. Il avait goûté sur son tee-shirt gris, jusqu’à ce qu’il vienne passer ses doigts sur la plaie. En regardant dans le rétroviseur gauche, le motard boit les dégâts : une plaie ouverte de deux centimètres, à peine. Elle semble profonde parce que Swan n’a pas les joues épaisses, mais elle est en train de gonfler à mesure que les secondes passent. Sa pommette double rapidement de volume, elle change de couleur et bientôt, elle sera noir à cause de l’oeil au beurre noir qu’il va se coltiner. Si le coup avait été fort parce que Saoirse sait se battre, c’est sa bague qui a fait le plus de dégâts, c’est seulement à cause de cet objet qu’il est dans cet état.

Le moteur rugit lorsqu’il s’éloigne du motel. Ses directions pourraient être nombreuses. Il pourrait aller se réfugier auprès d’Amanda, comme il pourrait partir n’importe où ailleurs. Mais ses roues l’ont directement conduit au seul endroit où il se sent réellement chez lui ; le clubhouse. Il a passé le portail pour garer sa beauté sur le parking. Entrer par la porte du bar aurait été bien trop voyant, alors, il est passé discrètement par le garage qui à cette heure du soir, est souvent moins bondé que la pièce festive à côté. Par chance, il n’y a que quelques prospects dans le fond, en train de faire leurs basses besognes. Si Swan avait voulu sourire à la pensée que son temps à ce poste ne lui manque pas, il est rappelé à l’ordre par sa pommette. D’un geste banal, il attrape un chiffon miraculeusement propre qui traîne sur un établis. En l’apportant à sa joue pour tenter de faire arrêter le sang, il fait tomber un outil qui attire l’attention des mecs plus loin. Ils se retournent, arrêtent ce qu’ils font. Et même si Swan leur fait signe que tout va bien, ils se sont approchés pour voir.

“ - Tu t’es pris une raclé, ou quoi? ” Demande le plus petit en s’essuyant les mains pleines de cambouis sur son jean.
“ - Ta gueule, ou j’te fais récurer toutes les chiottes du motel. ” Se contente de répondre Swan, avant d’enlever le linge pour montrer sa blessure. “ C’est si moche que ça? ”
“ - On t’a déjà vu plus amoché mais… ” Le deuxième prospect sourit, rit avant de pointer d’un signe de tête la porte qui donne sur le bar. “ Y a Gab à l’intérieur, tu d’vrais aller la voir. ”
“ - Au moins pour qu’elle t’arrange la gueule, histoire que t’ai pas l’air défiguré toute ta vie. ”

Swan n’a pas pu s’empêcher de rire, avant de grimacer, à cause des paroles de ces deux mecs qui un jour, deviendront des frères. Il leur a alors dit de dégager finir leur taff, parce que la journée du lendemain serait pire encore. La nuit est tombée, il fait sombre. Les lumières à l’intérieur du bar son allumé, il le voit. Swan n’a même pas pensé à demander si son père était à l’intérieur ; mentir n’est pas ce qu’il affectionne. Encore moins à sa famille, mais Swan n’avouera jamais qu’il s’est fait frappé par sa femme. Sa fierté et son égo sont bien trop importants.

La peau de sa plaie pend légèrement, et il a l’impression qu’elle continue de gonfler. Sa vision est légèrement trouble de son oeil touché, mais il s’en fou. Un bout de la bague s’est cassé, et inséré dans la plaie en cognant contre l’os de sa pommette. Trop concentré sur ce que peut bien ressentir Saoirse sur le coup, il est entré dans le bar sans faire attention à qui pouvait se trouver à l’intérieur. Il s’est alors dirigé vers le comptoir pour demander un verre de rhum, tout en se tournant pour chercher de son oeil valide la silhouette de Gab. Femme enceinte, dont le ventre commençant à être bien rond devrait être facile à retrouver parmis les motards et invités.
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MessageSujet: Re: Bandages et répercussions. [Gabriella] Mer 13 Juin - 22:16


Bandages et répercussions
Depuis que je suis revenue de Cuba, il y a une chose qui me manque, c’est  cette ambiance qui me ramenait chez moi. Mis padres me manquent, mes frères, mes sœurs, la musique mexicaine, les clubs, les plages où personne ne regarde ce que porte l’autre, les soirées au coin du feu, les gens qui n’ont rien d’autre à penser qu’à vivre. Ici, tout le monde semble toujours courir, à ne pas prendre de temps pour soi. Je ne sais pas si c’est le bébé ou si c’est ce voyage, mais je suis nostalgique, mon pays me manque alors qu’il n’est qu’à quelques kilomètres de moi. Mais comment y retourner quand je sais pertinemment que la seule chose que j’y trouverai c’est silence et rancœur ? Il y a cinq ans, mes parents m’ont demandé de choisir entre mi familia et l’autre gringos. Mais je l’aimais déjà tellement, de tout mon cœur, de tout mon être que j’ai choisi. J’ai perdu tout ce que je connaissais ce jour-là, je me suis jetée tête la première dans l’inconnu pour un homme qui m’a laissée tomber, qui est parti pour une toute autre aventure, sans même m’avoir dit au revoir, sans même m’avoir rendue ma liberté. Et qu’est-ce que j’ai fait, comme une idiote à son retour ? Bah je suis retombée directement dans ses bras et pire, je lui aie fait un enfant.

