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Tu n'aurais pas du me voir ainsi ( pv Aedan ♥ )

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Courtney M. Martigan
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MessageSujet: Tu n'aurais pas du me voir ainsi ( pv Aedan ♥ ) Lun 18 Juin - 23:00



Tu n'aurais pas du me voir ainsi
Prénom & Prénom

« Pour toi, j'aime être parfaite, j'aime être forte et douce à la fois, mais aujourd'hui, je ne suis plus perfection, force et douceur, je suis devenue douleur, défauts et vérité ! »
Carter, un des meilleurs amis de mon père, un autre Iron, est venu me chercher ce matin à l’hôpital. J’y ai passé la nuit. Intoxication aux fumées dues à l’incendie. J’ai encore la gorge totalement arrachée, j’ai du mal à parler très longtemps sans avoir une quinte de toux, j’ai mal à la tête comme si on me l’enserrait dans un étau, mais je suis vivante et sincèrement, je n’y croyais  pas sur le coup. Je me sentais étouffé, je n’arrivais plus à respirer, à reprendre de l’air non plus, mon corps tout entier était brûlant, c’était atroce. J’ai entendu des coups de feu, une explosion aussi, mais je n’arrivais plus réellement à réagir, à bouger, j’étais comme tétanisée, comme bloquée dans mon propre corps. Aujourd’hui, je sais que les médecins m’ont laissée partir à contre cœur, ils voulaient que je reste, mais je ne m’y sentais pas en sécurité, donc j’ai signé une décharge et j’ai demandé à Gabriella si elle pouvait venir s’occuper de moi. D’ailleurs en parlant de la jeune femme, j’ai appris qu’elle avait été agressée aussi. Je ne sais pas si on sera en sécurité ailleurs que dans la forteresse. Base des irons qui porte bien son nom.

Je suis dans mon studio, je suis sous un plaid, avec une bouteille d’eau près de moi et la télévision allumée. Je crois que depuis le temps que je vis dans cette ville c’est la première fois que je me retrouve autant avachie. Mais ici, personne ne peut me voir, me juger et j’ai besoin de souffler. J’ai mon téléphone aussi à portée de main. Je ne sais pas combien de fois depuis que je me suis réveillée j’ai eu envie d’appeler Aedan, mais je ne veux pas me montrer faible face à lui. Je ne veux pas qu’il ait pitié de moi. Ca jamais de la vie ! Je suis une Martigan et je dois toujours garder la tête haute, malgré les attaques qu’on peut nous faire subir, malgré toutes les embuches qu’on met sur notre chemin, on est plus fort que tout.

Je zappe, ne trouvant rien de bien intéressant à regarder, passant d’une chaine info qui passe en boucle les images que je tente d’oublier de la veille et une chaine shopping qui ne vend que des saloperies pour femmes aux foyers. Je sursaute par contre lorsque la sonnerie de la porte d’entrée se fait entendre. Je change alors de chaine et je tombe sur les caméras de surveillances de la grille d’entrée, qui est désormais toujours fermée et gardée par un ou deux prospects de mon père. Personne ne peut plus entrer sans y être invité au préalable. Je vois cet homme et j’ai envie de dire que je ne suis pas là, mais dans un autre sens même si je ne l’avouerai jamais, j’ai besoin de lui. Alors je préviens par téléphone un des propects qui lui refusait l’entrée de le laisser entrer. Il a du passer devant eux deux, devant Carter, un Iron d’une cinquantaine d’année et deux trois autres qui trainent autour de la piscine.

Pendant le temps qu’il met entre le portail, le bout de l’allée et ses pas qui le mèneront devant ma porte, j’ai couru dans ma chambre, tout en toussant comme une dératée. Je me suis changée, hors de question de l’accueillir vêtue d’un vieux jogging. J’ai mis un jeans près du corps, taille basse et déchiré par endroit, un débardeur fuchsia et un léger gilet sur le dessus pour éviter de montrer les multiples coupures du au coup de feu sur mon pare-brise, qui me raient les bras et le haut de la poitrine. Je brosse mes cheveux et vérifie mon haleine alors que j’entends ses pas devant ma porte d’entrée.
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Aedan J. Phillips
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MessageSujet: Re: Tu n'aurais pas du me voir ainsi ( pv Aedan ♥ ) Mar 26 Juin - 23:29



Tu n'aurais pas du me voir ainsi
Courtney & Aedan

«Crawling back to you... Ever thought of calling when you've had a few? Cause I always do. Maybe I'm too busy being yours to fall for somebody new...»
C'est la deuxième fois que mes roues crissent sur ce foutu tarmac en bien peu de temps. Sauf que cette fois, c'est différent. Je sais que je ne vais pas trouver une Courtney pimpante, juchée sur ses talons aiguilles, me demandant d'un air innocent quelle couleur de chemisier choisir pour s'accorder parfaitement à sa jupe serrée. En fait, je ne sais pas ce que je vais découvrir, mais je sais que j'aurais préféré avoir à nouveau lui suggérer le musk pour sa voiture plutôt que de mourir dans une inquiétude fondée cette fois. Les remparts de la forteresse semblent plus inaccessibles que la dernière fois. A l'intérieur de moi, un millier de reproches. Pour une fois, je me suis effondré comme une masse dans le fauteuil en rentrant, enchaînant les journées épuisantes. Je n'ai donc pas suivi le journal télévisé. Ce n'est que sur la petite télévision dans la cuisine de ma cliente que j'ai découvert les images, aujourd'hui, le lendemain des faits. Je n'ai pas eu besoin de la voir. J'ai juste reconnu sa voiture. J'ai vu les flammes, la fumée, et j'ai senti le sang se figer dans mes veines. Et un froid s'abattre sur ma nuque pourtant trempée de transpiration, m'interrompant dans mon travail. J'ai tout interrompu, oui. Je ne sais plus ce que j'ai dit à cette femme qui attendait la réparation de son évier. Je lui ai prétexté une excuse et j'ai disparu. Le téléphone de Courtney ne répondait pas, et j'avais une affreuse sensation de déjà vu. Sauf que cette fois, je savais. Elle ne m'a pas appelé, à aucun instant, et en plus de la peur, un peu de colère se figeait au creux de mon ventre.

Lorsque j'atteins l’hôpital, je ne pouvais m'empêcher d'être terriblement paniqué à l'idée de ce qu'on allait pouvoir m'annoncer. Evidemment, tout cela dissimulé sous ma façade habituelle de colère contenue. Lorsque la réceptionniste m'affirma que Courtney était déjà repartie, un poids s'enleva de mes épaules. Je posais mes coudes sur le comptoir, ma tête dans mes mains, soufflant profondément un « putain, merci ».

Et maintenant, j'étais là. Devant cette « forteresse » comme ils aimaient l'appeler. Je n'y voyais pas la sécurité, j'y voyais une prison. Une prison dont les droits de visites étaient inexistants. Malgré moi, je restais coincé sur l'idée que Courtney ne voulait pas de moi, au vu de son silence radio. Alors je crains. Je crains que la porte ne s'ouvre pas, tandis que j'appuyais sur la sonnette. La grille gardée par les prospect restait désespérément fermée, et j'avais beau débattre, je restais toujours face à cette grille impitoyablement fermée. Jusqu'à ce que. Lorsqu'ils reçurent visiblement l'ordre de laisser l'accès, je me contentais de leur lancer un regard noir avant de traverser l'allée d'un pas décidé.

En moins de temps qu'il n'en avait fallu pour le dire, mes pas m'avaient mené devant le loft de Courtney. J'avais frappé. Fébrilement. Et attendu. Quand la porte s'ouvre, je ne laisse pas le temps à celle qui m'enflamme le coeur malgré moi de réagir. Mes bras l'entourent et l'attirent à moi pour la serrer tandis que mon nez s'enfoui dans ses cheveux, ils ne sont pas aussi doux que d'habitude, sans doute à cause de la fumée, je serre la mâchoire, des pensées meurtrières me passant par le crâne. « Putain, Courtney. » Je la serre sans penser que je pourrais l'étouffer. Alors je la lâche, et prends ses mains, lui lançant malgré moi un regard chargé d'inquiétude : « Tu vas bien ? Qu'est-ce qui s'est passé ? Qui t'a fait ça ? » Sur cette dernière question, mes mains se serrent instinctivement sur ses poignets. Je tente de maîtriser ma colère mais je vois flou quand mon regard s'attarde sur son visage défait malgré elle. Je serre la mâchoire avec violence quand j'aperçois son regard dont la flamme s'est un peu éteinte. Mes bras l'enserrent à nouveau tandis que ma main se glisse dans ses cheveux pour l'attirer contre moi. « Pourquoi tu m'as pas appelé... » Cela ne sonne pas comme un reproche, je n'éprouve rien que du soulagement de l'avoir en vie dans mes bras, toute ma haine est entièrement dirigée vers les enfoirés qui ont pu atteindre cette femme qui représente tant pour moi.