En attendant, pour le moment, dès que j’ai fini ma journée à l’hosto, je file soit à la forteresse soit ici, au clubhouse. Cet endroit où ça sent la bière, le whisky, la fumée de cigarette, la testostérone est l’endroit où je me sens le mieux. J’ai l’impression d’avoir à nouveau une famille. Familia avec ses défauts et ses qualités. Je sais que je continue à gêner beaucoup de puritains, qui voient en moi l’étrangère qui vient dans leur monde. Une femme m’a un jour dit que je venais picorer dans son monde mais que jamais je ne pourrai y trouver ma place.  Je sourie à penser à tout ce chemin que j’ai traversé depuis ce jour là ! Je suis resté, je me suis accroché à mes sentiments et aujourd’hui, je suis enceinte de cet homme, je suis la femme qu’il choisit tous les jours que Dieu fait, mais je reste également, cette petite mexicaine qui prie tous les soirs avant de se coucher, qui remercie le seigneur de la nourriture et de la vie qu’il lui permet  de goûter chaque jour.

Je voyage entre les tables apportant bières et toutes autres boissons aux gars qui rentrent de mission ou de surveillance pour la milice. Une manière pour moi de les remercier de tout ce qu’ils font. Je fais de mon mieux jusqu’à ce que je le voie. Swan, sa joue totalement abîmée, son œil gonflé, le sang coulant de son visage. Je dépose le plateau sur une des tables et je vais vers lui, ma main posée inconsciemment sur ce ventre qui commence à se voir. « Salut toi ! C’est pas ton jour on dirait ! » Je lui fais un petit sourire et je lui montre d’un geste du menton le couloir qui est à ma droite « On monte, je vais te soigner ça ? » Bah oui, là dans l’état dans lequel il est, il risque l’infection et j’en passe.
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MessageSujet: Re: Bandages et répercussions. [Gabriella] Jeu 14 Juin - 16:56

 

Bandages et répercussions.

Du signe de tête de Gabriella, Swan comprend qu’elle sait déjà quoi faire. Il a sourit, s’est contenté de la suivre sans dire le moindre mot. Sortir du bar, c’est ce dont il a besoin. L’ambiance est bonne, mais bien trop forte pour sa tête qui est sur le point d’exploser. S’il supporte la douleur, il n’a pas envie de porter une moche cicatrice à vie. Ce n’est qu’une fois dans le couloir, où le son est moins fort et agressif, que Swan prend la parole.

“ - C’est pas notre jour tous les jours, ces derniers temps. ”

Toutes les semaines, il se passe quelque chose de nouveau dans les rues de San Diego. Si Swan était présent dans ce parking souterrain le 20 mai, il sait que cette nuit-là n’a pas été de tout repos pour Gabriella. Si ça n’avait été que ça, les choses auraient pu être considérées calmes, mais tous les autres incidents qui se sont produits avant, et depuis, sont la preuve que la roue tourne. Les problèmes sont toujours au rendez-vous, et si aujourd’hui sa blessure provient d’un conflit personnel, les jours sont difficiles pour tout le monde. La voir avec sa main posée sur le ventre, lui remémore la position que prenait Saoirse à l’époque. Alors, il fait tout pour ne pas avoir à la regarder trop longtemps. Ses yeux restent bloqués dans ceux de Gabriella ; Swan n’a jamais regardé avec tant d’attention une femme dans les yeux, qu’à cet instant. Fuir l’être qui pousse dans son ventre est plus facile que de penser à ce que sa vie aurait pu être si le sien était venu au monde.

“ - Fais-ça vite, s’te plais. ”

Une fois au calme dans une des pièces adjacentes au bar, le motard s’est assit sur une chaise qu’il a tiré au pif. Ses doigts sont encore légèrement tremblants à cause de l’adrénaline, mais il enlève tout de même le tissu qu’il pose par intermittence sur sa plaie. Swan espère que les choses iront vite, mais lorsqu’il grimace une nouvelle fois, il sent quelque chose à l’intérieur de sa plaie. Bêtement, parce que c’est un mec bourru qui ne fait pas attention à la douleur qu’il peut s’infliger, Swan passe ses doigts sur la plaie. Pendant une fraction de secondes, on dirait qu’il cherche un truc à l’intérieur. Mais sa pommette est tellement gonflée qu’il ne fait que se faire saigner un peu plus. Seuls les doigts de fée de ce docteur pourront enlever la pierre précieuse qui s’est logée à l’intérieur.