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MessageSujet: Re: Tu n'aurais pas du me voir ainsi ( pv Aedan ♥ ) Mer 27 Juin - 10:46



Tu n'aurais pas du me voir ainsi
Prénom & Prénom

« Pour toi, j'aime être parfaite, j'aime être forte et douce à la fois, mais aujourd'hui, je ne suis plus perfection, force et douceur, je suis devenue douleur, défauts et vérité ! »
J’aurais aimé rester dans ses bras plus longtemps. Jamais je n’aurais cru avoir besoin d’un homme, jamais je n’aurais cru que cela me ferait autant de bien d’être dans les bras de quelqu’un. J’ai toujours été maitre de ma destinée, je n’ai jamais compter sur personne d’autre que sur moi-même. J’ai toujours eu le dessus sur tous les événements jusqu’à hier. J’ai envie de pleurer, j’aurais bien besoin de me laisser aller à pleurer, à crier pourquoi pas, mais je n’en ferai rien. Malgré tout, il faut que je garde le dessus. Alors je ferme juste les yeux, j’hume son odeur, je profite de sa force qui m’entoure pour reprendre un peu de la mienne, celle qu’on m’a retirée la veille. Il me fait mal, certaines coupures sont mal placée, sur mes omoplates, sur mes bras, sur une de mes mains, tout mon dos en est rempli aussi. Mais cette douleur n’est rien  à  côté du soulagement que je ressens sachant qu’il a foncé chez moi en apprenant la nouvelle.

Lorsqu’il me lâche après avoir prononcé mon prénom, chose que bizarrement me fout toujours des frissons, mon regard se perd dans le sien. Je ne veux pas de sa pitié, je ne veux pas qu’il s’inquiète pour moi, cela n’aurait jamais du arriver, j’aurais du pouvoir me défendre, utiliser cette arme que je sais pourtant si bien … Et puis merde, le pire c’est ça, c’est que  c’est à moi que j’en veux, pas à eux, ces abrutis. Je grimace légèrement lorsqu’il serre mes poignets de cette manière, une de ces mains étant pile sur une coupure du au pare brise qui a voler en éclat. « Je vais bien, je vais tousser encore quelques temps, mais le reste va bien. » Tout va bien, mensonge. Je suis en colère, j’aimerais tellement en avoir un devant moi. Je crois que je serais capable de lui faire la peau, je pourrais lui faire très mal. Et je n’aime pas cette partie de moi. Puis sur la suite, je déglutis avant de dire « J’étais juste au mauvais endroit au mauvais moment. Je vais bien ok ? » Je lui fais un sourire et voulant paraitre totalement détachée avec cette histoire, je finis par lui dire dans un petit rire « Je suis sous haute sécurité maintenant, il ne peut plus rien m’arriver ! » Je suis tenue prisonnière ici. Mais je ne vais pas m’en plaindre non plus. Avec tout ce qui se passe à l’extérieur, avec ce qu’on sait maintenant de ces gars, il vaut mieux que je ne joue pas à la grande et que j’écoute bien les consignes. Surtout que je ne peux pas le dire à cet homme en face de moi, mais ils vont payer leur insolence.

Je sais que je ne suis, aujourd’hui, que l’ombre de moi-même. J’ai passé la nuit à l’hosto, je me suis réveillée et j’ai appris la fin de toute  cette histoire de la voix de mon père. J’ai mal partout, ma gorge est toujours en feu, chaque fois que je tousse, j’ai l’impression qu’on me l’arrache délibérément de l’intérieur. Mais mains tremblent dès que j’entends un bruit trop puissant, mais je sais que je suis plus forte que ça, je sais que cette rage que je redoute ressentir est pourtant celle qui va me faire avancer. Cette fois-ci quand il me serre à nouveau contre lui, je viens lui encercler la taille de mes bras, mes mains se rejoignent dans son dos pour le garder près de moi. Mais cette question arrive et je ne sais quoi lui répondre. La vérité, je ne voulais pas qu’il me voit aussi faible, autant abimée, l’autre vérité est que je ne voulais pas voir à quel point j’avais besoin de lui et qu’il me faisait du bien. Au lieu de répondre, je lève le regard vers lui, je me redresse légèrement sur mes pointes de pieds et je viens l’embrasser. Mon baiser n’a rien à voir avec ceux que je lui offre d’habitude. Ici, c’est plus doux, plus vrai, plus tendre. Mais au moment de me reculer, je finis par lui dire de manière taquine « Je ne pensais pas que tu voudrais rencontre toute ma famille de la sorte ! » Je reste tout de même dans ses bras encore quelques minutes avant de me reculer et de lui proposer « Tu viens t’assoir, je vais nous chercher à boire ! » Je n’ai pas envie qu’il parte, je l’avoue volontiers. J’aimerais même lui demander de rester toute la journée, la nuit aussi, mais je sais qu’il bosse et je ne veux rien changer à nos habitudes, je ne veux pas me montrer faible ni même lui faire comprendre tout ce que je ressens pour lui. Pas à cause de ce qui m’est arrivé en tout cas.

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MessageSujet: Re: Tu n'aurais pas du me voir ainsi ( pv Aedan ♥ ) Jeu 28 Juin - 20:55



Tu n'aurais pas du me voir ainsi
Courtney & Aedan

«Crawling back to you... Ever thought of calling when you've had a few? Cause I always do. Maybe I'm too busy being yours to fall for somebody new...»
Je suis pas le plus adroit des mecs, surtout avec les femmes, j'ai rarement beaucoup de tact, et puis je suis un peu malhabile quand il s'agit de sentiments. Je suis un putain de viking en vrai. Mais Courtney doit le savoir, quand elle est en danger, tout devient flou, et j'agis par pur instinct. Elle révèle en moi des instincts primaires, auparavant le désir, parfois même la jalousie quand je l'imagine entourée de tous ces mecs. Mais aujourd'hui, c'est la colère, la colère et la peur. Des sentiments si basiques et pourtant si difficiles à contrôler. Je suis un mec d'action, pas de réflexion, et là j'ai juste envie de détourner les talons maintenant que je sais que Courtney est en sécurité, j'ai envie de repartir et d'assouvir mes pulsions meurtrières. Je suis violent, je sais ce défaut, je connais cette rage sourde qui gronde en moi, et pendant toutes ces années, j'ai toujours fait en sorte de les maîtriser en me donnant dans des activités calmes comme la menuiserie qui demande précision et concentration. Bien sûr je n'ai pas toujours résisté à une ou deux bagarres, mais rien qui n'aie vraiment eu de conséquences. Je fuis ces situations qui me sont dangereuses à cause de ce défaut qui prend bien trop de place.

Mais voilà, c'était sans compter Courtney. Courtney, elle a débarqué dans ma putain de vie comme un coup de poing, et depuis je ne cesse de dégringoler. Je tente de me concentrer sur la partie calme de ma vie, celle où personne ne m'attend quand je rentre chez moi à part mon chien, celle où je dois bosser pour vivre, celle où j'évite les sensations trop fortes. Mais elle est là. Toujours dans ce coin de ma tête, elle m'apparait en vision, elle ne quitte jamais mon esprit. Elle m'a littéralement empoisonné. Mais en vrai, le pire c'est que jamais je n'y ai trouvé un véritable problème. Je laisse aisément son venin envahir mes veines, prendre possession de mon cerveau et me rendre dingue. J'aime quand elle se joue de moi, de mes désirs, de mes sentiments. Mais à trop jouer avec le feu, on se brûle les doigts. Maintenant je me suis laissé allé trop loin, ressentir trop de trucs. Si je n'admettais qu'une attirance physique jusque là, il fallait bien constater que cela allait à présent beaucoup plus loin. Elle avait activé le démon. J'avais imaginé mille scénario, je pensais ne la revoir qu'à la morgue ou dans un état bien pire. Et même si elle s'en sortait sans trop de dommage, il aurait pu en être autrement. La moindre écorchure, la moindre fragilité qu'ils avaient provoqué en elle avait réveillé la colère que j'avais assourdie.

Jusque dans sa manière de se blottir contre moi, je ressentais ce qu'ils lui avaient fait, et si je restais tendre dans mes geste, une foutue tempête sévissait dans ma tête. « Je vais bien, je vais tousser encore quelques temps, mais le reste va bien. » M'a-t-elle dit, comme si ce n'était pas suffisant pour que j'aie envie de détruire des gueule. Je sens qu'il n'y a pas que ça, le traumatisme est là, lui aussi.  « J’étais juste au mauvais endroit au mauvais moment. Je vais bien ok ? » Je ne lui dis pas, mais j'ai beaucoup de mal à le croire. C'était comme si elle me dissuadait de faire quoique ce soit, mais cela ne faisait qu'animer cette rage qui électrifiait mes veines. « Je suis sous haute sécurité maintenant, il ne peut plus rien m’arriver ! » Son rire forcé ne parvient même pas à me faire esquisser un sourire. « Le mal est déjà fait... » ai-je grogné faiblement, pas convaincu par sa tentative de me rassurer. Mais ce n'est pas grave, pas pour l'instant, pour l'instant elle est la seule chose qui importe, c'est pourquoi j'ai besoin de l'avoir de mes bras, comme si cela me rassurait davantage de la sentir en plus de la voir en vie.  

Lorsque je lui demande pourquoi elle ne m'a pas appelé, Courtney évite la question d'un baiser. Je ferme à demi les paupières sous la tendresse de ses lèvres contre les miennes. Cela ne me répond pas, ni me suffit, mais cela me calme un peu. Je n'arrive pas à comprendre comment cette femme peut à la fois être l'origine et le catalyseur de ma colère. Elle me laisse toujours ce sentiment contradictoire. Déstabilise tous mes fondements. Mes yeux s'attardent sur son visage défait qu'elle tente de maquiller d'un air taquin. Cet air qui lui va si bien d'habitude sonne tellement faux aujourd'hui : « Je ne pensais pas que tu voudrais rencontre toute ma famille de la sorte ! » Je souris à moitié, pour la rassurer, mais ma répartie n'est pas là aujourd'hui, je ne peux déjà rire de tout ça, faire semblant que rien ne s'est passé. Alors je me contente de peu : « Pas eu le choix de croiser le comité d'accueil si je voulais rentrer dans ta tour d'ivoire. » Mon ton est plus grinçant qu'humoristique. Je voudrais l'empêcher de s'écarter de mes bras, seul endroit où je peux être certain de sa sécurité. Pourtant elle finit par s'éloigner. « Tu viens t’assoir, je vais nous chercher à boire ! » « Ça fera pas de mal en effet... » Soufflai-je, à demi pour moi-même. Je la regarde s'éloigner de moi à regret et avance dans son loft luxueux qui fait la taille de ma baraque. « Ça fait longtemps que tu es rentrée ? » Je m'assieds dans son fauteuil, mais comme si j'allais décoller à tout moment, je sens mes muscles dans mes mains se contracter, je serre les poings et les desserre, tentant d'évacuer cette énergie destructrice qui me tourmente. Je crève de frapper dans quelque chose. Quand Courtney revient vers moi, je lève les yeux vers elle. « Ton daron, il a réagit comment ? » Je veux surtout savoir ce que lui et les Iron vont mettre en place pour venger sa fille. Quoique ce soit, j'en suis, je n'hésiterai pas à le lui signifier.

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Courtney M. Martigan
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MessageSujet: Re: Tu n'aurais pas du me voir ainsi ( pv Aedan ♥ ) Ven 29 Juin - 12:22



Tu n'aurais pas du me voir ainsi
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« Pour toi, j'aime être parfaite, j'aime être forte et douce à la fois, mais aujourd'hui, je ne suis plus perfection, force et douceur, je suis devenue douleur, défauts et vérité ! »
Lorsque je vois ce mélange de colère et de peur dans son regard, j’ai envie de lui dire tout ce que je ressens, ce que je pense, mais je n’y arrive pas. Etre moi-même, montrer ma vérité nue face à quelqu’un m’est très difficile. Je n’ai jamais laissé tomber le masque, je n’ai jamais avoué mes sentiments à qui que ce soit et surtout, je ne sais pas ce que je ressens pour lui. Est-ce de l’amour ? Ou juste l’envie qu’il m’appartienne ? Est-ce que ce manque que je ressens quand je ne l’ai pas vu depuis quelques jours, me prouve que je tiens à lui plus que de raison ? Dois-je me faire une raison, il est le premier homme que j’aime ? Sincèrement, j’ai pas envie de me poser vingt milles questions. J’ai trop peur des réponses, alors je continue de jouer, je me laisse porter par celle que j’ai construite et qui ne me quitte jamais, cette barricade que j’ai créée autour de moi pour me protéger.

Je tente vainement de le rassurer, de lui dire que je vais bien et qu’il ne doit plus s’en faire, mais je ressens ce qui gronde en lui. Cette rage émane de lui, comme si toute la pièce en était remplie.  Et puis, il y a cette phrase qui est passée le barrage de ses lèvres, tel le grognement d’un animal blessé. J’aimerais tellement qu’il ne rentre pas dans ce jeu. Même si c’est ce dont j’ai l’habitude avec tous ces hommes qui m’entourent à longueur d’année, j’aimerais qu’aujourd’hui au moins, cet homme ne soit que sécurité pour moi, force et courage. Pas violence et rage ! Je viens d’y faire face de la manière la plus violente qu’il soit, j’aimerais tellement oublier une journée, j’aimerais juste me sentir bien, rien d’autre. Pourtant, je le comprends tellement, car derrière cette fausse désinvolture de ma part, je ne suis que mêmes ressentiments. Moi aussi la colère me bouffe, je m’en veux de ne pas avoir réussi à bouger, à faire face à la situation. Je me sens tellement nulle de ne pas avoir pu tirer, de ne pas avoir eu le courage de les blesser. Pourtant, je sais tirer, je le fais depuis que j’ai 12 ans. Mais là, je me suis sentie tellement impuissante et je me suis écroulée.

Je tente de ne pas répondre sincèrement à ses questions, je l’embrasse comme jamais. Je l’embrasse comme toutes ces fois où après avoir fait l’amour, je pouvais enfin me montrer moi-même. Je lui donne tout ce que j’ai, mais lui, je le ressens, il n’est qu’à moitié à mes côtés. Il m’en demande trop, sa manière d’être est bien trop pesante pour moi, trop agressive. Je ne veux pas laisser tomber le masque, j’ai trop peur que si je le fais, plus jamais il ne me regardera avec ce regard qui me fait craquer lorsque l’envie en lui est plus forte que tout !  Il faut que je me recule, il faut que je fuis ses bras, pourtant j’y serais bien resté encore et encore. Je vais à la cuisine, je vais nous servir deux verres de Whiksy, je sais que je ne devrais pas  vu tous les médicaments dont on m’a bourrée cette nuit, mais j’ai besoin de fuir cette réalité, cette rage que je retourne contre moi. Et là, cette phrase, je ne réponds pas, je reste silencieuse. Cette tour d’ivoire, c’est chez moi, c’est mon habitude, mon paradis. Comment lui expliquer que j’aime cet endroit, plus que tout au monde.