La voir s’agiter, lentement, autour de lui attire son attention. C’est surement parce qu’il est assit sur la chaise est que son corps est encore plein d’adrénaline qu’il a l’impression qu’elle est active. Ses idées vont vite, se rassemblent, se désunissent à mesure qu’il regarde ce ventre qui est encore minusculement rond. L’image de Gabriella ne fait que lui refléter celle de sa rousse, et il se dit qu’il n’aurait jamais laissé sa moitié trainer à cette heure au club lorsqu’elle était enceinte. Swan aurait tout fait pour qu’elle en fasse le moins possible. Aujourd’hui, Saoirse n’a plus la chance de pouvoir porter un enfant. Ce regard qu’il pose sur Gabriella, il est triste mais envieux. Une femme enceinte est magnifique à ses yeux. Alors, doucement, il a sourit avant que les premiers soins ne commencent.

“ - Tu devrais pas te reposer ? Au lieu de traîner ici… ” Swan sait ce qu’on dit d’elle. Honnêtement ? Il se moque qu’elle ne soit pas du coin. Aujourd’hui elle fait partie de la famille, c’est tout ce qui compte pour lui. “ T’as pas mieux à faire? ”
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MessageSujet: Re: Bandages et répercussions. [Gabriella] Lun 18 Juin - 10:41


Bandages et répercussions
Il est vrai qu’avec tout ce qui se passe dans la ville pour le moment, ce n’est pas notre jour  tous les jours. Ces agressions, les vols, les voitures qui flambent, plus personne n’est à l’abri. Peur ? Bien sûr, mais je ne les laisserai pas avoir le dessus sur moi. Je m’interdis à moi-même de n’être qu’un mouton qui va suivre leurs envies. Parce que c’est ça qu’ils cherchent, influencer nos vies pour pouvoir prendre notre ville d’assaut. Si tout le monde a peur, plus personne ne bougera le petit doigt pour les empêcher d’avancer. Alors bien sûr, j’ai peur, comment ne pas la ressentir au fond de son estomac à chaque fois qu’on sort, mais je continue à vivre totalement normalement. Je pars tous les jours pour l’hôpital, je sors avec l’ambulance ou la médecin légiste quand on m’appelle, je fais mes séances photos et surtout, je n’ai pas peur de montrer mon amitié pour les Iron Bortherhood. Ils sont ma famille, peut être totalement dissolue et non parfaite, mais ma famille tout de même.

Je le fais me suivre jusqu’à une pièce où Crom a mis tout mon matériel sous clé. Je sors tout ce dont j’ai besoin pour soigner le jeune homme et je place tout correctement, facile d’accès sur la table à côté de la chaise où il a pris place. Je mets mes gants en latex bleus quand il me demande de faire ça vite. Je regarde sa blessure et je lui dis amusée « Je vais surtout faire ça bien ! » Je ne veux pas passer à côté de quoique ce soit et surtout pas lui laisser une énorme balafre sur la joue. Je mets de l’eau sur une serviette propre que j’avais préparée et je viens déjà enlevée le sang qui commence à sécher autour de la coupure et en même temps, je regarde l’ampleur des dégâts. Je vois quelque chose à l’intérieur de la plaie, je ne sais pas ce que c’est, mais c’est tellement profond que je dois préparer une sorte de pince à épiler, plus fine, nettoyée à l’alcool pour aller chercher ce petit bout de … diamant ? Je le pose sur le côté, j’en parlerai par la suite à Swan. Là, le plus important est de la soigner correctement.