Alors que je reviens vers lui, je vois ses mains, je vois qu’il a du mal à rester en place, alors je finis par répondre à ses deux questions en  venant poser les deux verres sur la table basse. « Je suis rentrée ce matin très tôt, j’ai signé une décharge et je suis sortie. Il était hors de question que je reste là-bas. » Puis je viens m’assoir à côté des verres sur la table basse. Je prends ses deux mains dans les miennes et je lui dis en le regardant dans les yeux « Comment veux-tu qu’il ais réagit ? » puis je prends une grande respiration et je finis par lui dire « Bon, tu veux savoir quoi ? On en parle une bonne fois pour toute et puis … Pourras-tu juste me prendre dans tes bras ? » Je suis vraie, je tente juste d’être sincère pour après pouvoir oublier, tenter, je le sais vainement, de passer à autre chose. Je me pince les lèvres l’une contre l’autre, puis je lui dis « Bon tes questions de tout à l’heure. Comment je vais ? On peut dire que je vais bien, j’ai la gorge en feu, comme si on me l’arrachait. J’ai inhalé beaucoup de fumée, je suis tombée dans les vapes un long moment. Et je vais avoir une belle cicatrice sur la cuisse, j'ai une balle qu m'a erraflée bien comme il faut. » D’ailleurs, je n’arrive pas à contenir une quinte de tout. Mettant mon bras devant ma bouche, j’en aie les larmes aux yeux, mais je les refoule bien vite pour continuer à lui expliquer, ma voix tremblante et douloureuse !  «  Ils avaient mis le feu à une voiture dans ce sous-sol, quand je suis arrivée, ils ont voulu me faire reculer, j’ai pas réussi, j’étais bloquée par la peur… Alors ils ont tiré dans le pare brise, J’ai voulu me protéger mais je n’ai su  que rentrer encore plus dans le parking… » J’ai eu tellement peur, tellement ! Mais ça, jamais il n’arrivera à me le faire dire. Jamais ! « Et puis, qui c’était ? On a appris que c’était un cartel mexicain. Ils ont dangereux, organisés et sans pitié ! » Je le regarde alors dans les yeux pour lui montrer que pour rien au monde, je ne me laisserai abattre. En aucune raison ! Et pour personne je ne courberai le dos. Jamais ! Bien sur, je ne réponds pas à son autre question. Je peux lui énuméré les faits, mais pas pourquoi je ne l’ai pas appelé. Je ne crois pas que je serais capable de lui dire que j’avais peur de me montrer faible à ses yeux. Et pourtant, là, à ce moment précis, je suis faible et je n’ai qu’une seule envie c’est de me blottir dans ses bras, de les sentir se renfermé sur mon corps pour qu’il arrête de trembler comme une feuille.

Pour garder un peu de contenance, je prends mon verre, je me lève et je vais vers la grande baie vitrée qui donne accès sur la piscine et je lui dis « Et toi, comment l’as-tu appris ? » Je me mords la joue intérieurement. Je ne sais pas qui aurait pu le prévenir ? Qui le connait dans mes proches ? Qui sait que j’ai besoin de lui à l’heure actuelle ?
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MessageSujet: Re: Tu n'aurais pas du me voir ainsi ( pv Aedan ♥ ) Ven 29 Juin - 23:48



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«Crawling back to you... Ever thought of calling when you've had a few? Cause I always do. Maybe I'm too busy being yours to fall for somebody new...»
S'il est bien une caractéristique masculine que j'ai acquise, c'est que contrairement à la plupart des femmes, je ne cherche pas obsessionnellement à mettre des mots sur mes sentiments. Ils sont là, ils me bouffent, il ne sert à rien de les nommer, seulement de les ressentir. J'imagine que c'est là où j'ai tord, si je prenais la peine de décortiquer tout ça, peut-être que l'analyse de mes propres sensations me permettrait d'apaiser cette tension en moi. Mais dans l'immédiat, je n'en ai cure. Je n'ai pas besoin de définir ce que je ressens pour Courtney, juste que je suis suffisamment attaché à elle pour voir rouge dès qu'on touche à un seul de ses cheveux. Ça ne nécessite rien de plus. Elle et moi avons toujours été comme ça, à esquiver les définitions, à parfois même nier les évidences. Moi tout ce qui m'importe c'est la putain d'émotion qui nous traverse quand je l'ai dans mes bras, quand dans ses gestes lascifs elle me fait mourir en elle. Tout ce qui m'importe c'est le soulagement que j'éprouve quand elle est finalement dans mes bras. Y mettre des mots, cela n'a aucune espèce d'importance quand toute notre relation n'est que sensations à l'état brut. Bien sûr, il est facile de mettre en évidence que ce que j'éprouve dans l'immédiat est de la colère, mais la complexité de notre relation ne permet pas de la définir. Et c'est tant mieux, car c'est déjà devenu assez compliqué comme ça.

Je tente de contrôler les tremblements de mes mains, et ma vue qui se brouille un peu à chaque fois que j'imagine la scène dans laquelle Courtney a été prise. Quand elle pose les verres sur la table, je semble me réveiller face au claquement léger que cela produit, me rendant compte que toutes ces pensées se bousculaient en moi : que faire, avec qui, de quelle manière... « Je suis rentrée ce matin très tôt, j’ai signé une décharge et je suis sortie. Il était hors de question que je reste là-bas. » J'acquiesce lentement : « Oui, d'office, c'était préférable. » Elle s'assoit ensuite, si proche et à la fois si loin, j'arrive pourtant à focaliser un peu plus ma concentration sur elle. Elle saisit mes mains des siennes, toujours si douces, ce contact me semble presque irréel. J'ai besoin de la sentir davantage. « Comment veux-tu qu’il ais réagit ? » Je soupire et penche un peu la tête en avant, tout cela me pèse beaucoup trop. « Bon, tu veux savoir quoi ? On en parle une bonne fois pour toute et puis … Pourras-tu juste me prendre dans tes bras ? » Bien sûr, je considère tout ce que Courtney peut mettre comme effort à me demander une chose pareille. La culpabilité me saisit, maintenant que je constate que depuis que je suis arrivé ici je n'ai rien fait pour la soulager, je n'ai fait que l'accabler un peu plus avec ma colère, ma rancoeur et mes questions qui ne soulagent en rien son état. J'ai envie de lui dire que je suis désolé mais mes lèvres sont asséchées. Je me contente d'acquiescer lentement.

« Bon tes questions de tout à l’heure. Comment je vais ? On peut dire que je vais bien, j’ai la gorge en feu, comme si on me l’arrachait. J’ai inhalé beaucoup de fumée, je suis tombée dans les vapes un long moment. Et je vais avoir une belle cicatrice sur la cuisse, j'ai une balle qu m'a erraflée bien comme il faut. »Courtney conclut ses mots par une quinte de toux qui semble lui arracher violemment la gorge et l'oesophage. Je lutte pour lui cacher la nouvelle vague de haine que cela m'inspire. Je pose juste ma main sur son bras sans envahir son espace vital nécessaire pour qu'elle puisse respirer. Sa respiration, justement est sifflante, je ne peux m'empêcher de souffler. « Putains d'animaux. » Je pense qu'elle ne m'a pas entendu, parce qu'elle était trop occupée à tousser, et ce n'est pas plus mal.  «  Ils avaient mis le feu à une voiture dans ce sous-sol, quand je suis arrivée, ils ont voulu me faire reculer, j’ai pas réussi, j’étais bloquée par la peur… Alors ils ont tiré dans le pare brise, J’ai voulu me protéger mais je n’ai su  que rentrer encore plus dans le parking… » Elle tente de le cacher mais je sens sa voix trembler un peu, je ressens son émotion, sa peur palpable. Ce n'est pas de la pitié que j'éprouve, mais la voir souffrir m'est tellement insupportable, je voudrais pouvoir effacer ses souvenirs, ses blessures... Bien sûr, malgré sa peur, Courtney garde la tête haute, ne veut en aucun cas admettre sa faiblesse, et je vois ses yeux remplis de détermination se planter dans les miens.  Mais dans le fond de ce regard, je vois aussi quelque chose de brisé, continuant d'alimenter cette rage que je cache à présent pour son bien.  « Et puis, qui c’était ? On a appris que c’était un cartel mexicain. Ils ont dangereux, organisés et sans pitié ! » Ca faisait peut-être partie des informations délivrées par la télévision peut-être que non, et que c'était les Iron qui avaient leurs tuyaux. Toujours était-il que je n'avais rien capté, mes sens s'étaient bloqués quand j'avais vu sa bagnole coincée dans les flammes. Je n'avais rien retenu de ce que le présentateur avait dit à ce moment là. Je soufflais profondément tandis que Courtney venait de finir ses paroles que j'avais religieusement respectée, sans répondre ou presque. En vrai, tout se passait à l'intérieur de moi, je n'avais aucun mot à mettre là-dessus. Je me promettais intérieurement de fermer ma gueule à propos de ça pendant les prochains instants avec elle, mais je me promettais également qu'à l'instant où je sortirais de cette pièce, il allait falloir que je me renseigne, si pas que je m'intègre aux manoeuvres Iron pour venger Courtney.

Tandis qu'elle se levait et s'éloignait une nouvelle fois, avec son verre, je prenais ma tête dans mes mains, glissant mes doigts dans mes cheveux ébouriffés. Je grattais finalement légèrement ma barbe comme je le faisais lorsque je réfléchissais. « Et toi, comment l’as-tu appris ? » Elle me coupa dans mes pensées. Quand je levais les yeux vers elle, ainsi posée près de la baie vitrée, sa beauté me frappa une fois de plus en plein fouet, même dans ces circonstances, elle restait telle qu'elle m'apparaissait toujours : magnifique. Je saisis mon verre et y trempait mes lèvres asséchées. Je le reposais finalement : « J'ai reconnu ta bagnole à la télévision... J'ai rien vu plus tôt, sinon j'aurais rappliqué plus vite. » Je me levais et me dirigeais vers Courtney, j'attrapais son verre et le posais sur le sol afin de libérer ses bras. « Ecoute... Je suis désolé d'avoir débarqué comme un boulet de canon, je voulais pas t'harceler de questions ainsi. » Je n'admets qu'à demi mot, l'inquiétude qui m'a traversée. Je soupire profondément : « J'imagine que ce dont t'as besoin, maintenant, c'est de calme. Je voulais pas remuer le couteau. » Nos regards se rencontrent, le dos de ma main passe sur sa joue. Je mets la rancoeur de côté, Courtney doit être le centre de mon attention désormais. Je ne réfléchis pas à l'idée d'être probablement vu, ni ne m'en préoccupe d'ailleurs. Mes lèvres rencontrent les siennes tandis que mes bras l'enlace, peut-être un peu plus délicatement cette fois-ci. Ma main se glisse dans la cambrure de son dos. Je lui dois bien ça, et moi-même j'en ai besoin, je la laisse enfouir son visage contre moi, ma joue contre son crâne, j'inspire profondément, m'enivrant de sa présence. « Si je peux faire quoique ce soit... » Intérieurement, j'espère que cela n'implique pas qu'elle demande que je parte, je voudrais profiter encore un instant de ce calme avant la tempête.

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Courtney M. Martigan
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MessageSujet: Re: Tu n'aurais pas du me voir ainsi ( pv Aedan ♥ ) Sam 30 Juin - 20:26



Tu n'aurais pas du me voir ainsi
Aedan & Courtney

« Pour toi, j'aime être parfaite, j'aime être forte et douce à la fois, mais aujourd'hui, je ne suis plus perfection, force et douceur, je suis devenue douleur, défauts et vérité ! »
Je suis extrêmement touchée du fait qu’il soit venu aussi vite, de le voir aussi atteint par ce qu’il m’est arrivé, mais je ne sais pas comment réagir. Peut-être que je réfléchis trop et que je devrais me laisser porter par mes émotions comme je le fais depuis le début avec lui, mais ça serait me montrer bien trop faible, bien trop cassée. Et je crois que ça va plus loin qu’une question d’égo mal placé. Non je ne veux pas qu’il me voit de la sorte, je ne veux pas lire en lui de la pitié pour moi, hors de question. Pourtant, j’ai du mal à être la même que d’habitude, je ne joue plus un jeu, je me défends comme je peux tout en restant moi-même. Je réponds à chacune de ses premières questions, sur le comment et le qui. Je déballe tout, espérant qu’après ça, on pourra passer à autre chose et juste se laisser vivre. Je ne veux pas que nos habitudes changent, il est hors de question que ce ne soit plus passion et envie entre nous. Je ne veux pas le perdre, je sais maintenant que j’ai trop besoin de lui, mais tiendra-t-il toujours autant à une jeune femme blessée et cassée ? En colère aussi, car c’est ce qui prime chez moi, la colère. Je tremble quelques fois, mais je n’arrive pas à contrôler mon corps. Je n’arrive pas non plus à contrôler mes pensées qui me poussent vers lui, tout autant que mon corps et le sien qui m’appelle inlassablement.

Je suis de profil face à lui, je regarde l’extérieur alors que je lui pose cette dernière question. Je ne me retourne pas, je ne le regarde pas, je cache même mon petit sourire en coin, en buvant une grosse gorgée de ce liquide ambré. Mais j’avoue que je n’imaginais pas qu’il tiendrait autant à moi. Je l’entends se lever et venir lentement vers moi, pour ma part, je ne bouge pas. Je me contente de garder mon sourire en coin, alors que mes mains ne cessent de trembler.  Je ne sais pas si c’est nerveux ou juste attendrie, mais ce sourire ne me quitte plus. J’ai l’impression que cette simple phrase qu’il vient de dire change beaucoup de choses en moi. Je ne l’avouerai jamais, mais je crois que pour la première fois de ma vie, mon cœur bat pour quelqu’un. Je ne lui dirai jamais que j’ai peur de le perdre, que j’ai peur qu’il se lance lui aussi dans une croisade sans fin et sans réel but qu’une vengeance aveugle.

Je le laisse faire, prendre mon verre, le poser un peu plus loin, m’avancer à lui, me serrer dans ses bras. Je ne réponds même pas à ses questions, car ce dont j’ai besoin , c’est justement ça. De lui, de ses bras qui m’entourent, de le sentir proche de moi, de voir qu’il ne changera pas malgré que notre relation semble changer, évoluer. Ce baiser, je lui donne le goût de toute la passion que je ressens pour lui, de toute la peur et la colère que je ressens, qui me rongent. Je me libère un peu de tout, je tente d’avancer, même si je sais que ça sera difficile. Je pose ma tête sur son torse, j’écoute son cœur battre à tout rompre et je finis par relever mon regard vers le sien à sa dernière question et je finis par lui dire « Reste aujourd’hui, cette nuit ! » Première fois que nous passerions la nuit totale ensemble. Généralement, je m’arrange pour m’éclipser avant la fin de la nuit. J’avais peur de ce que ça pouvait représenter dans nos esprits. Mais là, tout est bien différent. Puis après l’avoir embrassé au coin des lèvres, je rajoute « Je ne voulais pas que tu me voies ainsi. J’avais peur que ça change trop de choses entre nous ! » Je ne le regarde plus dans les yeux, je me contente de venir poser ma tête dans son cou, attendant sa réaction. Je crois que c’est bien la première fois que je m’ouvre ainsi à quelqu’un, première fois que je laisse entrer un homme dans mon cœur et cet homme est bien celui que je n’aurais jamais imaginé pouvoir le faire. Je me souviendrai toujours de notre première rencontre, des noms d’oiseaux dont nous nous sommes affublés, je me souviens de m’être dit qu’un tel homme n’aurait jamais de quoi plaire à une femme telle que moi.

Mais je n’arrive pas à rester en place, je n’arrive pas à paraitre longtemps faible et dans le besoin, alors je rigole légèrement et je lui demande « Je ne te l’ai jamais demandé, mais tu sais faire à manger ! » Je lève le regard vers lui, un regard taquin, un regard qui se veut aussi joueur que d’habitude, même si un peu de moi est partie dans ce sous-sol, jamais je ne me laisserai abattre, hors de question. « Je meurs de faim ! » Je tousse légèrement après cette phrase, mais je tente de rester calme, de faire stopper directement cette quinte avant qu’elle ne soit trop puissante. Je me reprends, je prends quelques secondes pour que ça passe, puis je lui dis pour oublier cette dernière quinte moins violente que celle de tout à l'heure « Et pour te remercier de rester, de me faire à manger, ... » Je viens l'embrasser dans le cou, mes mains dans son dos et mon corps venant se lover contre le sien, parfaitement « ... Ce soir, je te promets un bain à deux et un massage avec mes doigts de fée ! » l'espace d'un instant, je tente d'oublier pourquoi il est là et pourquoi je me sens si petite face à lui !