Mais il finit, alors que je le soigne, par me demander si je ne devrais pas être chez moi à me reposer, me demandant même si je n’ai pas mieux à faire. Je sourie, remarquant vite qu’il s’inquiète vraiment pour moi. Et c’est d’ailleurs là que je me souviens d’une rencontre douloureuse que nous avons eu tous les deux, de cette fois où mon ambulance est arrivée pour sauver la vie d’accidentés de la route. Je m’en veux toujours autant d’avoir su sauver que la vie de Saoirse. Je crois que cet accident restera en moi comme une blessure qui ne pourra cicatriser réellement ? Quand on ne peut pas sauver un inconnu, c’est déjà difficile à subir, mais quand il s’agit d’un petit être qui grandit dans le ventre d’une personne qu’on connait et qu’on apprécie, on le vit toujours mal. Très mal ! Mais je ne dis rien à ce sujet, je me contente de lui répondre « Je suis en famille et en sécurité ici. Enfin si on peut dire ça comme ça ! » Même si beaucoup commencent réellement à m’apprécier, moi, mes soins et mes petits plats certaines, comme dans toutes les familles, continuent à m’apercevoir comme une étrangère venue les envahir, mais je m’en fous d’eux. Je finis par lui dire « S’il te plait, évite de bouger la mâchoire, le temps que je referme cette plaie. » Mais je lui réponds tout de même « Si je ne suis pas à l’hôpital, avec tout ce qui se passe dans nos rues, c’est ici que je me sens utile. »  Et je continue en disant, plaçant les stripes sur sa joue et profitant qu’il ne puisse pas parler « Le diamant de la bague de Saoirse est sur la table ! Il faudra juste le nettoyer avant que tu ne le reprennes ! » Je le regarde alors quelques secondes dans les yeux, lui montrant de la sorte que je ne juge pas et que je ne veux rien savoir d’autre ! Enfin sauf si il veut parler, mais ce n’est pas une obligation. « Voilà, tu es tout neuf ! Je te demande juste de venir me revoir  demain et après demain, vérifier que cela ne s’infecte pas et que je t’applique de la pommade antiseptique. » Puis je rajoute sans le laisser placer un mot « Tu veux bien me laisser regarder ton oeil, car c'est bien gonflé, je veux vérifier que tout aille bien ! »

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MessageSujet: Re: Bandages et répercussions. [Gabriella] Mer 20 Juin - 17:09

 

Bandages et répercussions.

Swan comprend la façon d’agir, et de voir les choses, de Gabriella. Le club, c’est sa famille. Pour lui il ferait bien plus que pour sa famille biologique. Si son père n’avait pas été un Irons, ils n’auraient pas ce lien aujourd’hui. Que le ciel soit en train de tomber, que les égouts soient en feu, qu’il soit amoché au point de ne pas être reconnaissable… rien n'empêcherait Swan d’être là pour ses frères. Elle est déterminée à se faire une place ici, dans cette famille bien bourrue, sanglante, et pourtant si émotive et émotionnelle. Pour eux, il serait prêt à n’importe quoi. Alors, voir, entendre, comprendre dans les mots de Gabriella la dévotion qu’elle porte aux Irons, le conforte dans l’idée qu’il est au bon endroit. Parce qu’être entouré de personnes qui ont les mêmes valeurs que les siennes, est un atout non négligeable dans la vie. S’ils sont tous sur la même ligne directive, ils se comprennent et peuvent être complètement là pour s'entraider. C’est ce qui fait d’une simple famille, une famille parfaite.

“ - T’as raison… ” Avait-il tout de même soufflé, alors qu’elle lui avait interdit de bouger la mâchoire. Swan ne peut pourtant se taire lorsqu’il a quelque chose à dire, alors, il a tenté tant bien que mal ne bouger plus ses lèvres que ses dents. “ T’es nécessaire à tout le monde…”

Qu’ils soient proches ou non des Irons Brotherhood, tous les hommes et femmes de cette ville ont besoin de quelqu’un comme elle pour réparer les pots cassés. Pour aider, et soigner, pour s’occuper d’eux comme Gabriella le fait si bien. Tous les médecins devraient avoir autant de passion pour ce qu’ils font, le monde s’en porterait bien mieux. Mais ses pensées sont coupées net lorsque la suite des paroles de l’infirmière se fait entendre. De ces mots, elle trouve le moyen parfait pour totalement le faire taire. Du coin de ses paupières, il l’a regardé. Sans savoir quoi dire, sans savoir comment agir. Les coups de Saoirse ont toujours su rester discret. Ce n’est pas un oeil noir de temps à autres qui peut attirer les regards. Mais les filles parlent. Les filles sont amies, et connaissant Saoirse sur le bout des doigts, il n’est pas étonnant qu’elle ait montré son bijoux à ses amies lorsqu’il la lui a offerte. Est-ce ainsi que Gabriella a fait le rapprochement ? Ou est-ce parce qu’elle se rend compte qu’il n’y a que face à la rousse, qu’il ne peut se défendre ? Si une autre femme lui avait mis la main dessus, Swan ne serait pas venu se réfugier ici de la sorte. Femme, homme, personne n’a à le toucher.

Le brun lui a dit de se faire plaisir, en la laissant regarder cet oeil. Il est rouge, gonflé, mais ce n’est le coup qui a fait exploser un vaisseau. S’il voit flou, c’est parce qu’il est injecté de sang. Quelques lavements suffiront, avec le temps, tout reprendra sa route habituel. Sans dire le moindre mot supplémentaire, Swan l’a laissé faire. Il n’a pas pu s’empêcher de se perdre dans ses pensées, et ce n’est que lorsque la femme enceinte se détache une dernière fois de lui qu’il reprend la parole. Il s’était levé de la chaise pour s’avancer vers un petit miroir qui lui permettrait de voir l’état de son visage après les réparations de l’infirmière. De celle qui a, entre autre, sauvé la vie de Saoirse ce dit soir. Celui où, par un accident de la route, Swan a mit fin à la vie parfaite qu’il avait.