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MessageSujet: Re: Tu n'aurais pas du me voir ainsi ( pv Aedan ♥ ) Jeu 5 Juil - 21:08



Tu n'aurais pas du me voir ainsi
Courtney & Aedan

«Crawling back to you... Ever thought of calling when you've had a few? Cause I always do. Maybe I'm too busy being yours to fall for somebody new...»
C'est difficile d'admettre que cette agression nous a fait faire un pas, pourtant c'est le cas. Nous qui n'étions que conflit perpétuel, toujours dans la surenchère, à celui qui s'avouera le moins vite vaincu, etc, nous étions à présent en train de montrer des sentiments réels, même si nous ne les admettions pas encore réellement. Pourtant, j'aimais voir ce sourire en coin fiché sur les lèvres de cette femme sublime, et j'appréciais également lire dans ses yeux un peu plus de sincérité. Je savais qu'elle luttait intérieurement, que ce n'était pas facile pour elle de révéler ce qu'elle avait tant voulu cacher. Comme si s'avouer parfois plus fragile était une preuve de faiblesse, je reconnaissais bien là une fille élevée dans un club tel que les Iron. Moi je voyais une grande force en elle, parce que malgré qu'elle se montrait authentique et sincère en cet instant, elle gardait la tête haute. Ses lèvres avaient d'ailleurs un nouveau goût, comme si cet instant nous avait fatalement rapproché. Ce contact apaisait à la fois ma colère tout comme parallèlement elle la rendait plus ardente ! Pourtant, mes gestes s'étaient attendris et je tentais de ne pas lui faire mal dans mes gestes. Je pouvais bien me calmer un peu, elle avait déjà eu à subir ma nervosité d'entrée de jeu, je l'avais pas mal malmené sur quelques minutes seulement. Elle avait eu le courage de m'affronter dans cet état. Maintenant je pouvais bien me rattraper en la serrant dans mes bras comme elle me l'avait si simplement demandé. Et puis, c'était pas comme si le moment m'était désagréable, bien au contraire.

Quand elle pose finalement son visage contre mon torse, une légère chaleur se déploie en moi, je ne peux pas m'en empêcher, je reste un homme très primaire en vrai. Elle lève finalement les yeux vers moi, et me répond : « Reste aujourd’hui, cette nuit ! » Ses mots me rassurent un peu, je ne voulais vraiment pas la laisser maintenant. Parallèlement, je suis étonné qu'elle veuille de moi la nuit entière. Et en dehors d'un contexte traditionnel. Si je tente de garder un visage neutre, une ombre de sourire traverse mon visage: « Ok. » La perspective d'une nuit complète devrait m'inquiéter, moi qui ai de plus en plus de mal avec les relations, mais dans le contexte, cela me semble naturel. J'ai besoin de pouvoir veiller un peu sur elle, même s'il est un peu tard pour ça. Son baiser furtif au coin de mes lèvres déclare finalement le sourire que je tentais de cacher, mes mains se serrent d'instinct dans son dos. « Je ne voulais pas que tu me voies ainsi. J’avais peur que ça change trop de choses entre nous ! » Mon sourire s'efface légèrement, elle enfouit son visage dans mon cou, me donnant accès au sien, je sens son odeur qui pourrait me rendre dingue et je secoue la tête : « J'vais pas te mentir, ma belle. Ca va sans doute en changer. Mais ma vision de toi, elle, reste intacte, si c'est ce qui t'inquiète. » Bien sûr, j'ai hâte que nous puissions à nouveau rire et nous disputer comme nous savons si bien le faire. Je lâche un léger rire rauque, maladroit : « A moins que ça soit ta vision de moi qui ne change, ça m'emmerderait pas mal. » Je fais comme si de rien n'était mais c'est fatalement en train de se passer, Courtney et moi n'avons jamais été aussi proche. J'ai envie de lui dire que j'aurais voulu qu'elle m'appelle, encore plus cette fois, que je n'ai pas envie d'être qu'un senteur de parfum pour voiture, que je me sens trop impliqué pour qu'elle me mette autant à l'écart des choses importantes qui arrivent dans sa vie. Je voudrais être ce mec là. Mais c'est encore trop tôt pour lui dire tout ça. Parce que je ne sais pas ce que nous sommes réellement, et que j'ai encore trop de colère au creux du bide pour y réfléchir davantage. Quand Courtney est à proximité, j'ai beaucoup plus de mal à réfléchir. Ca doit aussi être pour ça que nous ne cessons de nous chamailler. Avec elle, tout est plus direct, tout est plus spontané, cela sort de moi sans que je n'ai à y penser.

Je ne sais pas si nous avons déjà eu d'aussi longs câlins en dehors de l'intimité. Courtney semble se faire la même réflexion parce que je la sens s'agiter dans mes bras, elle ne tient pas en place, ne parvient pas à rester coltinée dans sa fragilité, elle s'en veut de trop en montrer, je le sais, je commence à la connaître.  « Je ne te l’ai jamais demandé, mais tu sais faire à manger ! » Je grimace légèrement à son air taquin avant de lâcher, mal assuré : « Je me débrouille. Je te rappelle que je vis seul avec un chien, alors... J'ai pas de vrai juge... » Je garde mon air pince sans rire mais une étincelle s'est allumée dans mes yeux. J'essaye de répondre à sa tentative de se rapprocher de la Courtney habituelle. Je tente de l'encourager. « Je meurs de faim ! » Le sourire que j'avais commencé à lancer s'estompe instantanément à sa nouvelle foutue quinte de toux. Je tente de dissimuler la colère que cela fait remonter à chaque fois. Je la vois lutter pour ne pas m'inquiéter mais cela n'est pas bon non plus, je n'ai pas envie qu'elle s'impose cette douleur. Malgré tout je respecte la femme forte qu'elle tente de montrer, même si mes sourcils se sont légèrement froncés.  « Et pour te remercier de rester, de me faire à manger, ... » Ses lèvres dans mon cou me font frisonner, et ce corps qui semble sculpté pour être dans mes bras, j'aime la sentir se lover contre moi comme ça.  « ... Ce soir, je te promets un bain à deux et un massage avec mes doigts de fée ! » L'image de son corps dénudé dans un bain ne peut qu'éveiller mes instincts primaires, et je la serre un peu plus contre moi pour lui faire comprendre ce que cette idée me fait déjà. Alors je souffle contre son oreille, d'un ton de plaisanterie : « Tu peux bien, vu comment tu me malmènes dans tous les sens du terme, va falloir te rattraper. » Je souris, ma main glisse furtivement sous son haut pour caresser le bas de son dos.

Je m'écarte finalement doucement, à regret et lui lance un regard joueur : « Alors, t'as quoi dans ton frigo ? Qu'est-ce que tu veux manger ? » La question est sans doute un peu aussi, qu'est-ce qu'elle peut manger, avec cette gorge qui la fait souffrir ? Mais l'idée qu'elle ait de l'appétit me rassure un peu, c'est déjà une belle étape, ça veut dire qu'elle ne se laisse pas trop envahir par tous ces événements, et tant que je peux lui changer les idées de cette manière, je suis prêt à tout. Ce n'est que la première étape, la suivante sera plus personnelle, et elle n'a pas à en avoir la connaissance, mais je ne laisserai pas ce crime impuni. Je me baisse, récupère son verre et le glisse dans sa main. « Je m'occupe de tout. » lui lançai-je avec un clin d'oeil, bien décidé à alléger l'atmosphère.

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MessageSujet: Re: Tu n'aurais pas du me voir ainsi ( pv Aedan ♥ ) Sam 7 Juil - 14:17



Tu n'aurais pas du me voir ainsi
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« Pour toi, j'aime être parfaite, j'aime être forte et douce à la fois, mais aujourd'hui, je ne suis plus perfection, force et douceur, je suis devenue douleur, défauts et vérité ! »
Je fais comme si tout était normal, mais derrière ces sourires, ces regards, j’ai mal. Je ne voulais pas que cela change quoique ce soit entre nous. J’aurais voulu qu’il me laisse quelques jours, qu’il me laisse reprendre ma vie en main. J’en avais surtout besoin. Pour moi, l’amour est dérisoire, est quelque chose de superflu. Alors comment me dire que j’ai des sentiments pour un homme qui n’est pas du tout dans l’idéal que je m’étais fixé ? Comment me dire que j’ai réussi à m’attacher à cet homme bourru, manuel et qui transporte en lui la même colère et le même côté sombre que moi ? Quand je l’ai rencontré, je l’ai certes trouver magnifique, mais jamais je n’aurais imaginé  qu’un point moins d’un an après, nous en serions là, que la seule envie que j’avais quand ma vie se voyait totalement bouleversée c’est qu’il me prenne dans ses bras. Alors j’ai peur de l’avenir, pourtant… Pourtant je finis par lui proposer de rester, de passer toute la journée et toute la nuit à mes côtés. Je n’aime pas ce côté fragile de moi. Ma mère m’a toujours appris que je devais toujours avoir le dessus sur tout, je devais toujours être la seule maîtresse de ma vie et de mes actes.