“ - La juge pas, s’te plait…” Du bout des doigts, il touche la plaie fraîchement recousue. “ C’est de ma faute, tu le sais…” Swan se retourne, la regarde droit dans les yeux en soulevant lourdement ses épaules. Pour toute excuse, il termine. “ Elle m’aime. Je le sais. ”

Se changer les idées, c’est ce qu’il veut maintenant. Il veut de l’alcool. Une bière n’est pas assez forte alors il va finir par aller réclamer du rhum au bar. Mais ce qu’il vient de dire l’a reprojeter lors de cette soirée. Il se revoit jeter les preuves dans les égouts juste au moment où les ambulanciers sont arrivés. Swan ressent cette immense peur, cette panique, qu’il avait ressenti. Et ses yeux qui n’arrêtent pas de faire des allers-retours sur le ventre de Gabriella n’arrangent rien. D’un mouvement de la tête, il la désigne pour qu’elle comprenne de quoi il parle.

“ - T’en es à combien, maintenant? ”
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MessageSujet: Re: Bandages et répercussions. [Gabriella] Sam 23 Juin - 22:53


Bandages et répercussions
« T’es nécessaire à tout le monde… » Cette phrase était belle, mais je n’avais pas toujours l’impression qu’elle était vraiment juste. Plus d’une fois depuis que les Los Zetos sont tombé sur la ville de San Diego, je me suis sentie impuissante à sauver des vies. Avant j’avais déjà perdu des gens, j’avais déjà eu des batailles que je n’avais pas gagnées, mais c’est encore pire depuis ces terribles agressions. Car même si j’arrive à sauver la vie de certains hommes ou femmes, je ne sauve que le physique. Parce que croyez moi, si vous tomber dans les mains de ces monstres, vous n’en ressortirez jamais indemne. Ils ont ce pouvoir de casser, de briser, de tuer chaque once d’humanité que vous avez en vous. Je sais de quoi je parle, j’ai vu mon oncle devenir l’ombre de lui-même, j’ai vu des amis, des frères, des cousins devenir les leurs par peur d’être leur victime. Alors en guise de réponse, je lui fais un petit sourire discret. Je ne veux pas relever, je suis contente qu’il me fait, au même titre que beaucoup d’autres Iron, assez confiance pour le soigner sans juger, sans poser de questions, alors je préfère me taire sur ce sujet.

Quand par la suite, je fais la découverte dans sa plaie d’un diamant, je sais au fond de moi que c’est Saoirse qui est à l’instigation de cette blessure. Pour savoir ce qu’ils ont vécus, pour être au courant d’un bout de leur histoire, je ne jugerai pas. Je voulais juste faire savoir à Swan que j’avais compris, que je savais.  Mais aucunement dans un sens de les juger. J’avoue que moi, je ne pourrais pas frapper, je sais que mes mains sont faites pour soigner plutôt que pour faire mal, mais … Mais ayant ce bébé dans le ventre, je sais que maintenant, si il devait lui arriver quelque chose, je pourrais mourir tellement de l’intérieur que je serais capable des pires choses.

Je vais voir son œil après avoir terminé de soigner sa joue. Je dois faire mon travail totalement, je me dois de vérifier qu’il n’y rien de trop grave. Heureusement, je vois très rapidement qu’il n’aura besoin que de faire attention, d’y mettre des gouttes aussi. Mais alors que je me recule, prenant le matériel que j’ai utilisé pour le nettoyer et après le ranger, je l’entends me demander de ne pas juger sa femme. Je me retourne alors vers lui, pour le regarder dans les yeux et pour lui dire ce que j’en pense et que je crois aussi. « Je sais très bien qu’elle t’aime et crois moi, jamais je ne la jugerai. » Dieu ne me le pardonnerait jamais. J’ai déjà fait bien trop de mal que pour faire une autre erreur aux yeux de mon Seigneur. Peu de monde ici le sait, mais je tente toujours d’être digne, d’être respectueuse de tout. Et le jugement ne fait pas partie de mon état d’esprit non plus. Et puis, je sais très bien ce qu’ils ont vécu. Je m’approche de lui et je lui dis alors, sans tourner le regard, pour qu’il comprenne bien que je ne mens pas « Je sais ce que vous avez vécu, si tu savais comme je vous respecte d’être encore debout, comme je ferais tout ce qui m’est possible pour vous aider un peu plus, pour vous soutenir. En attendant, tout ce que je peux faire, c’est écouter, sans un seul jugement et te soigner physiquement si tu en as besoin ! » Je parle bien sur physiquement, car mentalement, je sais que ses blessures, à lui et à la jolie rousse, sont totalement incapable de soigner, de cicatriser. J’aimerais tellement faire plus, pour eux, pour ce petit être qui n’a pas eu la chance de vivre, de pousser son premier cri.

Mais alors qu’il me demande à combien de mois j’en suis de grossesse, je sens à nouveau comme si mon ventre se déchirait. Je ne dis rien, je me retourne pour ne pas lui montrer que la douleur est aussi présente. Je marche le
plus normalement possible et je retourne vers les ustensiles que j’allais nettoyer tout à l’heure, le temps que la douleur se passe. « Quatre mois et demie ! » Je sais que ça va se passer. Je le sais car depuis que j’ai été prise en otage à l’hosto, ça arrive quelques fois. Les douleurs ne sont pas longues, mais de plus en plus vives. J’ai été à l’hosto en sortant de la supérette, les médecins m’ont montré mon bébé par échographie, il allait très bien. Et j’ai fait une autre écho et un monitoring pour voir ce qu’il se passait quand j’ai été voir mon gynéco au sujet de  ses douleurs et il m’a dit la même chose, tout se passe bien pour mon petit bout. Le gynéco me parle du stress que j’ai du ressentir, mais je n’y crois pas. Cela commence à se calmer, alors je me retourne avec la matériel lavé et je vais le replacer dans l’armoire que je ferme à clé. Et ne montrant pas que j’ai encore quelques douleurs moins puissantes, moins vives, je dis à Swan « Si on retournait par là ?  Je te sers un verre ou tu veux m’accompagner au café ? »

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MessageSujet: Re: Bandages et répercussions. [Gabriella] Mar 26 Juin - 19:41

 

Bandages et répercussions.

Les mots de la femme enceinte sont forts. Ils réconfortent Swan dans l’idée qu’il n’est pas le seul à le voir ; Saoirse est toujours la sienne. Elle l’aime, même si elle ne le montre pas comme il le faudrait. Ce n’est pas pour rien qu’il se bat, parce qu’il n’a pas envie de la perdre. Est-ce qu’ils sont encore réellement debouts, après ce qu’il s’est passé ? Swan ne s’en est jamais relevé. Il est, et restera, à jamais à genoux face à la rousse. Tout ce qu’il pourra faire pour le reste de sa vie, c’est essayer de la faire redevenir souriante, aimable et aimante, comme elle l’était fut un temps. Lui offrir tout ce qu’elle veut, que ce soit des objets physiques, ou des émotions. Swan, il n’est là que pour elle. Sans ses frères, on l’aurait déjà retrouvé dans un fossé. Si les autres pensent qu’il est fort, il reste simplement une coquille vide que seul l’amour de sa moitié peut combler.

Gabriella se retourne pour cacher quelque chose. Parce qu’il est lui-même blessé de l’intérieur, Swan pense, sait, qu’elle l’a fait pour cacher ce qu’elle ressent. Pour qu’il soit impossible de lire sur son visage ce qui brise aussi facilement son coeur. Swan, il s’en veut quelques secondes d’avoir posé la question, comme si elle était maudite, comme s’il mettait encore le doigt là où il ne faut pas. Il n’imagine pas que la douleur de Gabriella puisse être plus importante que emotionnelle.

“ - C’est maintenant que tu vas grossir comme une baleine…”

Swan plaisante, embrasse l’épaule de la fille comme simple remerciement, et excuse face à ce qu’il vient de dire. Une femme enceinte est la plus belle des choses à ses yeux. Il donnerait tout pour revoir Saoirse et son ventre rond parcourir le clubhouse. Cette pensée persiste lorsqu’il s’est tourné pour aller récupérer la pierre de cette bague qui l’a défiguré. Le motard l’a d’abord caressé du bout des doigts avant de la ramasser. Il la fait glisser entre ses phalanges, avant de reposer son attention sur la médecin lorsqu’elle prend de nouveau la parole. Le petit bijoux, pourtant si tranchant, finit directement dans la poche de son jean, pour qu’il ne la perde pas. A l’opposé de son téléphone qu’il a déjà envie d’attraper pour contacter sa moitié. Mais Swan se retient, sourit en grimaçant à cause de sa plaie refermée, mais ne fait pas plus attention à la douleur. Cette histoire appartient au passé.

“ - Tu vois le plus grand verre que t’as ? ” Swan, qui ne boit presque jamais d’alcool à cause des trous noirs qui le hantent après, va faire main basse sur le seul qu’il adore. “ Tu mélanges rhum et framboise. Trois fois d’affilés… parce qu’un café fera jamais l’affaire.”