Je sourie légèrement quand il me parle de la vision que j’ai de lui. Si il savait comme je suis touchée de sa présence en ce moment, comme je suis particulièrement émue qu’il soit venu pour me soutenir, pour voir si j’allais bien. Mais c’est également ce qui me fout une trouille bleue. Je lui dis alors que mes lèvres se perdent dans son cou, sensuellement, le cherchant un peu « Quoi ? Tu ne voulais rester pour moi que le gars qui partageait mon lit une fois de temps en temps ? » Parce que la vérité c’est que… Qu’on le veuille ou non, il est devenu bien plus que ça pour moi et je sais vu sa manière de réagir avec moi que le contraire est vrai. Je mordille alors son cou, puis je remonte jusqu’à son oreille pour venir y souffler « Courage » puis je redescends mes lèvres dans son cou, je me joue de lui pour ne pas rendre ce moment trop réel ou trop impressionnant. Puis après un baiser sur ses lèvres, je lui dis « Devoir me supporter n’est pas facile, tu sais. Prêt à relever le défi de me voir plus souvent ? » Puis je rigole laissant ma tête partir en arrière légèrement. Je n’ai pas envie d’alourdir encore ce moment. Même si ça change beaucoup entre nous, je ne veux pas que ça change notre manière de jouer, de rire. Je ne dis pas que je serai la meilleur à ce jeu aujourd’hui, je risque bien d’être quelques fois larguée ou totalement déroutée, mais sincèrement, je le veux près de moi !

Je rigole légèrement, toujours dans ses bras où je me sens si bien et je lui lance « Bah si ton chien n’a pas encore eu une intoxication alimentaire ou ne t’a pas encore bouder, c’est que tu cuisines pas si mal que ça ! » Je continue de jouer, de tenter de redevenir celle qu’il a rencontrée et qui semble lui plaire bien plus qu’il ne se l’avoue. Je rigole, j’ai du mal à être moi-même, mais jamais je ne laisserai qui que ce soit ni quoique ce soit me changer. Ni la colère qui bouille en moi, ni la peur qu’ils ont voulu m’insuffler. Hors de question de me laisser bouffer, je suis plus forte que tout, je suis bien plus forte que tous ces sentiments qui me trottent dans l’esprit. Plus forte que la violence de leurs actes, plus forte que la grandeur des sentiments que cet homme fait naitre en moi. Et je rigole lui donne une légère tape sur l’épaule quand il me parle de la manière dont je le malmène « Hey, je ne te permets pas ! Je ne malmène personne, je suis juste parfaite ! »

Entre deux quintes de toux, entre mon envie de le fuir et celle de l’embrasser pour l’attirer avec moi dans la chambre, je le laisse partir loin de moi. Je reste quelques secondes là,  sans répondre, regardant l’eau claire de la piscine et ses reflets. Qu’est ce que je veux manger, j’avoue que de toute façon dans mon frigo, il n’y a que soit des plats préparés soit des légumes frais et des crudités. Jusqu’à ce que mon regard ne le voit dans la vitre, je vois sa manière de bouger, d’être, un sourire vient se coller sur mon visage alors qu’il s’abaisse pour venir me rendre mon verre et partir vers la cuisine.  J’en oublierais presque ce qui venait de m’arriver. Mais je dis bien presque, parce que malgré le bien qu’il me fait en étant juste présent, j’ai toujours qu’une seule envie c’est de hurler, de me venger, de leur faire payer. Alors je viens vers le coin cuisine moi aussi. Je dépose mon verre sur la table quelques instants puis je lui laisse juste le temps d’ouvrir la porte du frigo que je viens me coller à son dos et que je l’entoure de mes bras au niveau de la taille « Une salade. » Je réponds à sa première question, puis je viens poser un baiser sur son épaule et je me recule pour aller reprendre mon verre et aller m’assoir dans le divan, allumant la télévision où je vois à quel point hier, la ville était à feu et à sang. Je n’ai pas été la seule à avoir subit leur rage.

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MessageSujet: Re: Tu n'aurais pas du me voir ainsi ( pv Aedan ♥ ) Jeu 12 Juil - 17:48



Tu n'aurais pas du me voir ainsi
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«Crawling back to you... Ever thought of calling when you've had a few? Cause I always do. Maybe I'm too busy being yours to fall for somebody new...»
« Quoi ? Tu ne voulais rester pour moi que le gars qui partageait mon lit une fois de temps en temps ? » J'aurais pu. J'aurais pu être le mec que j'étais avant de la rencontrer, celui qui ne s'attarde pas, celui qui s'évapore. J'aurais pu être celui qui s'en fout, qui passe à une autre, qui évite les complications. J'aurais pu. Comme ces conquêtes d'une nuit qui n'ont plus mon intérêt depuis que Courtney est là. Dans son attitude, dans ses gestes. Dans sa supériorité, quand elle m'a abordé la première fois, que je l'aie traitée de pétasse, qu'elle m'a balayé d'un regard, ce regard qui me rend dingue à chaque fois. J'aurais pu me la faire contre sa foutue bagnole pour ce regard, de dédain et de supériorité doublé d'un charme dévastateur qui ravage tout sur son passage. J'aurais pu passer mon chemin quand j'ai senti que ça devenait dangereux, qu'on se voyait pour d'autres choses que des parties des jambes en l'air, qu'on commençait à s'intéresser mine de rien à la vie de l'autre. J'aurais pu mais je l'ai pas vu venir. Je me suis fait prendre comme un insecte dans une plante carnivore, et Courtney se repaît maintenant de cet attachement que j'éprouve. Elle n'a pas besoin de réponse à ses mots, elle me voit, tout entier, elle me repère à des kilomètres juste à planter son regard dans le mien, elle a tout compris de moi alors que je me sens incapable de la connaître vraiment. Il y a des évidences que je ressens, mais Courtney est opaque sur bien des autres points, elle me déstabilise, tandis que moi je suis limpide.

Quand ses lèvres s'attardent sur moi, je ne réponds plus de moi, et dans le fond j'avoue apprécier être sa marionnette de temps en temps. Elle joue, elle joue pour détendre l'atmosphère, tenter de nous isoler de cette chape de plomb qui s'est abattue sur nous avec les événements d'hier. « Courage »  M'a-t-elle susurrée. Et quand elle clôture d'un baiser sur mes lèvres, mes yeux s'étaient plantés dans les siens : « Devoir me supporter n’est pas facile, tu sais. Prêt à relever le défi de me voir plus souvent ? » Elle a ri spontanément, ce rire me fait du bien. Comme si j'avais vraiment le choix, je ne pouvais plus faire machine arrière, j'étais aimanté par elle au point d'en vouloir à la terre entière pour le mal qui lui avait été fait. « On dirait bien. » avais-je simplement répondu avant de parler nourriture.

 « Bah si ton chien n’a pas encore eu une intoxication alimentaire ou ne t’a pas encore bouder, c’est que tu cuisines pas si mal que ça ! » J'ai levé les yeux au ciel et ri légèrement à ses bêtises. Elle tente, chatouille sa propre personnalité pour me revenir avec plus de vitalité. J'ai envie de lui dire qu'elle a le droit de se laisser aller, mais je sais que c'est sa manière à elle de s'aider.  « Hey, je ne te permets pas ! Je ne malmène personne, je suis juste parfaite ! » Un léger rire ironique suivi d'un regard qui en dit long : « Bien sûr, pas le moindre défaut ! » lui dis-je tandis que j'ai reposé son verre dans sa main, je m'éloigne pour ne pas me faire frapper à nouveau. Arrivé dans le coin cuisine, j'ouvre d'abord le frigo pour évaluer la situation quand je sens ses bras entourer mes hanches, elle se colle à mon dos. Mon souffle se coupe légèrement, la sentir se presser contre moi me rend dingue, je n'y peux rien. Finalement j'entends sa voix dans mon dos demander une salade.  Vu ce qu'il y a dans son frigo, il n'y a pas mille solutions de toute façon. Je comprends comme elle garde une silhouette si parfaite, mais après un tel traumatisme, elle ferait mieux de se nourrir un peu mieux et de préserver sa santé. Elle dépose un baiser furtif sur mon épaule puis son contact s'interrompt et je la sens s'éloigner dans mon dos. « Mon chien est carnivore, je te rappelle. Alors niveau crudité, tout reste à prouver. » lâchai-je d'un ton sarcastique. Je l'entendis s'installer dans le divan et allumer la télévision sur les infos, idée que je ne trouvais pas des plus lumineuses. Je me gardais cependant d'émettre mon avis pour le moment, me contentant de me laver les mains et d'évaluer ses armoires pour lui constituer une salade digne de ce nom.