Retourner dans le brouhaha du clubhouse est assourdissant. Mais cette ambiance qui y règne, Swan l’adore. C’est ce qui le faisait fantasmer quand il était gamin. Un rêve qui est devenu réalité et qui lui fait le plus grand bien. Des regards se tournent vers lui. On lui sourit, on l'interpelle pour le féliciter encore du sauvetage qu’il a fait auprès de Courtney. Swan n’est pas vantard, il se contente de sourire et de dire que c’était normal. Parce que c’est comme ça qu’il voit les choses. Alors, il se contente de trouver un coin plus ou moins tranquille où Gabriella va le rejoindre. Avec son café, et ce verre de rhum ambré qu’il a commandé. Ce n’est que lorsqu’il la voit revenir, qu’il se met à sourire comme un gamin face à la plus parfaite des friandises.

“ - T’es parfaite…” Dit-il en récupérant son verre. “ C’est avec toi que j’aurais du me marier ! ” Swan plaisante. Il faut prendre cette phrase comme un compliment, et non comme une trahison envers Saoirse. Alors, il boit une gorgée qui lui fait le plus grand bien du monde, ça se voit grâce au grognement de soulagement qu’il lâche après. “ T'as pas eu d'emmerde depuis la supérette ? ”
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MessageSujet: Re: Bandages et répercussions. [Gabriella] Sam 30 Juin - 23:11


Bandages et répercussions
Quand je reçois un baiser sur l’épaule, j’attrape le temps d’une fraction de seconde la main de mon ami pour la serrer dans la mienne. Lui montrer que tout va bien, alors que j’ai mal, j’ai une douleur qui me parcoure le bas ventre. J’ai peur que ce soit mauvais signe, mais je me dois de croire les médecins qui me suivent, qui m’ont soignées aussi après la prise d’otage le soir de la supérette. Je dois me faire à leur avis que tout va bien et que seul le stress me poussera à avoir des douleurs et des peurs incontrôlées. Je sais que psychologiquement, j’ai toujours des peurs irraisonnées de la sorte quand je tiens à quelqu’un ou à quelque chose.   Je me reprends lentement, mais je ne peux m’empêcher de lui dire « Non seulement je vais grossir, mais en plus, je vais vous prendre la tête pour un oui ou un non. Et je mettrais ça sur le dos des hormones ! » Je rigole légèrement alors que je reprends mon mouvement, continuant à tout laver pour tout ranger. Oubliant peu à peu la douleur que j’avais ressentie, il y a quelques secondes.

Un rhum framboise ! Je vais donc au bar et je lui concocte sa boisson, avec rigeur. Je faisais exactement ce qu’il m’avait demandé de faire. Puis je me préparais un bon café, bien chaud et qui me tiendrait éveillé le temps que Nicolas ne revienne de sa mission, ou je ne sais quoi. Une fois les deux boissons parfaitement faites, je rejoins l’Iron à la table où il est installé, un grand sourire collé sur le visage. J’ai mal à sa place quand je vois sa joue ainsi fraichement recousue. Je vais tenter de ne pas le faire rigoler ni autre chose du style, je ne veux pas le voir le rouvrir ni même tomber dans les pommes. Je rigole un peu à sa phrase et je finis par répondre « Tu t’ennuierais avec moi ! » Je lui fais un clin d’œil en guise de fin de phrase.

Je m’assois à mon tour à la table, je fais tourner ma tasse de café entre mes mains et à sa question, je laisse quelques secondes de silence avant de répondre « Si tu parles avec ces types, non, je n’ai plus eu d’emmerdes. Mais vivre à la forteresse, passer mes soirées ici ou être en sécurité à l’hôpital ne me rassure pas du tout. J’ai déjà eu bien trop à faire avec ce gang ! » Puis je bois une longue gorgée de ma tasse de café. Lorsque je la repose doucement, calmement sur la table, je lève les yeux sur lui et je demande « Promets moi que vous ne ferez rien sans y avoir murement réfléchit. Ces gens-là sont du genre sans remord ! » J’ai peur pour lui, pour Nicolas, Crom, pour tous ces hommes qui sont devenus ma famille depuis quelques années maintenant. Six ans que je les connais, six ans que je les apprécie un peu plus chaque jour que Dieu fait. Et maintenant, depuis que je sais que ce cartel est leur nouvel ennemi, j’avoue que je prie tous les soirs pour qu’il ne leur arrive rien de grave. J’ai trop peur pour eux !

Mais pour changer de sujet, prendre un sujet un peu plus naturel, je lui demande « Sinon comment ça se passe à l’hôtel pour le moment ? J’ai entendu dire qu’il y avait pas mal de mouvements pour le moment. C’est bien que ce soit si vivant, ça doit faire du bien à Sao’ de ne pas arrêter de bosser ! » Ca doit faire du bien à mon amie, car je sais que quand la vie fout le camp, quand on est mal en point moralement, le boulot est souvent ce qui nous fait tenir debout ! Qu’est-ce que j’aimerais être plus présente pour elle que je ne le suis pour le moment !