Une fois plus ou moins satisfait du résultat, je servais une assiette à Courtney pour finalement la rejoindre avec assiette et couverts sur un plateau, lui déposant sur la table basse. Je lui pris la télécommande des mains et éteignit la télévision. « Ça va pas t'aider, de regarder ça maintenant, tu sais. » Je m'asseyais à côté d'elle en lui rendant la télécommande d'un air nonchalant avant de poursuivre : « Si tu rallumes c'est pour regarder des dessins-animés ou un film nian-nian pour te changer les idées, ok ? » j'ajoutais un regard sévère à mes paroles avant de saisir mon verre que j'avais délaissé pour me désinfecter la tronche à coup de whisky, malgré moi mes oreilles avaient traîné et les infos qui m'étaient parvenues avaient eu le don de relancer cette nervosité en moi. Je m'enfonçais dans le fond du fauteuil, ne pouvant empêcher mon genoux de s'agiter un peu nerveusement. Je lâchais finalement, pour détourner l'attention : « Bon appétit. Si c'est dégueu, t'as le droit de le dire... Mais pas de te plaindre. » Je tentais un sourire en sa direction, masquant à peine mon trouble.


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Courtney M. Martigan
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MessageSujet: Re: Tu n'aurais pas du me voir ainsi ( pv Aedan ♥ ) Jeu 19 Juil - 20:39



Tu n'aurais pas du me voir ainsi
Aedan & Courtney

« Pour toi, j'aime être parfaite, j'aime être forte et douce à la fois, mais aujourd'hui, je ne suis plus perfection, force et douceur, je suis devenue douleur, défauts et vérité ! »
Je sens tellement d’ironie et de sarcasmes dans sa voix quand il me répond que je n’ai pas le moindre défaut.  Généralement, je l’aurais fait payer une telle audace à ma manière. En lui donnant envie, en l’invitant de mon corps, de tous mes charmes, pour qu’il arrête cet air trop audacieux à mon goût, mais pas aujourd’hui ! Non maintenant, là, j’ai besoin de le savoir ici, j’ai besoin de ses bras. Oui, je tente de jouer, je tente d’être moi-même, mais je me force beaucoup, car j’ai toujours cette odeur au fond du nez, j’ai toujours cette toux qui me rappelle la veille, j’ai toujours chaque partie de mon corps qui semble endolori. J’aime l’idée qu’il ait tout quitté pour venir me voir, qu’il se soit inquiété plus que je ne l’aurais pensé capable de le faire pour moi. Non je  ne suis pas contente comme une maitresse qui siffle son chien, n’allez pas me faire dire ce que je n’ai pas dit. Non, je suis contente parce que jamais je n’aurais imaginé qu’il tienne à moi. Je me suis tellement mise en tête qu’on avait rien en commun, qu’il ne s’intéressait qu’à nos parties de jambes en l’air, que j’ai fini par y croire moi-même, alors oui, ça me touche énormément. Mais je ne peux le montrer, je n’y arrive pas !

La seule manière de lui montrer que ça me touche, ce sont des tas de petits gestes qui peuvent paraitre anodins pour les couples dis normaux, mais pour nous c’est tellement nouveau. Enfin surtout pour moi. Lui, je ne sais pas, je ne connais rien de son passé, je ne sais pas combien de femmes sont passées dans sa vie. Je parle de longues durées, pas des femmes d’une nuit dont on se fout. Moi, aucun homme n’a compté. Un aurait pu un jour, mais il m’a déçu et depuis, je ne veux plus m’attacher si c’est pour encore souffrir ! Mais c’est plus fort que moi, son corps m’appelle inexorablement. Je viens le serrer dans mes bras, je me colle à lui, clôture notre câlin d’un baiser sur son épaule. Et là, je rigole légèrement à sa phrase sur son chien et lui réponds, plus clore la conversation « Tout reste à prouver ! » Je reprends ses dernières paroles. Mais je ne suis pas idiote, je me doute que son chien préfère de loin une bonne côtelette de porc qu’une salade composée.

Mais lorsque je me retrouve dans mon divan, devant les infos à la télévision, je me retiens de ne pas remonter le plaid sur mes jambes, de ne pas totalement me recroquevillé sur moi-même. Jamais je n’ai eu aussi peur. Pas spécialement de ses types, mais je ne me voyais pas sortir vivante de cette fournaise. La fumée noire et épaisse, les coups de feu, les bris de verres, l’air qui commençait à manquer. Je me rappelle bien tout. Et la seule chose que j’ai envie de faire à l’heure actuelle, c’est d’en trouver un, de le tenir en joug et de voir la peur dans son regard ! Je sens mes poings se serrer, ma mâchoire se crisper, mon regard ne quittant plus le petit écran. Je sentais la rage vivre en moi comme un hôte bien indésirable. Mais je suis totalement surprise et sortie de mes pensées par Aedan qui éteint la télévision me donnant presque un ordre. J’avais dans un sens envie de lui hurler dessus que je faisais ce que bon me chantait, que si je voulais me rendre malade à regarder ces infos, je pouvais le faire, mais au lieu de ça, je lui demande, posant mon regard dans le sien. « Tu sais ce qui m’aiderait sincèrement ? » Je ne lâche pas son regard, j’ai besoin qu’il lise que c’est la vérité, que je suis moi-même, franche et totalement sincère « C’est de comprendre ! Comprendre pourquoi je n’ai pas su bouger, pourquoi je n’ai pas su faire tout ce que j’ai toujours appris. J’avais mon arme en main, je les avais juste en face de moi. Je sais tirer, je sais viser, mais j’ai rien fait. » Oui, je me pose trop de questions auxquelles, je n’ai pas de réponses. Mais je soupire et regarde sur le côté, il ne pourra tout de même pas me donner des réponses là-dessus, alors à quoi bon le harceler et lui faire comprendre à quel point, je suis mal en point.

Mais je ne vois qu’un plateau, une assiette et une paire de couverts. Je me mordille la lèvre inférieure, regardant toujours ce petit plat qu’il m’a préparé et un léger sourire nait sur mon visage quand il me permet de lui dire à quel point c’est dégueu. Je finis par prendre le plateau et lui dis « Si jamais toi aussi tu as faim et je ne parle pas d’une faim physique … » Lui dis avec un sourire coquin sur les lèvres « Tu as de quoi manger dans le réfrigérateur, des plats avec de la viande ! » Et oui, j’ai toujours deux trois plats préparés par Gabi pour mon père. Ne sait on jamais si j’ai une grosse fringale un jour ! Et je me mets à manger, ce n’est pas mauvais du tout. Ok, cela n’a rien à voir avec les plats de salades que je prépare moi-même mais ce n’est pas du tout dégueu, comme il le disait. J’ai rouvert la télévision le temps de manger, n’aimant pas, pour la première fois, le silence qui s’installait. Et pour l’écouter, j’ai mis un film d’après midi débile.

Au bout de quelques longues minutes, je bois une grosse gorgée de mon verre pour faire passer ce que je viens de manger. Mais ma gorge me faisant horriblement mal, j’ai mangé que la moitié de mon assiette. Je suis quand même déjà contente, mon estomac va pouvoir arrêter de crier famine. J’éteins alors à nouveau la télévision puis je viens passer une jambe de chaque côté du corps de ce sublime homme qui est toujours à mes côtés. Je prends son verre des mains et le dépose en me penchant légèrement en arrière sur la table basse. Puis je reviens à lui, mes mains viennent se poser sur son torse et je lui dis, sur un ton sensuel « Voilà la partie que je préfère dans le repas, le dessert ! » J’avoue que je ne me sens pas à mon aise de me déshabiller devant lui, vu l’état de certaines parties de mon corps, mais j’ai besoin qu’il me prouve qu’il me voit toujours comme avant ! Je viens me pencher sur lui et l’embrasse sur le haut du torse, remontant lentement mes baiser vers son cou !

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