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MessageSujet: Re: Bandages et répercussions. [Gabriella] Dim 8 Juil - 15:49

 

Bandages et répercussions.

Les peurs de Gabriella sont compréhensibles. Swan lui-même n’arrive pas à comprendre comment ils en sont arrivés là. Toutes les mesures qui ont été prises sont nécessaires, bonnes pour la sécurité des membres de cette immense famille. Mais tout ça, c’est effrayant. Même Swan n’est pas à l’aise avec tout ça, ça laisse présager que les choses ne sont pas aussi moches qu’elles vont l’être. Le pire n’est pas encore arrivé, et c’est ça, qui met une tension intense sur tout le monde. Alors, il comprend bien ce que veut dire son amie avec ces quelques mots.

“ - Promets moi que vous ne ferez rien sans y avoir mûrement réfléchis. Ces gens là sont du genre sans remords…”
“ - Avec c’que ces connards ont fait… crois-moi, j’aurais aucun remords non plus quand on leur aura mis la main dessus. ” Swan a des propos durs, lorsqu’il repose son verre sur la table. Quand il s’agit de ses frères, de son immense famille, ou de sa moitié, rien ne pourrait l’arrêter. La vengeance est sans limite, et rien ne pourra le faire faiblir. “ Mais on va faire les choses proprement, t’en fais pas. Promis. ”

Proprement, mais à leur manières. La table des votes sera bientôt à l’ordre du jour. Les idées vont fusées, et Swan espère que tout le monde sera sur la même longueur d’ondes. Que les choses aillent vite, et qu’elles se mettent rapidement en marche. Car plus les jours seront longs avant leur premier coup,  plus les chances seront nombreuses pour que ces connards refrappent avant eux. Si Swan ne devait pas supporter quelque chose, c’est qu’ils prennent encore quelque chose d’important à ses yeux. Ces enculés méritent de crever, et pour ça… Swan n’a pas peur de dépasser ses propres limites. Rien ne sera jamais assez fort, ni brutal, pour les mettre six pieds sous terre.

“ - Ouai…” finit-il par souffler lorsque Gabriella vient parler du Scarlette Byrne’s Motel. Il se met à caresser le bord de son verre du bout des doigts par réflexe. “ Ca tourne bien, et ça lui permet d’être occupée. ” Le motard se met furtivement à penser que depuis deux ans, le motel est la raison de vivre de Saoirse. Que sans ce bâtiment, elle ne serait plus là aujourd’hui. Ca lui fait mal, mais ça le fait sourire. Parce qu’elle a réussit à se rattraper à quelque chose, alors qu’il a détruit sa vie entière. “ Ca lui fait du bien, pis ça lui rapporte du pognon pour s’acheter toutes ses conneries…”

Par cette phrase, Swan parle subtilement des chihuahuas qu’il adore tant. Il le cache à tout le monde, il n’y a que Sao’ pour savoir à quel point il est gaga de ces deux boules de poiles. Il mime de ne pas les aimer, qu’elle a fait un caprice en les prenant, mais c’est certainement lui qui craque le plus. Swan n’arrive pourtant pas à assumer cette partie de son être. Il a sourit en regardant Gab’, avant de boire une nouvelle gorgée de cet alcool qu’il ne boit que trop rarement. Il n’a pas un bon effet, ni un comportement qu’il apprécie, lorsqu’il est bourré. Contrairement aux autres, Swan ne prend rien.

“ - Tu devrais la voir de temps en temps, ça lui f’rait du bien. Au moins, elle passerait du temps ailleurs, parce qu’elle fait que ça en ce moment. ” Dit-il en parlant du Motel. “ J’me rappelle pas la dernière fois que je l’ai vu autre part qu’à la baraque ou au taff. ”

Les choses sont compliquées depuis l’accident, et même s’il la trouve mieux maintenant qu’il y a quelques mois, la rousse n’a rien à voir avec celle qu’il a connu avant. Celle dont il est tombé éperdument amoureux. Il échangerait tout au monde pour la retrouver, ne serait-ce qu’un peu. Une fois de temps en temps, et si voir plus souvent ses amies lui redonne le sourire, qu’il en soit ainsi. Mais Swan n’a pas envie de parler de Sao’, au fond. Sa joue, son oeil, tout pique encore. Mais c’est mille fois depuis depuis les soins de Gab’ aux doigts de fées.

“ - Et toi, de ton côté ? ” Sa question est vague, mais ses pupilles perçantes se posent dans celles de Gabriella. Swan n’aime pas mettre de mots sur ses pensées, généralement, il n’aime pas poser trop de questions. Mais le bien-être des siens est plus important que jamais, alors, il fait un effort surhumain pour lui. “ Avec mon frère, et tout… c’est comment ? ”
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Bandages et répercussions. [Gabriella]

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